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Le Democrate N° 936 du 10/4/2014

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Education nationale : Mesmin Comoé (Sg du Midd) dit tout
Publié le jeudi 10 avril 2014  |  Le Democrate




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Le secrétaire général du mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), Mesmin Komoé, était en tournée de sensibilisation, d’information et de remobilisation des militants de son syndicat, les 03 et 04 avril 2014 dans la région du Gôh. A l’étape de Gagnoa, le vendredi 04 avril, il s'est prononcé, dans cette interview, sur les arriérés d'indemnités des instituteurs, les grossesses en milieu scolaire et l'opération immobilière avec l'entreprise Sophia, au profit des instituteurs.

(AIP): M. le secrétaire général national du MIDD, situez-nous sur l’objet de votre rencontre d’échanges avec vos collègues et camarades instituteurs venus des IEP 1 et 2 de Gagnoa, de Guibéroua et d’Ouragahio ?

Mesmin Komoé (SGN MIDD): Nous entreprenons depuis deux mois une tournée de sensibilisation, d’information et de remobilisation de nos collègues enseignants et camarades du MIDD sur le terrain. A notre 37ème localité visitée qu’est Gagnoa, et nous rappelons que le MIDD compte 187 sections sur l’ensemble du territoire ivoirien, nous avons évoqué les acquis de la lutte que le MIDD a engagée depuis sa création.

Nous avons également identifié, aujourd’hui, ce qui reste à avoir et réfléchi sur les moyens que nous devons mettre en œuvre pour que nous puissions obtenir ce que l’Etat nous doit.

Il faut dire que sur le plan de l’enseignement, nous avons encouragé l’Etat à poursuivre la réforme au niveau pédagogique, réforme qui consiste, aujourd’hui, à ne surtout pas opposer les différentes approches pédagogiques mais à les rendre complémentaires, à faire effectivement que le régime pédagogique consacre, comme l’UNESCO l’a recommandé d’ailleurs, 90% du temps d’apprentissage aux disciplines fondamentales que sont le Français et les Mathématiques.

Sur le plan matériel, nous avons rappelé tout ce que nous avons eu comme acquis. Mais nous interpellons tout de même l’Etat pour que les arriérés liés à notre indemnité de logement (40.000 FCFA par instituteur/mois), qui devra d’ailleurs connaître une revalorisation et passer à 70.000 FCFA, de même que les arriérés liés à notre bonification indiciaire fassent effectivement objet de paiement. C’est un peu de tout cela que nous avons parlé avec nos camarades.

Nous avons terminé notre intervention sur le plan social, en présentant certains de nos projets sociaux dont le projet majeur qui est le projet immobilier qui, Dieu merci, avec l’appui de l’Etat continue de mieux s’exécuter.

Une enveloppe de 60 milliards de FCFA en jeu et la menace pendante d’une grève
AIP: Comment comptez-vous récupérer ce que l’Etat vous doit?

M.K: D’abord nous interpellons l’Etat. Il faut que l’Etat nous dise en effet comment il va nous payer. S'il y a une oreille attentive, nous allons saluer et accueillir favorablement cela! Nous sommes disposés à discuter si l’Etat ne peut pas les (arriérés) payer à nous tous en une seule fois, s’il ya lieu de discuter d’un chronogramme, d’un échéancier, nous sommes prêts et disposés à cela.

Mais nous n’allons pas abandonner cette dette là à l’Etat de Côte d’Ivoire. Et en cela, nous aurons un certain nombre de délai que notre assemblée générale (AG) va définir, et si aucune oreille attentive n’est prêtée à cette question, en tant que structure syndicale nous allons nous réserver le droit de toutes actions de masse pour attirer l’attention de l’Etat là-dessus.

AIP: L’Etat reste vous devoir une importante enveloppe. A Combien se chiffre-t-elle ?
K.M: Pour les reliquats de l’indemnité de logement et de la bonification indiciaire, c’est individuellement environ 1.280.000 FCFA que l’Etat reste nous devoir, donc ça fait globalement une enveloppe de 60 milliards de FCFA. Nous pensons que l’Etat peut dégrever ça sur une enveloppe budgétaire de 4.000 milliards de FCFA.

AIP: Parlant d’argent, quelles sont les actions que mène le MIDD pour aider ses membres dont bon nombre ploient sous les prêts usuriers ?

K.M: A ce niveau, nous avons saisi en son temps le ministère de l’Economie et des Finances pour éradiquer ce phénomène qu’on appelle le phénomène des ‘’margouillats’’ dans lequel malheureusement sont trempés bon nombre d’enseignants. Au niveau des fonctionnaires, ceux qui sont les plus impliqués, ce sont les enseignants, nos collègues, nos camarades.

