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Coupe du Monde 2014 : enfin l’année de l’Afrique ?
Publié le samedi 14 juin 2014  |  Diasporas-News
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© Diasporas-News par DR
Coupe du Monde 2014
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A l’aune de la Coupe du monde qui a lieu du 12 juin au 13 juillet au Brésil, focus sur les chances des pays africains qualifiés pour cette grand-messe du football mondial.

Jamais tirage au sort de Coupe du monde n’aura autant gâté les représentants du continent africain. Hormis le Ghana qui est dans un groupe assez relevé mais largement abordable, le Cameroun, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Nigeria ont de grandes chances de sortir des poules. Et même de viser les quarts de finales. Encore faut-il s’en donner les moyens.

La capacité de performance sportive étant multifactorielle, il faut surtout craindre que des problèmes extra sportifs ne viennent polluer les prestations des athlètes. Ce n’est pas tout d’avoir du talent, et Dieu sait si l’Afrique en possède ; organiser et rendre performant ce talent, c’est une autre paire de manches. Mais il serait totalement défaitiste de ne pas rêver un tant soit peu.

Le Cameroun, un habitué
Régulièrement présent à cette Coupe du monde, c’est le pays le plus expérimenté. Qui ne se souvient de ce fabuleux parcours de 1990, avec la saga Roger Milla ? Depuis, le Cameroun apparaît comme une symphonie inachevée. Samuel Eto’o, quoi qu’on en dise, demeure un des meilleurs attaquants de la planète. C’est lui qui devra conduire ses jeunes équipiers dans cette aventure brésilienne.

D’ailleurs Big Sam, comme on l’appelle, y croit : ‘’Pourquoi pas rêver qu’une nation africaine, pour une fois, gagne la coupe du monde ? On ne nous attend tellement jamais que même ce rêve n’est plus permis. Le rêve est le début de toute réussite’’. Dans un groupe A où le Brésil fait figure de grandissime favori, les coéquipiers de Samuel Eto’o n’ont rien à envier aux Croates (éliminés au 1er tour en 2002 et 2006 et demi-finalistes en 1998), et aux Mexicains (qui ont atteint les 8e de finale à chaque Coupe du monde depuis 1994).

Le principal problème du Cameroun reste une relative faiblesse de sa défense. Aurélien Chedjou et Nicolas Nkoulou, les deux centraux sont loin de leur meilleur niveau. Aucun des gardiens de but (N’Dy Assembe et Charles Itandje) ne rassure. Mais, offensivement, cette équipe peut scorer contre n’importe quelle défense.

Le Nigéria comme en 1994 et 1998 ?
Invaincu lors des éliminatoires, le Nigéria a également de beaux arguments. Comme les Camerounais, les Nigérians se trouvent dans le groupe d’un favori pour la victoire finale, l’Argentine. Mais avec la Bosnie et l’Iran, la place de 2e semble plus que jamais accessible. "Ce n’est pas un mauvais tirage, a d’ailleurs déclaré Elderson Echeijile, le défenseur de l’As Monaco. Nous espérons prendre un bon départ contre l’Iran. Bien sûr, l’Argentine est l’équipe à battre dans ce groupe. C’est bien de la rencontrer dans notre dernier match de poule, à un moment où nous aurons pris confiance. La Bosnie joue son premier Mondial et l’Iran, c’est l’inconnue. Mais on ne peut pas les écarter car il y a toujours des surprises." Sorti au 1er tour en 2002 et 2010, mais 8e de finaliste en 1994 et 1998, les coéquipiers du portier lillois, Vincent Enyeama, peuvent crânement jouer leur carte.

Le Nigeria peut se reposer sur un fin tacticien en la personne de son coach Stephen Keshi. Ce technicien a réussi un pari, celui de faire jouer son équipe à ‘’l’africaine’’ malgré un grand nombre de joueurs évoluant en Europe. L’équipe joue sans calcul et va toujours de l’avant. Il n’y a pas un joueur de classe mondiale dans cette formation. Et ça tombe bien, au Nigeria, la star, c’est l’équipe. Pour les Super Eagles, une place au second tour, voire plus est envisageable.

