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Après le 12ème Congrès: Kouassi Yao se dévoile
Publié le vendredi 18 octobre 2013  |  Le Democrate




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Après le 12ème congrès du Pdci-Rda qui s’est tenu les 3, 4, 5 et 6 octobre au Palais des Sports à Treichville, Kouassi Yao, ancien Secrétaire général de la présidence sous le président Bédié se dévoile encore.

Monsieur le secrétaire général, qu’est ce qui a motivé votre candidature ?
C’est le 10 janvier 2013, dans une conférence de presse que j’ai animée à la salle Bassam de l’hôtel Ivoire que j’ai annoncé ma candidature. Les motivations qui ont sous-tendu cette déclaration prématurée ou précipitée de candidature, je les ai exprimées assez clairement dans la déclaration préliminaire que j’ai faite à cette conférence de presse dont je pourrai vous faire tenir copie si vous le voulez bien pour ne pas avoir à me répéter.

Aujourd’hui avec du recul, si c’était à refaire que diriez vous ?
Aujourd’hui avec le recul si c’était à refaire je le referai parce que dans cette déclaration où j’ai exposé les motivations de ma candidature, ce qui n’a pas été dit , c’est que pour moi, c’était une façon d’interpeller le président du parti , de l’alerter sur ce qui allait se passer au congrès, parce que depuis la mise sur pied du comité ad hoc, chargé de réfléchir sur le congrès , je me suis laissé dire que tout compte fait, ce congrès ne serait qu’une grande fête de retrouvailles après le long moment de léthargie que nous avons connu au niveau du PDCI-RDA. Mon intime conviction était que contrairement à ces dires, les choses seraient très compliquées. Je ne suis pas prophète, mais je voyais les choses venir. Et j’ai pensé que le président devait faire preuve de plus de discernement pour ne pas se laisser abuser.

Selon vous, est-ce qu’il s’est laissé abuser ?
Le Président BEDIE a été brillamment élu ; mais nous avons été témoins du congrès. Vous savez l’effervescence qui, pendant près de deux mois, a précédé le congrès. Les débats ont été houleux voire même passionnés, et des propos, parfois irrévérencieux ont été tenus. Pour avoir dit que j’étais peiné d’entendre ce genre de propos sur le compte du président Bédié, un de vos confrères a écrit que KOUASSI Yao s’est confessé.

Quel genre de propos ?
Permettez-moi de ne pas répéter ces propos que j’estime irrévérencieux parce qu’indignes de ma bouche.

Après la réélection de BEDIE, qu’est ce que vous avez fait ?
Je suis allé le féliciter et ce, dès le lendemain de la clôture du congrès.

En Afrique, lorsqu’on voit qu’un grand frère commence à déraper un peu on se tourne vers lui pour le rappeler à l’ordre. Est-ce que vous l’avez fait ?
J’ai eu à le faire surtout lorsque la campagne de presse a commencé et que l’un de vos confrères a fait dire à Mme Bédié depuis Paris fin 2011 que son mari sera bel et bien candidat à la présidence du PDCI-RDA à l’occasion du XIIè Congrès du Parti dont la date n’était même pas encore fixée. En langage ivoirien, on lui aurait pu faire dire « que son mari serait candidat pian » ! J’avais rencontré le Président BEDIE et je lui avais demandé que si son intention était de vouloir se représenter, il fallait faire arrêter cette campagne de presse qui, j’en étais convaincu, allait empester, empoisonner le climat et créer des dissensions au sein du Parti. Les ambitions dans un Parti sont nombreuses et légitimes. Mais, dès lors que l’on donne l’impression qu’un seul est l’élu éternel, les divisions se créent et se font parfois très violentes, très virulentes.

Et quelle a été sa réaction ?
Le Président BEDIE avait estimé que mon clin d’œil était opportun et m’avait même dit que cette campagne de presse était prématurée. Si j’ai bonne mémoire, c’était en mars 2012 et la date envisagée du Congrès était la période juin -juillet 2012. Mais avec le report des élections locales, puisque le Bureau Politique du 2 juin 2012 avait décidé que le XIIè Congrès Ordinaire ne se tienne qu’après toutes les élections générales et locales, ledit Congrès n’a pu se tenir que les 3, 4, 5 et 6 octobre 2013.