Nous avons donc saisi le ministère pour que déjà en amont la question soit réglée parce que le constat aujourd’hui c’est que les margouillats, de façon malencontreuse, passent par le prélèvement à la source pour pouvoir spolier nos camarades.

Donc nous pensons que si l’Etat s’y implique, la totalité de leur salaire leur étant versée, ils (enseignants) peuvent vivre. Au demeurant, nous invitons nos camarades qui sont dans ces cas là, par rapport à la spécificité que sont leurs préoccupations, à venir à notre siège, nous allons ensemble étudier ces spécificités.

Nous avons des partenariats avec certains établissements financiers de la place, et nous verrons alors ensemble comment faire pour les sortir de cet imbroglio financier.

AIP: M. le SGN du MIDD, vous avez abordé un sujet d’actualité avec vos camarades, les grossesses en milieu scolaire notamment dans le primaire, parlez-nous en?

K.M: C’est vrai, nous profitons de notre tournée pour amener nos camarades et collègues instituteurs à prendre conscience de ce fléau nouveau que nous voudrions effectivement également dénoncer. Nous invitons aujourd’hui nos camarades à tout mettre en œuvre, à déployer toutes les énergies pour que nos enfants qu’on nous confie échappent à ce fléau.

Comprenez que 1.000 écolières (chiffres 2012-2013 du ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, MENET) engrossées en cours d’année scolaire, ça fait 1.000 enfants qui n’iront plus à l’école, alors que l’existence de notre syndicat qui est un syndicat de l’enseignement, cette existence là, disons-nous, est du fait de l’existence même de l’école, or si les enfants ne vont plus à l’école, il n’y as plus d’école, et le MIDD n’a plus de raison d’exister.

Donc nous pensons que le phénomène est suffisamment grave qu’important. Il faut que les enseignants, les maîtres notamment, sensibilisent parents et enfants pour que l’on n’arrive pas à ce phénomène catastrophique, mais mieux nous leur disons de ne pas eux-mêmes se rendre complices ou coupables de ces faits ignobles: les abus sexuels et les attouchements sur des écolières ou des élèves.

En somme, il ne faudrait pas que désormais l’on apprenne qu’un de nos militants est complice ou coupable de ces genres de phénomène.

Dénoncer les auteurs de grossesses dans le milieu des instituteurs membres du MIDD
AIP: Le cas échéant qu’allez-vous faire?

K.M: Le cas échéant, nous sommes une organisation syndicale et en tant que telle, nous avons pour devoir de défendre les intérêts de nos camarades, mais le camarade qui se rend coupable de ce fait là, le MIDD déclinera toute responsabilité vis-à-vis du soutien à lui apporter pour sa défense.

C’est ce que nous disons à nos camarades. Même mieux, nous sommes prêts, pour ceux qui se rendent complices ou coupables de ces genres d’actes odieux à les dénoncer pour que la rigueur de la loi s’applique à eux, parce que nous estimons que quand on est éducateur, quand on porte le vocable maître, il y a une certaine maitrise de ses pulsions sexuelles qu’on devait pouvoir avoir. Et il s’agit en la matière, de transformer l’énergie libidinale que les enfants ont en énergie de travail et non pas à leur faire des attouchements ou des abus sexuels.

L’opération immobilière des instituteurs avec la société Sophia n’a pas été occultée
AIP: M. le secrétaire général national, nous arrivons à la fin de notre interview, pouvez-vous nous éclairer sur l’opération immobilière des instituteurs du MIDD avec la société Sophia d’Ahmed Boua?

K.M : Ce qu’il faut retenir d’essentiel, c’est qu’aujourd’hui, nous avons un terrain de 78 ha pour bâtir des maisons aux instituteurs du MIDD. Nous avons sollicité pour ce faire l’accompagnement de l’Etat que nous avons obtenu.

L’Etat nous a désigné deux opérateurs-constructeurs immobiliers qui sont agréés par l’Etat lui-même dans le cadre du programme des 60.000 logements sociaux et économiques. Et ce sont ces deux opérateurs là qui sont en train de finaliser notre dossier technique pour passer à la phase de construction des logements des maîtres membres du MIDD.

En guise de dernier mot pour terminer, nous pensons, au vu des échanges francs et sincères que nous avons eus avec la base, que le message que nous avons porté ici à Gagnoa a été entendu par nos collègues et camarades. A juste titre, nous pouvons affirmer que oui à en juger par leur réaction. Mais nous allons mieux peser ça par rapport au retour, et le retour c’est leur comportement sur le terrain./.

Interview réalisée par ABOUO Joseph Agnès, journaliste, Chef du bureau régional de l’AIP pour la région du Gôh (Gagnoa), en collaboration avec les confrères des quotidiens Nord-Sud et Le patriote, et d’un animateur de Radio Gagnoa.

(AIP)
ask

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