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Le Patriote N° 4296 du 21/3/2014

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Interview / Daouda Moro Sangaré (Secrétaire exécutif) : “Nous envisageons de créer de milliers d’emplois pour le jeunes”
Publié le vendredi 21 mars 2014  |  Le Patriote




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L’Organisation pour le Développement et l’Intégration (ODIA) est une structure née depuis 2007. Elle a pour mission d’appuyer les actions des gouvernements de la sous-région dans le cadre d’un développement et d’une intégration réussis. Nous avons rencontré M. Daouda Sidibé, secrétaire exécutif de cette organisation. Dans cette interview, il nous parle du bilan du chef de l’Etat à la tête de la CEDEAO et des activités que l’ODIA entend mener pour aider le gouvernement ivoirien à réussir le pari de l’emploi des jeunes.
Le Patriote : Monsieur le secrétaire exécutif de l’ODIA (Organisation pour le Développement et l’Intégration africaine), on sait que le président de la République, Alassane Ouattara a passé deux années à la tête de la CEDEAO. A la fin de ce mois, il va certainement passer le flambeau à un de ses pairs. Quel bilan faites-vous de ses deux ans à la tête de l’organisation sous-régionale?
Daouda Moro Sangaré : Je vous remercie. A mon sens, le bilan du président Alassane Ouattara a été largement positif. Si cela ne dépendait que de nous, à l’ODIA, nous dirons au président de continuer encore un autre mandat à la tête de la CEDEAO, cette vaste organisation sous-régionale. Mais, il se trouve que les chantiers, au niveau de la Côte d’ivoire, sont très vastes. Et que le président a un vaste programme à dérouler dans ce pays. Je parle, par exemple, du Plan National de Développement (PND) et du projet de société même du président qui doivent permettre de hisser la Côte d’Ivoire, au rang des pays émergents à l’horizon 2020. Pour ces raisons, ajoutées à celle de sa santé, le président a certainement besoin de se concentrer sur les grands chantiers de la Côte d’Ivoire. A notre niveau, le bilan est parfaitement positif.

L.P : Qu’est-ce qui vous fait dire que le bilan a été positif ?
DMS : J’envoie pour preuve un certains nombre de choses. Le président Alassane Ouattara a su gérer, avec beaucoup de sagesse, de diplomatie et de maestria, les conflits dans certains pays de la sous-région. Il y a le cas du conflit au Mali, celui de la Guinée-Bissau. Dans tous ces cas, on a vu comment, en si peu de temps, plusieurs pays se sont rassemblés, sous l’instigation et l’impulsion du président Alassane Ouattara. On n’a vu l’intervention de la France, grâce à l’appel du président en exercice de la CEDEAO. C’est donc grâce à ses actions et à ses relations que ces différentes crises ont connu un dénouement heureux et que les grandes nations comme la France et l’Allemagne ont été sensibles à la cause malienne. A cela, on peut ajouter plusieurs actions menées ça et là par le président de la République dans le cadre de l’organisation ouest-africaine. On peut citer des actions au Bénin, au Togo et en Guinée pour dénouer des crises pour la tenue des élections législatives et le dialogue politique. Au Ghana où la sagesse du président a permis de régler certaines choses. Par exemple, la mise en mal des relations entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Mais, le président, grâce à son leadership, a su gérer, de façon diplomatique, les relations entre ces deux Etats, avec son homologue John Dramani Mahama. Et cela a permis d’améliorer le voisinage entre les deux pays.

