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Le Mandat N° 1323 du 10/3/2014

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Taxe sur l’hévéa / La Direction de la Sifca : «Elle met en danger l’avenir de la Côte d’Ivoire»
Publié le lundi 10 mars 2014  |  Le Mandat




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Les responsables de la plus grande société agro-industrielle ivoirienne (La SIFCA) ont dénoncé à nouveau, vendredi dernier, la taxe de 5% sur le chiffre d’affaires des usiniers. C’était à l’occasion de la traditionnelle rencontre avec la presse où les journalistes ont visité les plantations de la Saph à Toupah/ousrou, dans le département de Dabou.

La taxe de 5% sur le chiffre d’affaires des usiniers suscite des grincements de dents. Vendredi dernier, les responsables de la Sifca se sont, de nouveau, insurgés contre cette taxe. Selon le Directeur général du groupe, Bertrand Vignes, cette taxe affecte son groupe et même le cours de l’hévéa au niveau des paysans. «En 2013, la charge fiscale de la SAPH, sans y ajouter les autres taxes, s’établit à 67% du résultat», a déploré le Directeur général du groupe. Pour lui, c’est une charge fiscale qui n’est pas acceptable. «Cette taxe met en danger l’avenir de la Côte d’Ivoire », a-t-il signifié. Avant de souhaiter que des mesures soient prises pour régler cette fiscalité pesant sur l’avenir de la filière. Bertrand Vignes s’exprimait, à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Toupah (Dabou), aux côtés du PCA de SIFCA, Pierre Billon, et du vice-président, Alassane Doumbia. Avant cette rencontre, les journalistes ont visité les plantations d’hévéa de la Saph ainsi que les parcelles de pépinières en compagnie d’experts dans le domaine. Le groupe SIFCA dispose de plus de 100.000 plantations industrielles, trois filières agricoles, 10 filiales, six pays et 27.000 employés. Ce groupe qui intervient dans le caoutchouc, le sucre et l’huile de palme, célèbre cette année, ses cinquante années d’existence. Il est également le plus gros employeur après l’Etat ivoirien. Bertrand Vignes a annoncé que la Côte d’Ivoire a réalisé une production record de caoutchouc de 165.000 tonnes, soit le tiers de la production africaine. «En 2013, on a produit environ 165.000 tonnes de caoutchouc, ce qui doit faire un tiers de la production africaine", a-t-il annoncé. Sur ce volume, 120.000 tonnes ont été réalisées par la SAPH, filiale du groupe SIFCA. Pour sa part, le Président du Conseil d’administration (Pca) du groupe, Pierre Billon, a précisé que son leitmotiv est l’investissement. Il a cité notamment l’investissement dans les hommes, dans les plantations industrielles, dans les plantations villageoises, dans les infrastructures industrielles, dans les infrastructures sociales ainsi que dans les produits innovants. «L’année 2013 s’est achevée dans un contexte assez difficile », a relevé Pierre Billon. Pour lui, la baisse du pouvoir d’achat dans les filières s’explique par une inflation grandissant, la fraude sur le sucre et l’huile de palme et une fiscalité défavorable.

Des grands défis en 2014
En 2014, le groupe a trois défis majeurs à relever. Il s’agit du défi de la croissance par l’augmentation des surfaces et du rendement, ensuite le défi de la qualité lié à la forte concurrence des pays asiatiques, et enfin, celui de l’innovation par la mise en place d’une unité de production d’électricité à partir de la biomasse, devant placer la Côte d’Ivoire parmi les pays africains producteurs de biomasse. Dans le social, le groupe investit près de 12 milliards FCFA par an au profit des populations riveraines des plantations industrielles. Notamment dans la formation des jeunes à l’aviculture, de la réhabilitation de l’Ecole primaire des Ousrou (Dabou), la construction de château d’eau à Ousrou et à Nianiambo et la réhabiliatation d’une cantine scolaire à Okpoyou. Avant la fin de l’année, une fondation SIFCA devrait voir le jour pour toutes les actions sociales du groupe.

B.SORO

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