Je vais revenir en 1999, après le coup d’Etat, vous avez défendu le Président BEDIE. Mais aujourd’hui vous souhaitiez qu’il ne soit pas candidat ?
Je n’ai jamais dit que je ne souhaitais pas qu’il soit encore Président. Si vous avez lu les interviews que j’ai données sur la question de la suppression de la limite d’âge , alors que les autres candidats disaient que le président Bédié ne pouvait pas être candidat même si les statuts du Parti étaient modifiés pour le permettre, j’ai dit et réaffirmé dans les colonnes de deux de vos confrères, que je n’étais pas pour la disqualification de quelque candidat que ce soit par des artifices juridiques à la Tia KONE. Pour moi, le Président BEDIE est un militant comme tous les autres. Si les dispositions statutaires qui l’empêchaient d’être candidat étaient levées ou modifiées, il avait toute latitude d’être candidat. Donc je n’étais pas contre sa candidature, mais je l’ai dit et répété que ça ne fait pas bien qu’un homme de sa trempe soit taxé d’avoir tripatouillé les textes à son profit personnel parce que cela n’est pas esthétiquement correct pour son image.

Parlant de textes, est-ce que ce ne sont pas les accords de Linas Marcoussis qui ont donné quitus au Président Bédié de se présenter ?
Les Accords de Marcoussis n’ont aucune incidence sur les documents et les textes qui régissent le PDCI-RDA. Les Accords de Marcoussis ont confectionné une sorte de chemise- veste, plus ou moins mal taillée, pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise. Pour ce faire, il a été demandé que notre Constitution, notre Loi fondamentale soient mises entre parenthèses, parce qu’il a été établi que cette Constitution qui a été adoptée par référendum en juillet 2000 comportait des clauses confligênes et est à la base de la rébellion. A aucun moment, les dispositions régissant le PDCI-RDA ne devaient être concernées par les Accords de Marcoussis. C’est vrai, le Président BEDIE, dans une interview sur RFI, a fait allusion à ces Accords de Marcoussis.

Devrait-on en déduire, que les Accords de Marcoussis avaient supprimé la limite d’âge dans toutes les Institutions de la Côte d’Ivoire, notamment dans la Constitution ivoirienne qui stipule que pour être candidat à la Présidence de la République, il faut être âgé d’au moins 40 ans et d’au plus 75 ans ? Cette clause a été introduite selon le Président GBAGBO Laurent pour régler le problème d’HOUPHOUËT - BOIGNY compte tenu de son grand âge au moment où il quittait le pouvoir. Le même Président GBAGBO, à l’occasion de la cérémonie de clôture du Forum de réconciliation nationale version Seydou DIARRA, octobre - décembre 2001, à l’Hôtel Ivoire, avait dit que la clause qui stipule que le candidat à la Présidence de la République ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité avait été introduite dans la Constitution pour régler le problème de M. OUATTARA, dont la nationalité ivoirienne était présumée douteuse. Les Accords de Marcoussis, ne concernaient que la Constitution de l’Etat de Côte d’Ivoire jusqu’à ce que le pays sorte de la crise.

Puisque depuis l’élection présidentielle de 2010 et de la crise post-électorale qui a pris fin le 11 avril 2011, cette crise est supposée terminée, la référence aux Accords de Marcoussis n’est plus de mise.

Si le Président BEDIE vous appelait pour vous mettre au service du PDCI-RDA ?
Je suis toujours au service du PDCI-RDA. Ma déclaration de candidature, ma participation aux débats, est une façon de dire que je suis et reste un militant, non seulement convaincu mais actif du PDCI-RDA. Je n’ai pas besoin que le Président m’appelle expressément. Je n’ai pas besoin de grade ni de titre pour travailler pour mon parti.

Etes-vous frustré et prêt à créer un courant au sein du Parti ?
A propos de frustration, quand on me pose ce genre de question, je réponds qu’on ne fait pas de la politique avec des états d’âme. Dans cette Côte d’Ivoire, beaucoup de personnes se disant exclues ou frustrées ont causé beaucoup de dommages graves au pays et aux Ivoiriens.