La Côte d’Ivoire peut aller loin mais…
Difficilement qualifiée pour la Coupe du monde, la Côte-d’Ivoire a hérité d’un groupe largement à sa portée. Avec la Colombie pour tête de série, la Grèce et le Japon, elle se confrontera à un football différent à chaque match, mais elle peut franchir le 1er tour d’un Mondial pour la première fois de son Histoire. La formation de Sabri Lamouchi, finaliste de la CAN en 2006 et 2012, a néanmoins des adversaires qui peuvent tous prétendre à la qualification, ce qui rend d’autant plus son parcours incertain.

Incertitude, telle est la situation des Ivoiriens. Car si, sur le papier, l’équipe est constellée, avec Didier Drogba, Kolo et Yaya Touré, Serge Aurier ou Salomon Kalou, de joueurs de très haut niveau, la cohabitation n’est pas toujours évidente entre ces stars. Des rivalités avec des relents politico-tribalistes gangrènent cette belle sélection. En effet, depuis 2005 les Eléphants, avec la maturation des joueurs issus de l’Académie Mimosifcom, complétée par d’autres professionnels, sont une génération dorée. Le hic, c’est que le palmarès collectif de cette équipe reste vierge de titre d’envergure.

Le motif d’espoir pour la Côte d’Ivoire, c’est qu’elle n’a pas, contrairement à ses habitudes, viré son entraîneur après l’échec à la dernière CAN. Il reste à espérer que les joueurs se montrent aussi intelligents que leurs dirigeants l’ont été.

L’Algérie en bel outsider
Pour sa quatrième participation à une phase finale de Coupe du monde (après 1982, 1986, 2010), l’Algérie rêve bien évidemment de franchir cette phase de poules pour la première fois. Si la Belgique est tête de série, et que la Russie est un client dont il faut se méfier même si elle n’a plus disputé cette compétition depuis 2002, et que la Corée du Sud est difficile à jouer, les Algériens de Sofiane Feghouli conservent une belle chance de passer. En affrontant d’entrée les Belges, ils peuvent se placer sur la route d’un exploit. "Nous aurions pu tomber sur un groupe beaucoup plus compliqué mais il n’y a pas de poule facile ni de groupe de la mort", a réagi Vahid Halilhodzic, le sélectionneur des Fennecs. "La Belgique est un grand pays de football avec beaucoup de qualités et pourrait être, selon moi, l’une des surprises du tournoi."
Halilhodzic marche cependant sur des œufs. Le sélectionneur a convoqué dans sa liste des 30, à la surprise générale, Ryad Boudebouz, le joueur de Bastia, un joueur avec lequel il est en froid depuis ‘’l’affaire de la chicha’’. Le problème, c’est que le joueur est un des chouchous du public des Fennecs. Sera-t-il dans les 23 ? La réponse du coach à cette question risque d’être déterminante pour le reste de la compétition. Toujours est-il que, dans un climat apaisé, l’Algérie peut être une belle surprise de cette Coupe du monde.

Le Ghana crie vengeance
Le monde du football se souvient encore de la main de l’Uruguayen Luis Suarez qui a annihilé un but des Black Stars lors de la Coupe du monde 2010, provoquant un pénalty raté ensuite par Asamoah. Cette action, à elle seule, avait précipité l’élimination du Ghana qui avait atteint les quarts de finale. Elimination que la planète foot avait trouvée injuste, et qui a provoqué chez les Ghanéens cette impression d’avoir été floués en 2010.
Pour le présent Mondial, Kwesi Appiah, le sélectionneur de l’équipe du Ghana, a dévoilé une liste de 26 joueurs présélectionnés pour la Coupe du monde 2014, le 12 mai dernier. Toutes les vedettes des « Black Stars » ont été convoquées : Michael Essien, Sulley Ali Muntari, Kevin-Prince Boateng, Asamoah Gyan et les frères Ayew. Et force est de reconnaître que des 5 qualifiés africains, c’est certainement celui qui joue le meilleur football. Mais le Ghana est tombé dans un groupe très difficile avec l’Allemagne, les USA et le Portugal. Au pays du roi Abedi Ayew Pelé, on pense que la chose est faisable. Alors, rêvons avec le Ghana.
Au Brésil, pays du football, le continent africain pourrait placer au moins deux équipes en 8e de finale pour la première fois de l’Histoire de la Coupe du monde. Ce qui serait un juste retour des choses quand on voit que tous les grands clubs européens ont de grands joueurs africains en leur sein. 2014, l’année de l’Afrique ? Pourquoi pas !

Malick Daho
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