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Assounvouè : Charles Konan Banny rend un vibrant hommage au 1er secrétaire général du PDCI–RDA
Publié le mardi 10 juin 2014  |  Ivoire-Presse
Réconciliation:
© Abidjan.net par Atapointe
Réconciliation: Charles Konan Banny échange avec la confrérie des Dozos
Vendredi 14 Mars 2014. Abidjan. Dans le cadre de ses consultations, le président de la CDVR Charles Konan Banny a reçu une délégation de la confrérie Dozo Benkadi Doumbouya.Photo: le président de la CDVR,Charles Konan Banny
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Toumodi - Assounvouè, village situé 7 km de Toumodi, dans la région du Bélier, a été le théâtre d’une double cérémonie le samedi 7 juin dernier. A savoir, l’intronisation de son dixième chef du village, Nanan Kouakou Lossy III et le baptême de l’artère principal du village du nom du plus illustre de ses fils, Auguste Dénise. Parrain de ces festivités qui ont battu le rappel des filles et fils de ce village de la commune de Toumodi, le président de la commission dialogue vérité et réconciliation, Charles Konan Banny a saisi l’occasion de son intervention pour rendre un vibrant hommage a celui qui demeure l’une des figures les plus emblématiques de la formation politique que dirige en ce moment le président Henri Konan Bédié. « Honneur à Auguste Denise ! L’œuvre qu’il a accomplie au service des Ivoiriens et de son pays, la Côte d’Ivoire, suffit à le hisser au rang des ancêtres dans ce Panthéon de nos pères où siègent les hommes de bien, les hommes qui ont apporté à la communauté beaucoup plus qu’elle ne leur a donné. Que l’hommage qui lui est rendu ici, à Assounvouè, trouve l’écho qu’il mérite, afin que tous les Ivoiriens sachent qu’Assounvouè a vu naître un héros que toute la Côte d’Ivoire doit célébrer désormais » : C’est en ces mots que Banny a mis fin à son hommage. Mais avant, il avait rappelé qu’Auguste Denis, né à l’époque coloniale, citoyen Français, mais ayant mêlé sa vie à celle des sujets français, fut dès la naissance du PDCI-RDA en 1946, son premier secrétaire général. « Tous les combats des Ivoiriens pour la conquête et la défense de leur liberté furent donc menés sous l’autorité d’Auguste Denise jusqu’au troisième congrès du PDCI en 1959 » a-t-il fait savoir, précisant qu’en « 1950, l’administration coloniale parvint à diviser le PDCI-RDA et certains de ses élus se rallièrent à l’opposition. En conséquence, Auguste Denise perdit la présidence du Conseil général au profit de Capri Djédjé. Le PDCI-RDA ne put reconquérir sa position qu’après la décision du président Houphouët-Boigny d’abandonner son alliance tactique avec le Parti communiste français (…) La lutte du PDCI-RDA contraignit la France à concéder une plus grande participation des Ivoiriens à la vie politique de leur territoire. Cette évolution fut inscrite en 1956 dans la Loi-Cadre, qui permit l’élection d’Assemblées territoriales en Afrique et la formation de gouvernements mixtes comprenant à la fois des Africains et des Français. Ce Conseil de Gouvernement était présidé par le Gouverneur de la Colonie. Quant au poste de vice-président, il revenait de droit au groupe africain majoritaire à l’Assemblée. Le PDCI-RDA ayant retrouvé sa majorité dès 1952, encore une fois Auguste Denise fut investi vice-président du Conseil de Gouvernement de la Côte d’Ivoire. À la suite d’une nouvelle réforme imposée par les rapports de force, Auguste Denise devint le président du Conseil de Gouvernement. Jusqu’à la formation du premier gouvernement autonome de la Côte d’Ivoire en 1959, Auguste Denise demeura le “Premier ministre“ de la Côte d’Ivoire. Il ne quitta la fonction que pour la céder à Félix Houphouët-Boigny revenu de France pour être Premier ministre ». « Cette année 1959, a poursuivi l’ex gouverneur de la BCEAO, fut une année difficile pour le Président Denise. Ayant été malade pendant de longs mois et s’étant rendu en France pour se faire soigner, une fronde naquit au sein du PDCI-RDA qui n’avait pas tenu de congrès depuis 1948. L’offensive était conduite par les jeunes du RDA (JRDACI) qui réclamaient à la fois un congrès et une élection libre pour le poste de secrétaire général. Lors du congrès de 1959, Auguste Denise dut renoncer au poste de secrétaire général qu’il avait occupé pendant 13 ans. Pendant ces 13 années, Félix Houphouët-Boigny, le leader incontesté du territoire, siégeait à Paris à l’Assemblée nationale française ou au Gouvernement français. Avec dévouement, loyauté et abnégation, le Président Denise avait tenu la maison et maintenu le parti en parfait état de marche ». « Contrairement à ce que l’on pouvait craindre, les difficultés d’Auguste Denise n’eurent aucune incidence sur son engagement politique au service de la Côte d’Ivoire. Sachant d’expérience qu’un homme d’État est parfois contraint de faire la part du feu pour sauver l’essentiel, il accepta sans protester de servir de bouc-émissaire » a-t-il fait remarquer avant d’ajouter que « Cet homme qui préféra la Côte d’Ivoire à la France quitta la vie comme il avait vécu, en évitant de déranger les gens ». « Auguste Denise fut un héros tutélaire, de ces héros protecteurs qui dispensent le bien-être autour d’eux en s’oubliant eux-mêmes. Cet homme modeste devait être tiré de l’ombre où il s’est maintenu toute sa vie. La tâche revient aux survivants qui ont le devoir d’écrire son épopée et de montrer aux nouvelles générations qu’en Côte d’Ivoire, un homme a renoncé au confort de sa situation privilégiée pour lutter au côté des “damnés de la terre“ au triomphe de la liberté, de la justice, du droit et de la fraternité humaine » a-t-il conclu.
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