S’agissant de création de courant au sein du PDCI, ce n’est nullement mon intention, même si en soi cela n’est pas une mauvaise chose. En effet, toutes les fois que le PDCI-RDA a traversé des moments de turbulences, spontanément, des militants de bonne volonté se sont mobilisés pour soutenir d’une énergie nouvelle pour sauver le Parti. Je citerai pêle-mêle, les RENOVATEURS de DJENI Kobinan et consorts, le mouvement « J’AIME LE PDCI » d’Ahmed Bassam, et le FORUM 2000 que j’avais moi-même créé en 1990. Le Dr COULIBALY Lenissongui, membre du Secrétariat Exécutif issu du Congrès anime depuis l’année 2000 un groupe dénommé « FUTURIV », tout comme le Pr NIAMKE Koffi, lui aussi membre du Secrétariat Exécutif qui est président d’un groupe dénommé « ICP ». Cela n’a jamais constitué un problème pour le PDCI-RDA. C’est plutôt positif. Les organisations se créent pour animer le débat politique et apporter des idées novatrices pour redynamiser le Parti. Il faut les voir d’un bon œil et les encourager.

Qu’est ce que le PDCI-RDA représente pour vous ?
Dans ma déclaration de candidature du 10 janvier 2013, j’ai dit que j’ai adhéré aux idéaux du PDCI-RDA à l‘occasion du mémorable Congrès de ce grand Parti tenu en avril 1959. J’étais au cours élémentaire deuxième année. En tant qu’élève, j’ai assisté à un meeting animé par des grands dignitaires du PDCI-RDA notamment, Jean Konan BANNY, Ahmadou KONE, Ernest BOKA et Joachin BONY qui étaient venus à Dimbokro dans le cadre de la préparation du 3ème Congrès Ordinaire du PDCI-RDA, en tant qu’animateurs de la JRDACI ? Mon militantisme effectif remonte à 1965, lorsque j’ai été élu Secrétaire Général-Adjoint de la sous section de l’UNEECI du Collège Moderne de Grand Bassam, ce qui m’a valu de participer au Congrès de L’UNEECI de la même année, qui se tenait pour la première fois en Côte d’Ivoire dans les locaux de l’ancienne ENS avant de me retrouver à l’Ecole Normale de Dabou où j’avais occupé encore les fonctions de Secrétaire Général de Section de l’UNEECI jusqu’en 1968, année de la dissolution de cette organisation en plein Congrès, Congrès auquel je n’avais pas assisté parce que lauréat au Concours Général de Philosophie, j’étais occupé à réunir mes papiers pour visiter, en guise de récompense un pays de mon choix. J’avais choisi d’aller au Congo Kinshasa, ex-ZAIRE, actuel RDC.

Et pourquoi le Congo Kinshasa?
Certainement par mimétisme. Car cette année-là, le Président Philippe YACE Secrétaire Général du PDCI-RDA et Président de l’Assemblée Nationale avait remplacé le Président Félix Houphouët BOIGNY qui était invité à effectuer une visite d’Etat dans ce pays. Les reportages télévisés sur cette visite du Président YACE dans ce beau et grand pays avait déterminé mon choix.

Quand l’on a invalidé votre candidature au poste de président du PDCI-RDA, avez-vous été choqué ?
Non pas tellement. C’est seulement dommage que KOUASSI Yao ait été disqualifié, éliminé sur tapis vert pour indigence puante, pour non paiement d’une caution de 18 millions. En effet, je me suis fait l’illusion que, pour ce que j’ai fait pour le PDCI-RDA mon parti, et tous ses dignitaires le savent, le Président BEDIE lui-même, le Premier ministre AHOUSSOU Jeannot et M.AMOAKON Edjampan Tiémélé qui présidaient le Bureau du Congrès - ma candidature par une simple lettre manuscrite pouvait être acceptée.

Avez-vous pris part à ce Congrès ?
Oui et j’ai même voté après avoir participé aux travaux en commission et assisté à la séance plénière.

