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Journées de l’Administration Agricole Délocalisées : le discours du ministre Sangafowa à Touba
Publié le dimanche 10 novembre 2013  |  Ministères


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Journées de l’Administration Agricole Délocalisées : l`étape de Touba
Vendredi 08 novembre 2013. Les deuxièmes Journées de l’Administration Agricole Délocalisées ont été célébrées à Touba en présence du ministre de l`Agriculture, Coulibaly Sangafowa.


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Monsieur le Préfet de Région,
Messieurs les Préfets et Sous-préfets,
Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Agriculture,
Mesdames et Messieurs les Conseillers Techniques,
Mesdames et Messieurs les Directeurs Centraux et Généraux de l’Administration,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Honorables Chefs Traditionnels,
Chers amis de la presse,
Chers braves producteurs ;
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,
C’est un plaisir de me retrouver parmi vous, à l’occasion des deuxièmes Journées de l’Administration Agricole Délocalisées de l’Agriculture. Je suis d’autant plus heureux que je vois que nos braves producteurs de coton, d’anacarde, de riz, de maïs, de mangue, de maraîchers, et j’en passe, sont venus nombreux à cette première étape des deuxièmes Journées de l’Administration Agricole Décentralisées.
Ces journées, nous les avons instituées pour vous. Nous les avons instituées pour venir vous rencontrer sur le terrain, là où vous travaillez, pour vous écouter et aussi pour vous dire ce que l’Etat fait pour vous. Ce que le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, fait pour vous.
Mesdames et Messieurs,
Chers parents producteurs,
Souvenez-vous que dès sa prise de fonction, le Président de la République a promis d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs, créateur de la richesse de notre pays, en faisant en sorte qu’ils puissent percevoir au moins 60% du prix de vente de leurs produits sur le marché international. C’est pour tenir cette promesse qu’il nous a demandé d’engager les réformes dans le secteur agricole. C’est également pour cela qu’il a accru la richesse dans le secteur agricole, en réinvestissant dans ce secteur à travers le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA).
Le PNIA va permettre de mobiliser plus de 2040 milliards de F CFA d’ici à 2016, au profit du secteur agricole. Il permettra également de de créer des emplois pour 2,4 millions de personnes et de sortir définitivement 6 millions de personnes de la faim et de la pauvreté.
A ce jour, le point de la mise en œuvre du PNIA, en termes de ressources financières effectivement disponibles, se présente comme suit :
- Projets en cours d’exécution avant 2013 : 229,137 milliards F CFA ;
- Projets formulés en 2013 : 511,349 milliards F CFA dont
• 277,5 milliards F CFA avec les Partenaires Techniques et Financiers ;
• 233,849 milliards de F CFA avec le secteur Privé ;

- Etudes financées par l’Etat en 2013 : 4,347 milliards de F CFA dont
• Etudes de faisabilité : 2,54 milliards FCFA ;
• Etudes stratégiques : 1,807 milliards de F CFA.
Ainsi, sur la première année de mise en œuvre du PNIA, le montant des ressources financières rendues disponibles pour l’exécution des projets et études s’élève à 744,835 milliards de F CFA.
Ces projets sont repartis sur tout le territoire national et, aujourd’hui, je suis venu vous annoncer une bonne nouvelle concernant la mise en œuvre du PNIA dans votre région.
En effet, le samedi 9 novembre, nous allons faire le lancement officiel d’un projet de production, transformation et commercialisation du riz qui couvre les régions du FOLON, KABADOUGOU, BAFING, WORODOUGOU et BERE. Le Premier Ministre fera spécialement le déplacement à Odienné pour lancer ce projet qui est porté par la société Export Trading Corporation Group (ETG).
La mise en œuvre de ce projet constitue une réponse aux engagements pris par le Président de la République de sortir les populations de la faim, de donner du travail aux jeunes et aux femmes et de procurer des revenus substantiels aux agriculteurs.
Chers Parents,
Ce projet va en effet permettre :
- la création de 23 429 exploitations modernes de riz pour les populations, utilisant des techniques de production plus performantes ;
- la création de 219 507 emplois dans les régions que j’ai cité tout à l’heure.
Il permettra au bout de 3-5 années de passer d’une production de 488 000 tonnes à 712 000 tonnes de riz paddy additionnel par an.
Je veux donc insister sur la place éminemment importante de ce projet dans l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire pour la population ivoirienne.
Enfin, je me réjouis de l’aboutissement de ce projet car il met en exécution l’un des principes directeurs du PNIA, principe également adopté par la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture : un partenariat fort entre l’Etat et le Secteur Privé.
Mesdames et Messieurs,
L’autre bonne nouvelle que je voulais vous annoncer concerne la réforme des filières coton et anacarde. Après plusieurs mois de travail par tous les acteurs concernés, nous avons installé officiellement le Conseil Coton-Anacarde le 3 octobre 2013. Comme dans le cas de la filière café-cacao, cette structure unique qui va encadrer la production, la transformation et la commercialisation du coton et de l’anacarde, permettra de garantir aux producteurs au moins 60% du prix du marché international.
Plus précisément, pour la filière coton, le Gouvernement a engagé la nouvelle structure à mettre en œuvre la réforme selon les principaux axes suivants :
- mutualisation de la production et de la distribution des semences afin de garantir un accès équitable de tous les producteurs à des semences de qualité, en quantité et à temps ;
- mise en place d’un dispositif qui assure également un accès équitable des producteurs aux autres intrants en quantité, en qualité, à moindre coût et à temps ;
- réorganisation de l’intervention des sociétés cotonnières par le retour aux zones d’exclusivité ;
- mise en place d’un mécanisme garantissant un prix au producteur au moins égal à 60% du prix CAF, ce prix devra être adossé à un fonds de lissage et de soutien.
Pour la filière anacarde, les principaux axes de la réforme sont :
- mise en place d’un dispositif d’encadrement dédié à la filière ;
- mise en place d’une sacherie brousse ;
- mise en place d’un système de commercialisation mieux structuré ;
- transformation locale de l’anacarde par la mise en place de Plateforme de Partenariat Public-Privé. Il s’agira de faire passer le taux de transformation actuel de l’anacarde, de moins de 5% à 35% d’ici à 2016.
Le Conseil Coton-Anacarde devra également œuvrer pour doubler la production de coton graine pour la porter à 600 000 tonnes en 2016. C’est en cela que je me réjouis de ce nouveau projet que nous lançons aujourd’hui. Ce projet va en effet directement contribuer à l’améliorer de la productivité des exploitations comme vient de le montrer le FIRCA lors de sa présentation.
Chers Parents producteurs de coton et d’anacarde,
Comme vous le voyez, avec cette réforme, nous préparons des filières anacarde et coton fortes, capables de générer durablement des revenus importants pour vous, pour vos familles et pour le pays.
Il vous faut maintenant vous approprier cette réforme et travailler à sa mise en œuvre. Car, en fait, c’est ensemble, chacun jouant sa partition, que nous pouvons traduire réalité la volonté du Président, SEM Alassane Ouattara.
Mesdames et Messieurs,
C’est sur cette invitation à la collaboration franche que je voudrais clore mon propos, tout en vous remerciant d’avoir effectué le déplacement pour cette rencontre.
Je vous remercie.

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