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Le Patriote N° 4298 du 24/3/2014

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Lutte pour l’éradication du phénomène « des microbes »: Hamed Bakayoko invite à la sensibilisation des masses
Publié le lundi 24 mars 2014  |  Le Patriote


Cérémonie
© Ministères par DR
Cérémonie de remise de véhicules au corps préfectoral
Vendredi 21 mars 2014. Abidjan. Le Ministre de l`intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko a procédé à la remise de 51 véhicules au corps préfectoral à l`école nationale de police.


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Initiative louable que celle prise par les populations de Williamsville. En effet, pour contrer la propagation du phénomène dit des «microbes » dans l’ensemble des communes du District d’Abidjan et éviter par la même occasion que l’ensemble du pays ne soit gangréné par ce nouveau fléau, la communauté musulmane de Williamsville a décidé de prendre le devant des choses. Samedi dernier, à l’initiative de l’Imam Ismaël Coulibaly et de la société civile, les populations se sont donné rendez-vous au stade du quartier. C’était dans le cadre des journées dites de restauration des mœurs. A côté des guides religieux – chrétiens et musulmans – on a noté la présence des leaders politiques, que sont le maire Youssouf Sylla, le député Sidibé Abdoulaye et Farick Soumahoro, candidat malheureux aux municipales d’avril dernier. Les populations qui n’ont pas voulu se faire conter l’évènement ont fait nombreux le déplacement. L’heure était vraiment grave. Face à l’enjeu de la rencontre, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a lui-même fait le déplacement ainsi que le Cheick Boiakary Fofana, président du COSIM. Hamed Bakayoko ne s’est pas fait prier pour adresser un message de prise de conscience, tout en mettant en garde tous ceux qui s’adonnent à cette activité. « La police a commencé à les traquer déjà », a-t-il fait savoir. Il a demandé aux jeunes de croire en eux-mêmes et d’éviter le gain facile. « A tous les jeunes, s’il vous plait, croyez en vous, croyez en votre avenir. Je suis devant vous, ministre d’Etat. Là où vous êtes, chacun de vous sait que j’ai été dans cette position, il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a 40 ans peut-être. Je suis venu jouer au football ici à Williamsville. Je me suis promené dans les artères de Bracodi bar. Je me suis promené partout à Dallas. Mais j’ai cru en mon avenir», a-t-il témoigné. Avant d’ajouter : « Je n’ai jamais touché à la drogue. La drogue ne valorise pas. Au contraire, la drogue est pour les faibles. C’est quand tu prends la drogue que tu penses que tu es un dur ». Pour le ministre d’Etat, la meilleure façon d’aider les jeunes gens à s’en sortir, c’est de les sensibiliser. C’est pourquoi, il a salué l’initiative des guides religieux à qui, il a rendu un vibrant hommage pour leur rôle dans la conservation de l’équilibre social. Pour lui, la lutte pour l’éradication de ce phénomène naissant doit être celle de tout le monde, mais surtout des hommes politiques. « Ce problème est aussi celui des politiciens. C’est pourquoi face à ce fléau, je vais vous demander d’être unis. Vous, les leaders politiques d’Adjamé (S’adressant à Youssouf Sylla, à Sidibé Abdoulaye et Farick Soumahoro, ndlr), si vous avez de l’énergie à mobiliser pour vous combattre qu’elle énergie vous restera-t-il pour aider les jeunes ? », s’est-il interrogé. Profitant de l’occasion, Hamed Bakayoko a invité les victimes de la crise postélectorale à croire au gouvernement. « Le président de la République s’est engagé pour la réconciliation.

Mais sachez qu’aucune réconciliation ne peut se faire sans vérité, sans justice. Nous allons nous réconcilier. Nous allons progresser dans la réconciliation, mais nous n’allons pas laisser les victimes souffrir, sans justice», s’est-il voulu clair. Il a invité les parents des victimes à ne pas être pressés. Faites confiance au Président Alassane Ouattara. C’est un enfant de Dieu. C’est un homme inspiré. C’est un homme qui sait ce qu’il faut faire à chaque moment. Tout à l’heure, je suis arrivé en retard. Je vous demande de me pardonner. Je suis arrivé en retard parce que, au nom de la justice et pour accomplir un problème de justice – je coordonnais le décollage de l’avion qui à 10h03 mn a amené Blé Goudé à La Haye – (tonnerre d’applaudissements, ndlr). A l’heure où nous parlons, il est dans le ciel, en route pour la Cour pénale internationale. C’est tout un symbole », a-t-il révélé.

Faisant le parallèle, il a rappelé aux jeunes qu’on ne peut pas vivre dans l’impunité constamment. Selon lui, un avenir radieux attend les Ivoiriens. Il a en même temps mis en garde les ennemis de la Côte d’Ivoire. « Ceux qui veulent s’amuser à côté, qui essaient de vous faire peur, je vous dis, en homme de foi, soyez sereins. Nous sommes en place. Soyez sereins, Alassane Ouattara est en position, il est en place. Alassane Ouattara est « calé ». Alassane Ouattara est indéboulonnable», a insisté le premier flic ivoirien. Qui a lancé un message d’espoir aux uns et aux autres : «Souvent, c’est difficile, mais regardez la direction. Vous savez que la Côte d’Ivoire a changé de direction. Avant, nous allions vers les difficultés, les souffrances, vers l’enfer. Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore arrivés, mais nous voyons que nous allons vers le bonheur. Le bonheur n’a pas encore touché tout le monde, mais très bientôt, il va toucher tout le monde ». Pour le patron du COSIM, le sujet « des microbes » est un sujet de société, une préoccupation nationale. Pour lui, la cérémonie du samedi marque le début d’un travail de sensibilisation pour la restauration de la morale et des mœurs. «La délinquance juvénile, est la délinquance de notre société. La jeunesse est le reflet de la société. Elle est la colonne vertébrale de la société. Quand elle va bien, la société se porte à merveille. Mais quand elle va mal, c’est toute la société qui paie les conséquences », a indiqué le guide religieux.

Pour lui, il faut prier pour ces jeunes, victimes d’une société en perte de valeurs.

«Notre société a perdu toutes ses valeurs. La morale a disparu», a regretté le président du Cosim. Youssouf Sylla, maire de la commune a aussi plaidé pour que l’accent soit mis sur la lutte contre la disparition des mœurs. « Si nous ne faisons rien, nous risquons d’être pris à la gorge par ce phénomène. Après Abobo , Attécoubé et Adjamé, les « microbes » ont commencé à se signaler depuis trois semaines à Yopougon, causant des désagrément à tout le monde sur leur passage », a indiqué pour sa part, Traoré Aboubacar Touré, président du comité d’organisation de la cérémonie.

Thiery Latt

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