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Abidjan / La pauvreté fait des victimes : On confond bonbons et jouets
Publié le lundi 10 mars 2014  |  Le Nouveau Consommateur Hebdo




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La non-maitrise de la langue de Shakespeare fait de nombreuses victimes parmi les enfants à Abobo et à Attécoubé, où un gadget fabriqué en Chine et vendu sur le marché depuis le 4 novembre est assimilé à un bonbon.

Une affaire dont on aurait pu rire si elle ne mettait pas en danger la vie de nombreux enfants dans les communes d’Abobo et d’Attécoubé.

C’est un agent du service d’hygiène de la mairie d’Abobo répondant au nom de Guy-Léon Akré qui raconte l’histoire.

« Un jour, mes enfants sont revenus de l’école avec le sachet d’un bonbon en poudre, en disant que son contenu avec l’eau laisse apparaitre un squelette humain. Ils m’ont aussi affirmé que sa consommation, selon les informations qu’ils ont entendues, provoquerait des maux de ventre suivis de ballonnements, puis la mort s’en suit si la victime n’est pas conduite de toute urgence dans un hôpital. »

Notre interlocuteur soutient que selon des informations émanant du service hygiène de la mairie d’Adjamé, le fameux bonbon aurait fait deux victimes dans la commune du maire Sylla Youssouf.

Pour en avoir le cœur net, le Nouveau Consommateur Hebdo prend langue avec Inza Sangaré, l’un des responsables du service Hygiène de ladite mairie. Ce dernier confirme de prime abord l’existence du « bonbon squelette ».

« Nous avons pu constater que quand on met le bonbon dans l’eau, la forme d’un squelette apparait à la surface et que sa consommation occasionnerait une crise qui serait fatale pour le consommateur. Ce bonbon provient de la Chine », raconte à son tour Inza. Toutefois, il ne confirme pas que la consommation de la supposée douceur ait fait des victimes à Adjamé.
L’homme nous suggère de nous rendre au service hygiène de la marie d’Attécoubé. Selon la rumeur, deux personnes auraient trouvé la mort à Agban-village (un petit village Ebrié situé non loin de la gare-nord de la SOTRA à Adjamé) après avoir consommé le
« bonbon squelette ».

A la mairie d’Attécoubé, nous sommes reçus par Agnéro Yawou, responsable du bureau Hygiène et Assainissement. Il confirme la découverte du bonbon. « Nous avons appris l’existence de ce bonbon par l’entremise de certains élèves de l’école primaire publique Djè Loukou (situé en face de la mairie). Ils nous ont indiqué avoir acheté ces bonbons chez des vendeuses de friandises de tous genres aux alentours de l’école », déclare-t-il.

Il souligne que le contenu du sachet, une poudre, se transforme en squelette qui augmente de volume au contact de l’eau. Il en profite pour nous montrer une bouteille d’eau dans laquelle la poudre a été versée. On y voit un squelette humain plastique en miniature.

L’agent ajoute que, suite aux informations recueillies sur le marché, un rapport a été adressé au Secrétaire général de la mairie d’Attécoubé, le 23 janvier. Ce rapport que nous avons pu consulter indique que, « … le service d’hygiène dans l’exercice de ses activités a constaté sur le marché, et notamment aux alentours des écoles, la vente d’un produit fabriqué en Chine. Il est à noter que le produit est interdit à la consommation. Ce produit dont l’emballage est violet est composé à l’intérieur d’un petit squelette en plastique mouillé et d’un petit sachet contenant un produit en poudre. Cette composante est mélangée avec de l’eau dans une bouteille et fait grossir le squelette au fur et à mesure. Bu par les enfants, il serait à la base de plusieurs intoxications. Des élèves auraient été victimes de ce malaise… »

Dès réception dudit rapport, les autorités municipales se sont mises en branle pour informer la population et lui déconseiller de consommer le fameux bonbon. Dans le même temps, elles prennent des mesures pour en interdire la vente. « L’Autorité de régulation de la restauration et des métiers de restauration (ARMA) nous a accompagnées dans cette campagne de sensibilisation des administrés », ajoute Agnéro Yawou.

Un gadget en réalité
Sauf qu’en réalité, il ne s’agit pas d’un bonbon, mais d’un gadget. Le Nouveau Consommateur qui a pu se procurer un échantillon du produit qui passait jusque-là pour une sucrerie a fait une découverte de taille. Sur l’emballage en anglais (voir image ) figure en caractères majuscules, « DO NOT EAT WATER SWELLING TOY. » En français, « Ne pas consommer. Jouet gonflage au contact de l’eau ». Le gadget est même interdit aux enfants en dessous de trois ans. Nos investigations nous ont, en outre, permis de savoir que c’est dans le cadre de la fête d’Halloween que le gadget s’est retrouvé sur le marché ivoirien. Cela, sans que les autorités douanières ne puissent s’en rendre compte...

Jérémy Junior

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