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Le colloque d’Abidjan invite au renforcement du financement du droit de l’environnement en Afrique
Publié le vendredi 1 novembre 2013  |  APA




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Le premier colloque international sur le droit de l’environnement tenu à Abidjan de mardi à jeudi, a recommandé à la fin de ses travaux le renforcement du financement de la mise en œuvre du droit de l’environnement en Afrique, a constaté APA sur place.

"Les recommandations du groupe de travail sur les mécanismes financiers qui encouragent entre autre à accorder une importance soutenue au financement de la mise en œuvre du droit de l'environnement en Afrique, contribueront (…) à l'atteinte des objectifs de préservation et de protection de notre environnement" a déclaré la Directrice de l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (Ifdd), Fatimata Dia en lisant le communiqué final de ces assises de la capitale économique ivoirienne.

Ces experts ont jugé important de "promouvoir des partenariats entre les Etats, la société civile, les Ong nationales et internationales œuvrant dans le secteur de l'environnement pour une meilleure mobilisation des ressources financières en vue d'une mise en œuvre effective du droit de l'environnement" a poursuivi Fatimata Dia.

Ce colloque, (premier en son genre), avait comme objectif d'engager une réflexion approfondie sur "les synergies d'actions" permettant de consolider les acquis et d'ouvrir de "nouvelles pistes pour favoriser l'essor du droit de l'environnement en Afrique".

C'était un cadre de dialogue et de concertation entre chercheurs, praticiens, acteurs du droit de l'environnement pour un "partage d'expériences servant de tremplin à la définition d'un agenda structurant dans la quête" de la pleine effectivité du droit de l'environnement.

La rencontre a été organisée sous le thème: "Mécanismes institutionnels et financiers de mise en œuvre du droit de l'environnement en Afrique dans la perspective du développement durable".

A ces travaux de réflexion, il a été jugé capital de "consolider le rôle des institutions régionales et sous-régionales d'intégration" qui sont considérées un peu comme les agences d'exécution des grands projets en Afrique, dans le domaine de l'environnement, mais notamment, "renforcer les différentes structures en charge de l'environnement qui existent dans ces organisations" a-t-elle ajouté.

La directrice de cabinet adjointe du ministre de l'Environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable, Mme Nasséré Kaba qui représentait le ministre Remi Allah Kouadio, à la clôture de cette activité, a exhorté chacun les acteurs à faire une "large diffusion" des recommandations de ce colloque et "de les traduire en action concrètes dans nos pays et institutions pour le bien-être de nos populations".

Selon Mme Kaba , en dépit du fait que "le droit de l'environnement continue d'être perçu par les divers pouvoirs comme un obstacle à la réalisation des projets et programmes", il n'en demeure pas qu'"il représente une opportunité en ce qu'il favorise une innovation dans le domaine des lois pour accompagner les changements permanents dans le secteur de l'environnement", a-t-elle fait remarqué.

Les participants au colloque préconisent "la promotion des partenariats entre les Etats, la société civile, les Ongs nationales et internationales œuvrant dans le secteur de l'environnement pour une meilleure mobilisation" des ressources financières en vue d'une mise en œuvre effective du droit de l'environnement.

Ils ont aussi recommandé "la promotion du droit de l'environnement auprès des différents acteurs de la société (notamment les magistrats, les parlementaires, les élus locaux, les leaders d'opinion, les journalistes) pour l'effectivité du droit de l'environnement en Afrique".

Au sortir des échanges, participants au colloque ont tous été exhortés à "faire une large diffusion des recommandations de ce colloque et de les traduire en action concrètes dans nos pays et institutions pour le bien-être de nos populations", a souhaité Nasséré Kaba.

Ils ont également souhaité la promotion de la ratification de la convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles communément connue sous le nom de "convention de Maputo", pour assurer son entrée en vigueur.

Cette rencontre d'Abidjan a été co-organisée par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn), l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (Ifdd)-Organe subsidiaire de la francophonie, le Gouvernement ivoirien avec l'appui de leurs partenaires, l'Université Senghor d'Alexandrie-Opérateur direct de l'OIF et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (Pnue).

Ces travaux recherchaient des "mécanismes institutionnels et financiers de mise en œuvre du droit de l'environnement en Afrique dans la perspective du développement durable".

A l'origine de ce colloque, un atelier d'échanges tenu sur la mise en œuvre du droit de l'environnement en Afrique a été organisé du 21 au 23 novembre 2011, conjointement par l'Uicn et l'Ifdd à Ouagadougou (Burkina Faso).

Au cours dudit atelier, un plan d'action a émergé en réponse au constat partagé de la faible effectivité du droit de l'environnement, qui demeure un défi de taille pour l'Afrique.

Ce plan d'actions repose sur plusieurs axes notamment "l'élaboration et application d'une stratégie africaine de mise en œuvre du droit de l'environnement", "la mise sur pied d'un Master en droit et politique de l'environnement en Afrique", et "l'organisation de colloques internationaux sur la mise en œuvre du droit de l'environnement en Afrique".

L'organisation de ces assises est l'application du dernier point de ce plan d'action formulé à Ouagadougou.


JBK/ls/APA

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