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Côte d’Ivoire: le président du principal syndicat de journalistes suspendu pour corruption
Publié le mardi 21 janvier 2014  |  AFP


Nouvel
© Présidence par Aristide
Nouvel an : La presse présente ses voeux au Président Alassane Ouattara
Mercredi 23 Janvier 2013. Abidjan. Salle des pas perdus du Palais présidentiel, Plateau. La presse nationale et internationale présente ses voeux du nouvel an au chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara. Photo: Moussa Traoré, président de l`UNJCI


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ABIDJAN - Le président du principal syndicat de journalistes de Côte d’Ivoire a été suspendu pour avoir tenté de corrompre le patron d’un journal satirique, a-t-on appris mardi auprès du Conseil national de la presse (CNP), l’organe de régulation ivoirien.

Moussa Traoré, le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), a été condamné à six mois de "suspension d’écriture" par le CNP et au retrait de sa carte de presse un semestre pour avoir servi d’intermédiaire dans une tentative de corruption, selon la décision rendue par le CNP.

Alafé Wakili, patron de l’Intelligent d’Abidjan, un journal proche du pouvoir, impliqué dans cette affaire, écope de la même peine.

Selon Assalé Tiémoko, le patron du bihebdomadaire L’éléphant déchaîné, sorte de Canard enchaîné ivoirien, les hommes agissaient au nom de Kaba Nialé, la ministre déléguée auprès du Premier ministre ivoirien chargée de l’Economie et des Finances.

"La ministre, qui est le commanditaire, les a envoyés pour me corrompre.

Maintenant, ils se rétractent pour la protéger. Et du coup ils paient les pots
cassés", a affirmé Assalé Tiémoko, joint par l’AFP.

Selon la décision rendue, M. Tiémoko accuse M. Traoré de lui avoir apporté fin novembre 500.000 francs CFA (763 euros) au siège de l’Eléphant déchaîné de la part de Mme Nialé "pour couvrir un éventuel manque à gagner si (le bihebdomadaire) avait décidé de surseoir à la publication d’un quelconque article la concernant".

Interrogée par l’AFP, une source au ministère de l’Economie a affirmé que la ministre n’avait "rien à voir avec cette affaire". "Nous avons été les
premiers à saisir le CNP", a-t-elle précisé.

Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné n’a pas souhaité réagir sur ce sujet.

"La corruption est quotidienne de la part des autorités. Moi, je ne rentre pas là-dedans", a affirmé M. Tiémoko, qui a confié s’être "mis dans une situation assez compliquée" et s’être fait "beaucoup d’ennemis".

L’Eléphant déchaîné, fondé en octobre 2011, dénonce régulièrement des scandales touchant l’Etat ivoirien, son administration ou les principales entreprises actives dans le pays.

Le président de l’UNJCI "n’était que le messager", mais son statut a été
considéré comme un facteur aggravant, a estimé Raphaël Lakpe, le président du Conseil national de la presse.

M. Traoré a indiqué s’être "mis en congé" mardi de son poste à l’UNJCI, que reprend sa première secrétaire.

ck-jf/jmc

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