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Le Patriote N° 4242 du 17/1/2014

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Bonne gouvernance et lutte contre la corruption : Méité Sindou éclaire la Chambre de commerce belge
Publié le vendredi 17 janvier 2014  |  Le Patriote




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« Gouvernance et lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire : efforts récents du Gouvernement et perspectives ». C’est ce thème que Méité Sindou, Secrétaire national à la Gouvernance et au renforcement des capacités a décortiqué hier, devant la Chambre de commerce belge, dans un hôtel d’Abidjan, lors d’un déjeuner. Méité Sindou, après avoir rappelé que les fondements socio-politiques et militaires qu’a connu la Côte d’Ivoire de 1993 à 2010, et même dans les années 80 ont favorisé la dégradation des principaux indicateurs de gouvernance, a expliqué que le Gouvernement n’est pas resté de marbre face à ces difficultés. Il est vrai selon lui que les chiffres ne sont pas reluisants pour la Côte d’ Ivoire au niveau de la gouvernance et de la corruption, mais le secrétaire national à la Gouvernance et au renforcement des capacités a affiché sa foi dans la résorption des problèmes rencontrés. Conscient que la bonne gouvernance est la possibilité pour un pouvoir en exercice de gérer de façon rationnelle les ressources et impulser le développement, Méité Sindou a ajouté que le gouvernement est véritablement engagé. « Le Gouvernement ne reste pas les bras croisés. La prise de conscience est à un haut niveau avec le Président de la République et le Premier ministre qui sont conscients que la Côte d’Ivoire doit travailler à remonter son handicap », a dit Méité. Il a, à cet effet, évoqué la mise en place du Plan national de Bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Qui s’articule autour de six axes : renforcer le fonctionnement des institutions et promouvoir les droits fondamentaux ; renforcer la participation et la gestion durable du développement ; renforcer l’efficacité et la transparence de l’administration ; assurer l’efficacité du processus de décentralisation et promouvoir le développement local ; renforcer la gouvernance économique ; renforcer le contrôle et promouvoir la responsabilité dans la gestion des affaires publiques.

Les efforts du Gouvernement

Ces efforts du Gouvernement se sont aussi articulés autour du renforcement du cadre juridique et institutionnel des structures de contrôle et de promotion de la bonne gouvernance (Autorité nationale de régulation des marchés publics, Inspection générale de l’Etat, Inspection générale des finances) ; la réhabilitation du système judiciaire ; l’amélioration du climat des affaires (Côte d’Ivoire parmi les 10 pays qui ont fait plus de progrès cette année pour améliorer leurs climats des affaires). Pour la lutte contre la corruption, Méité Sindou a relevé les ordonnances relatives à la prévention et à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, l’organisation et le fonctionnement de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, la campagne de sensibilisation sur la corruption (mai à septembre 2013), le renforcement des capacités des parlementaires, de la société civile et des médias. A cela s’ajoute le renforcement de l’efficacité de l’administration publique, l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information pour accroître la transparence dans la gestion des affaires publiques et améliorer l’accès aux services, etc. Devant la Chambre de Commerce belge, Méité Sindou a déploré, fort de l’étude menée par ses services, que la corruption soit devenue un phénomène normal, ‘‘un passage obligé’’. Comme défis à relever, il a mentionné le maintien de la volonté politique de changement, l’adhésion et la mobilisation de l’ensemble des acteurs (administration publique, société civile, élus, secteur privé, partenaires au développement) ; la reforme des institutions, la prise des textes d’application des Ordonnances anti-corruption et opérationnalisation de la Haute autorité pour la Bonne gouvernance ; le renforcement du dispositif institutionnel de lutte contre la corruption par la mise en place d’un observatoire de la Gouvernance et de la lutte contre la corruption. « La seule volonté du chef de l’Etat ne suffit pas. Il faut une mobilisation collective. Il faut aller à l’émergence par la bonne gouvernance. Nous ne devons pas céder au découragement », a insisté Méité Sindou. Annonçant pour bientôt, un classement par administration. Une rencontre qui a suscité beaucoup d’intérêt.

Jean Eric ADINGRA

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