Peut-on savoir pour qui avez-vous voté ?
Si l’élection s’est faite par un scrutin à bulletin secret c’est pour que l’on ne sache pas qui a voté pour qui.

Monsieur le Secrétaire Général, quelles sont les relations qui vous lient au Président OUATTARA ?
Je suis un fils de Dimbokro, ville natale du Président OUATTARA. Comme par hasard, lorsque M. OUATTARA arrivait en Côte d’Ivoire pour être le Président du Comité Interministériel de Redressement Economique avant d’être nommé Premier ministre fin 1990, j’étais quant à moi Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement depuis janvier 1990 puis Secrétaire Général Adjoint de la Présidence à partir de novembre de la même année. De 1990 au 7 décembre 1993, nous nous retrouvions chaque mercredi aux Conseils des ministres et quelque temps plus tard tous les mardis aux Conseils de gouvernement. En d’autres circonstances, j’aurai l‘occasion de vous expliquer comment on en est arrivé aux Conseils de gouvernement qui n’a aucun fondement constitutionnel, mais qui perdure par tradition. J’ai pour habitude de respecter les autorités. En tout cas, nous ne nous tutoyons pas en Agni ou en Agba. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le féliciter depuis son accession à la magistrature suprême.

Qu’attendez-vous pour le faire et qu’attendez-vous du Président OUATTARA?
M. OUATTARA est le Président de la République, Chef de l’Etat et le Président de tous les Ivoiriens. Il a une obligation de résultats. Il y a urgence qu’il réconcilie les Ivoiriens. Voulez-vous que, pendant qu’il s’attèle à cette lourde tache et qu’il parcourt le monde pour repositionner la Côte d’Ivoire sur l’échiquier international, et en faire un pays émergent à l’horizon 2020, que j’aille le distraire avec l’évocation nostalgique de nos parties de baignade dans le N’Zi ou que j’aille danser le Goumbé, le Yagba, le Nangbô ou le Djangô avec lui ? Quand on est le premier responsable de la gestion de l’Etat, les considérations familiales et amicales passent au second plan.

Croyez-vous au RHDP ?
Je ne pense pas que la politique soit une question de croyance qui est réservée à la religion fondée sur la foi. En politique, ce qui compte c’est la volonté. Vous me posez la question de savoir si je crois au RHDP. Si c’est grâce au RHDP que la Côte d’Ivoire est sortie de la crise, je considère que le RHDP est une alliance indispensable, salutaire. A ce titre, mon souhait est que le RHDP se renforce comme l’a dit le Président BEDIE sur le plateau de la RTI au sortir du XIIème Congrès. Mais renforcement par quelle voie, intégration, absorption ou fusion de ses quatre composantes. En son temps, on a parlé d’un Parti unifié des Houphouétistes. Tout récemment le ministre Louis André DACOURY-TABLEY a dans une interview évoqué cette question et suggéré une formule que j’ai trouvée lumineuse, préconisant un PDCI-RDR. Mais après avoir écouté les délégations étrangères des Partis frères membres du RDA, qui ont invité le Président BEDIE à convoquer incessamment un Bamako bis afin de redonner au PDCI-RDA sa dimension panafricaine, je crois qu’il sera difficile de supprimer le A du PDCI-RDA et le remplacer par le R du RDR. Ce qui peut-être envisageable c’est la création d’un PDCI-RDRA, si l’on se permet la répétition de la lettre « R » dans l’appellation de ce nouveau Parti unifié s’il venait un jour à voir le jour.

Vous souhaitez en quelque sorte une candidature unique à la prochaine élection présidentielle de 2015 ?
Non, il ne faut pas aller trop vite en besogne. Ce que je viens de dire là, beaucoup d’Ivoiriens le caressent. Beaucoup de militants du PDCI-RDA le pensent. Mais il n’a pas été fait de sondage pour établir que ceux-là sont majoritaires. Et puis le Congrès du PDCI-RDA qui vient de se tenir a pris une résolution qui me parait être la plus fermement exprimée. « Le Congrès exige que le PDCI-RDA ait un candidat en 2015, et qu’il soit un militant actif ». C’est une résolution forte. Il n’y a donc pas lieu de louvoyer. Il n’y a pas de débat sur cette question.

