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Recrudescence des violences de Boko Haram: L’angoisse des Nigérians de Côte d’Ivoire
Publié le mercredi 4 juin 2014  |  Nord-Sud
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Les attaques de Boko Haram ne laissent pas les Nigérians de Côte d’Ivoire indifférents. Ils ont exprimé leur angoisse à l’équipe de reportage de votre quotidien préféré, jeudi dernier.



Colère, consternation, douleur, exaspération… Ces mots semblent être peu forts pour qualifier l’état d’âme des Nigérians de Côte d’Ivoire, face à la recrudescence des violences de la secte islamiste Boko Haram, au Nigéria. « Je ne peux pas fermer les yeux. J’appelle toujours au Nigéria pour savoir comment vont mes parents», s’inquiète Asia Adetoye, rencontrée au Plateau-Dokui dans la commune d’Abobo, ce 29 mai. Cette dame est originaire de l’Etat de Kobi, dans le Nord-ouest du pays de Gooluck Jonathan, où la secte islamiste dicte sa loi. Assise au milieu de ses marchandises, essentiellement des matériaux de construction, la commerçante exprime son indignation face au drame que vit son pays. « Ce sont des bandits qui ont pris notre pays en otage. Ils tuent, enlèvent et violent sans raison valable. Tout ce qu’ils disent n’a rien à voir avec l’islam », fustige-t-elle, faisant allusion aux revendications islamistes de Boko Haram. « Moi-même, poursuit-elle, je suis musulmane, il n’est écrit nulle part qu’il faut ôter la vie à un être humain, car la vie humaine est sacrée. Seul Dieu qui donne la vie a la possibilité de la reprendre », souligne-t-elle. «Nous, Nigérians, toutes origines confondues, sommes très affectés par ces crimes », relève un autre membre de la communauté musulmane du Nigéria en Côte d’Ivoire. Ailleurs dans la même commune, devant un magasin d’appareils électroménagers, un autre Nigérian se confie à nous, la mine renfrognée. Fernand Nkwanku, originaire de Nassarawa, dans le Centre de la fédération nigériane, s’en prend même aux autorités de son pays. « Des personnes du gouvernement collaborent avec ces bandits qui violent et tuent impunément nos parents », accuse-t-il, insistant sur l’extrême barbarie de la secte. « Ils mettent le pays à feu et à sang juste pour satisfaire leurs intérêts religieux ou politiques», s’indigne-t-il. Si Nkwanku regrette la montée en puissance de la terreur des ‘‘fous d’Allah’’, il se dit convaincu que son pays ne basculera pas dans un conflit interreligieux. « Boko Haram ne pourra jamais diviser le Nigéria. Je suis chrétien, ce qui me rassure, c’est que mes frères musulmans estiment que ces voyous ne suivent pas Dieu », s’est-il réjoui. A Adjamé, une autre dame, Tony Alibi pense que la cible du mouvement dirigé par Abubakar Shekau n’est autre que le président Goodluck Jonathan. « C’est le Président Goodluck qu’ils n’aiment pas parce qu’il est chrétien. Les choses sont simples, qu’ils aillent le prendre et qu’ils laissent les innocents en paix », s’insurge cette dame de l’ethnie Yoruba. « Qu’est-ce que ces petites filles leur ont fait ? », s’interroge-t-elle, faisant allusion à l’enlèvement par la secte islamiste, en avril dernier, de 276 filles dans le Nord-est du pays. Pour sa part, YY, rencontré à quelques encablures de la mosquée Yoruba d’Adjamé, pense que ces fondamentalistes sont plutôt encouragés par les Occidentaux. «Ce sont les ‘’Blancs’’ qui sèment tout ce désordre. Ils veulent les ressources pétrolières du Nigéria », accuse-t-il.


DL (stagiaire)
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