L.P : Au niveau de l’ODIA, quelles actions comptez-vous mener pour aider l’organisation sous-régionale, la CEDEAO ?
DMS : Il faut dire que l’ODIA est une organisation pour le développement et l’intégration. Cela veut dire que l’organisation a pour rôle d’impulser le développement dans un cadre intégré. Et la CEDEAO, une organisation d’échanges sous-régionale. Quand vous prenez les objectifs de l’ODIA, il y a la promotion de la libre circulation des biens. Ce qui est bien indiqué au niveau des actions de la CEDEAO. On également à l’ODIA, l’objectif de la contribution au niveau de la menace sur la santé. Ce sont des actions prises aussi en compte par la CEDEAO. La promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance, les droits humains et la protection de l’environnement font partie des activités majeures de l’ODIA. Elles (ces activités : NDLR) sont prises également en compte par l’organisation sous-régionale. Nous avons la promotion et la prévision des échanges entre Etats africains. Ce qui fait partie aussi des grandes actions menées par l’organisation ouest-africaine ; car cela est l’une des principales raisons de la création de la CEDEAO. Etant donné qu’un pays ne peut vivre en autarcie, à l’ODIA, nous avons prévu la promotion des échanges et des productions entre Etats. Ce qui fait que la production interne des Etats s’est multipliée. Par conséquent, le développement de ces Etats et de leurs entreprises. L’ODIA compte, dans les jours à venir, aider les Etats dans leur vision de développement. On s’est rendu compte que les textes validés et signés par les présidents des Etats membres ne sont pas prorogés et connus. Je prends le cas de la libre circulation des personnes et des biens prônée par la CEDEAO. Dans les faits, ce principe peine à se mettre en place. Ce sont des actions de ce genre que l’ODIA compte mener et aider à faire comprendre aux populations, les textes validés par les différents gouvernants et aider à la mise en pratique de ces textes.

L.P : Comment comptez-vous faire pour parvenir à cet objectif, car cela a un coût ?
DMS : Evidement, tout cela a un coût. Permettez-moi de ne pas dérouler tout ce qui est stratégie mise en place par l’ODIA. Parce que la situation, en ce moment, ne nous permet pas de vous dire toutes les stratégies. Cependant, sachez que l’ODIA a prévu un plan stratégique, qui est prévu se mettre en place jusqu’à l’horizon 2020. Il y a un axe de ce plan qui parle du mode de financement ou de mobilisation des ressources de toutes les activités de l’ODIA. Dans ce plan, six grands axes sont indiqués, dont le premier est relatif à la mobilisation des fonds. Car, nous estimons que sans ressources, nous ne pouvons mener tout ce que nous avons comme activités. Maintenant, pour en revenir à votre question, nous comptons créer une zone de comptoir au niveau des pays frontaliers. Et dans ces comptoirs, les jeunes gens seront installés pour visionner de façon statistique et régulière, les entrées et sorties. Ce qui nous permettra, au dépouillement, de voir si la notion de libre circulation est matérialisée sur le terrain. Il y a plusieurs actions que nous mènerons. Ce cas n’est qu’un exemple. Je profite de votre question pour vous dire que le président a un vaste chantier, notamment en ce qui concerne l’emploi des jeunes en Côte d’Ivoire. Nous disons que nous sommes prêts à accompagner le président de la République au niveau de l’ODIA. Car, notre organisation prend en compte plusieurs secteurs. Au cours d’un point de presse, nous allons décliner les grands axes, avec projection de l’ODIA à l’appui, d’une présentation chiffrée des valeurs. Cela permettra de voir l’ampleur et l’envergure des tâches que l’ODIA compte mener au niveau du pays. A ce sujet, nous voulons lancer un appel aux autorités ivoiriennes et aux organismes internationaux. Leur contribution et leur partenariat seront les bienvenus. A la jeunesse, nous voulons leur demandons d’être patients. Nous comprenons leur impatience, mais le moment viendra où nous pourrons dire clairement ce que nous avons prévu pour eux. Nous, à l’ODIA, avons prévu beaucoup de choses pour la jeunesse. Je dis aux jeunes, à toux ceux qui nous ont soutenus que le moment est venu. Bientôt, nous allons faire appel à un premier groupe qui va aider au toilettage des textes et développer toute une stratégie en vue de lancer les activités de l’ODIA. Des activités qui occasionneront la création de plusieurs milliers d’emplois directs et de millions d’emploi indirects, dans le cadre de la mission de l’ODIA.

Réalisée par Jean-Claude Coulibaly

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