Donc les appels du pied du FPI ne doivent pas être entendus ?
En 1957, au stade Géo André, répondant à l’appel du Président Félix Houphouët-BOIGNY, tous les partis qui animaient la vie politique nationale s’étaient fondus dans le PDCI-RDA pour en faire un parti unique de fait. Aujourd’hui, nous sortons d’une crise difficile, le Président Gbagbo avait organisé le Forum de réconciliation nationale présidé par M. Elimane Seydou DIARRA, parce qu’il avait, lui-même dit avoir été élu dans des conditions calamiteuses. Il est vrai que neuf mois après, nous avons enregistré la rébellion. Aujourd’hui, le président Ouattara qui a été élu dans des conditions désastreuses, appelle à la réconciliation. Et le PDCI-RDA a un rôle majeur à jouer dans cette réconciliation des Ivoiriens. C’est à dessein que le premier responsable chargé de la réconciliation a été choisi au sein du PDCI-RDA, en la personne de M. Charles Konan BANNY. Dites-moi si ce PDCI-RDA peut rejeter d’autres frères ivoiriens, parce qu’ils sont du FPI, de LMP ? Je ne le pense pas.

D’ailleurs, au sortir de l’élection présidentielle désastreuse dont je viens de parler, des responsables du FPI avec à leur tête le Pr. MIAKA Ouréto, Secrétaire Général du FPI, assurant l’intérim du Président AFFI N’Guessan en prison à Bouna, se sont rendus à Daoukro auprès du Président BEDIE quand le Président GBAGBO avait été arrêté. Je suppose que c’était pour solliciter sa médiation, se mettre sous sa protection ou lui demander de faire quelque chose. C’est une façon de reconnaitre au PDCI-RDA son rôle modérateur, sa mission de rassemblement des Ivoiriens. A mon avis, si le PDCI-RDA veut rester fidèle à sa vocation de rassemblement des Ivoiriens, les appels du pied du FPI ne devraient pas être traités avec mépris, à condition qu’ils soient sincères et non relever d’un calcul ou d’une stratégie de déstabilisation du RHDP.

Revenons à la réconciliation. Pensez-vous que M. Charles Konan BANNY a-t-il réussi sa mission ?
Ce n’est pas moi qui l’ai mis en mission et il ne me rend pas compte. Il m’est donc difficile de dire s’il a réussi ou non sa mission. Quand il s’agit de la réconciliation des personnes qui se sont tirées dessus c’est difficile et il faut savoir patience garder.

Votre message à l’endroit des Présidents BEDIE, GBAGBO et OUATTARA ?
Je souhaite plein succès au Président BEDIE pour que ce nouveau mandat qui vient de lui être confié permette au PDCI-RDA de redevenir ce Parti majeur sinon le Parti leader sur l’échiquier national.

Au Président OUATTARA, Président de la République, je souhaite qu’il fasse tout ce qui est humainement possible pour réconcilier tous les Ivoiriens, afin que demain, on ne parle plus d’exclus, ni de frustrés exclus qui soient tenter de prendre à nouveau les armes contre la Côte d’Ivoire.

Au Président GBAGBO et à ses partisans, je souhaite du courage. Le PDCI-RDA a connu un peu ce que le FPI vit aujourd’hui. Il a été renversé par un coup d’Etat ; son Président a vécu deux années durant en exil. Quand on sait l’attachement du Président BEDIE à la terre, et quand on sait qu’il se sent vraiment heureux que lorsqu’il est dans ses plantations à Daoukro, l’exil est cruel pour ne pas dire mortel.

Mais il a tenu et l’on se souvient de l’accueil triomphal qui lui avait été réservé lors de son retour au pays le 15 octobre 2001. Qui sait si demain le Président GBAGBO ne connaitra pas aussi un accueil triomphal, s’il est reconnu innocent et libéré par la CPI ou s’il est déclaré coupable, après avoir purgé sa peine. Le retour des enfants prodigues marque l’histoire des Etats et des Peuples d’une empreinte indélébile.

Interview réalisée par Ben Allah et Brou François
Collaboration : Affia Marie

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