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Le Democrate N° 908 du 8/3/2014

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Journée internationale de la femme : le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS) appelle à un réveil de la femme
Publié le samedi 8 mars 2014  |  Le Democrate


Table
© Abidjan.net par Serges T
Table ronde sur le thème "Sécurité et Femme: quels enjeux?".
En présence des ministres Anne Ouleto, Raymonde Goudou Coffie et Paul Koffi Koffi, M. Alain Donwahi, secrétaire du CNS anime une conférence avec pour modérateur Pr Mariatou Koné du PNCS


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Ce jour 8 mars 2014, le monde entier, célébre la Journée internationale de la femme avec pour thème « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ». Officialisée par la résolution 32/142 des Nations Unies lors de l’Assemblée générale du 16 décembre 1977, cette journée est la consécration de la lutte des femmes pour plus de droits et de dignité. La résolution qui l’institue établit un lien très fort entre les conditions des femmes et les solutions aux différents problèmes qui minent les sociétés et les nations. Elle met l’accent sur « la participation des femmes au renforcement de la paix et de la sécurité internationales et à la lutte contre le colonialisme, le racisme, la discrimination raciale, l’agression et l’occupation étrangères et toutes les formes de domination étrangère ». La femme est un acteur clé pour l’équilibre des sociétés et des nations, pour des relations internationales apaisées.

Aujourd’hui, les conflits armés entre les Etats cèdent le pas aux conflits internes aux effets plus ou meurtriers, plus ou moins dévastateurs. Notre pays, véritable havre de paix, s’est retrouvé, pendant une décennie, au cœur de turbulences sociopolitiques qui ont gravement altéré le tissu social et les relations intercommunautaires. Il renoue progressivement avec la normalité, mais des séquelles physiques et/ou morales demeurent. En cette journée du 8 mars, nous ne devons pas oublier que les femmes, par les petits actes qu’elles ont posés ou posent quotidiennement pour subvenir aux besoins d’alimentation, de santé, d’éducation des membres de leurs familles, de proches ou même de personnes inconnues, participent de manière appréciable au renforcement de la cohésion nationale. Dans des conditions toujours difficiles, elles continuent d’être le principal pilier sur lequel reposent la famille, la société et la nation entière.
Le Programme National de Cohésion Sociale encourage l’ensemble des femmes de Côte d’Ivoire, quelles que soient leurs différences, à continuer à être des vecteurs de paix et de réconciliation nationale. Elles doivent transcender les barrières géographiques, raciales, ethniques, religieuses ou politiques pour créer les conditions d’une Nation qui se retrouve avec tous ses enfants pour tracer les sillons d’un développement durable. La quête de la paix est, certes, parsemée d’embûches et d’obstacles plus ou moins imprévisibles ; elle exige de l’abnégation, des concessions et des sacrifices. Mais la femme doit rester la mère attentive qui a toujours su s’élever au-dessus de ses propres douleurs pour l’intérêt de sa famille, de la société ou de la Nation.
Femmes de Côte d’Ivoire, le devoir nous appelle ! Nous devons accepter nos différences, nous mettre ensemble pour bâtir notre chère Côte d’Ivoire.

Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire (OFACI) interpelle le gouvernement
Comme de nombreux autres pays, la Côte d’Ivoire, célèbre le 08 mars de chaque année, la Journée Internationale de la Femme.

L’édition 2014, placée sous le thème « les femmes au travail pour les objectifs du millénaire (OMD) et l’émergence de la CI », en référence au thème international « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous », sera une occasion de plus pour célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes du monde entier et les femmes ivoiriennes en particulier. Celles-ci ont impacté positivement notre pays mais surtout leurs communautés.

Cette journée permettra par ailleurs de dresser un bilan des progrès réalisés en faveur des droits des femmes et des filles et d’appeler à une redynamisation de la gente féminine.
En effet, le thème national souligne combien l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes, la pleine jouissance de leurs droits humains et l’éradication de la pauvreté sont essentiels au développement économique et social. Il met également l’accent sur le rôle primordial des femmes autour des valeurs comme le travail en tant qu’agents du développement et son apport dans la vie de la nation.

Pour la Côte d’Ivoire qui aspire à l’émergence d’ici l’an 2020, elle ne peut le faire sans « la moitié de sa population », c’est-à-dire les femmes ; en ce sens que c’est dans l’action conjuguée des hommes et des femmes que nous relèverons ce défi de l’émergence de la nouvelle Côte d’Ivoire.

En ce qui concerne les OMD qui arrivent à échéance en 2015, du chemin a été parcouru à travers des progrès qui ont été enregistrés. L Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire (OFACI) saisie ici l’occasion pour saluer et encourager les initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, l’adoption du code de la famille et l’institution par décret du conseil national de la femme, qui constitue un instrument majeur pour la prise en compte effective des femmes dans le processus de prise de décision et cela dans tous les domaines de la gouvernance.

Il reste toutefois du travail à faire pour atteindre les OMD, car des difficultés persistent toujours. Ce sont entre autres : le faible taux de la scolarisation des filles, la recrudescence des violences sexuelles, la féminisation du VIH-SIDA, le taux élevé de la mortalité infantile et maternelle, les traitements salariaux entre l’homme et la femme ainsi que la croissante pauvreté chez la femme.

C’est pourquoi, en nous mobilisant pour les défis présents et à venir afin que les femmes à pied d’œuvre contribuent effectivement à l’émergence de la Côte d’Ivoire, l’OFACI fait les recommandations suivantes :

• Au gouvernement
- Garantir l’éducation des filles et le maintien de celles-ci en leur offrant un enseignement de qualité afin de leur permettre de jouer leur rôle au sein de la société ;
- Favoriser l’égalité des chances pour la pleine autonomisation économique des femmes en vue d’une croissance économique inclusive ;
- Faciliter l’accès des femmes aux micro-crédits pour leur indépendance financière ;
- Appuyer la représentativité égale des femmes aux postes décisionnels et leur pleine participation au processus de paix et de réconciliation pour un développement durable ;
- Assurer la sécurité des femmes en les mettant à l’abri des violences basées sur le genre ;
- Garantir aux femmes de meilleures conditions de travail tant au niveau du secteur privé que public pour leur plein épanouissement ;
- Respecter les droits fondamentaux des femmes y compris leurs droits en matière de procréation.

• Aux organisations de la société civile
- Accroître les programmes de sensibilisation à l’endroit des femmes pour franchir les barrières socio-culturelles qui constituent un obstacle à leur épanouissement ;
- Encourager la participation citoyenne des femmes afin que l’émergence à l’horizon 2020 soit une réalité.

• Aux femmes
- S’approprier les instruments, internationaux et nationaux favorisant leur autonomisation à tous les niveaux ;
- Développer entre elles l’esprit de solidarité afin que leur combat politique, économique et social pour leur positionnement soit effectif ;
- Encourager la collaboration entre hommes, femmes et jeunes pour un monde meilleur.

En définitive, la participation de la femme à tous les niveaux s’avère primordiale comme le souligne bien cette citation de Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies : « Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme. Les parlements où siègent des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales. Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. »


Fait à Abidjan, le 06 mars 2014


OFACI
LA PRESIDENTE PAR INTERIM
DOSSO MAFELINA

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