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Cocody-Angré : Des ex-combattants menacent l’ADDR
Publié le samedi 21 juin 2014  |  Nord-Sud
Cérémonie
© Autre presse par ADDR
Cérémonie officielle de rentrée des ex-combattants démobilisés
Lundi 09 décembre 2013. Azaguié. L`Agence pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR) des ex-combattants organisent une cérémonie officielle de rentrée des ex-combattants démobilisés
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Plusieurs dizaines d’ex-combattants ont battu le pavé hier à Angré, devant l’antenne de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration. La lenteur du processus de réinsertion semble être à la base de cette montée de l’adrénaline chez ces manifestants.


Les employés de l’antenne de l’Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réintégration (Addr) à Cocody-Angré ont connu hier un début d’après-midi agité. En effet, près de deux cent ex-combattants ont pris d’assaut cette antenne de l’Addr. Ils ont bruyamment manifesté, barrant pendant quelques minutes les voies qui mènent à ces bureaux. Ils disent être issus d’un groupe que l’Addr a formé pour la gestion ou le recyclage des sachets plastiques dans le cadre de la politique de réinsertion post-crise. A les en croire, cette manifestation fait suite au retard accusé dans leur réinsertion. Se présentant comme le porte-parole des manifestants, Franck Soro soutient que lui et ses camardes maintiendront la pression pour faire plier les responsables de l’institution dirigée par Fidèle Sarassoro. «Nous ne baisserons pas les bras, nous resterons mobilisés jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause. Notre patience a des limites», a indiqué M. Soro, flanqué d’une dizaine de ses camarades, le visage grave. Selon lui, après une formation qu’ils ont subie à l’Institut de la jeunesse et des sports à Marcory, ils sont opérationnels et devraient commencer à travailler depuis huit mois. Malheureusement, toujours selon les explications de Franck Soro, lui et ses camarades ne voient rien venir. «Ils nous ont assuré qu’une fois notre formation achevée, nous devrions commencer à travailler dans des usines de recyclage des sachets plastiques. Ils nous ont tellement rassurés sur la portée d’un tel projet que nous nous y sommes accrochés. Nous avons quitté les sites où nous étions encasernés, nous sommes désormais à la maison, dans l’attente du démarrage de notre activité. Malheureusement, notre attente dure depuis huit mois maintenant. Pour nous contenter, les responsables de l’Addr nous versent tous les deux mois la somme de 40.000 FCfa. Mais force est de constater que nous ne pouvons rien réaliser de viable avec cet argent qui est versé au compte-gouttes», raconte notre interlocuteur. «Certains de nos camarades, qui ont suivi la même formation, sont aujourd’hui intégrés à la Douane, aux Impôts… Ils ont certainement mis la main à la poche pour faciliter cette intégration. Nous autres qui n’avons pas grand-chose, nous sommes abandonnés à notre sort. Cela est inadmissible. Il y a une corruption rampante qui menace de faire échouer le processus de réinsertion des ex-combattants», accusent les manifestants d’hier. «Pour en finir avec cette situation, nous demandons à l’Addr de nous remettre les 800.000 FCfa auxquels nous avons droit, nous ne sommes plus intéressés par leur projet de recyclage de sachets plastiques», clament Franck Soro et ses compagnons.
Interrogé, le directeur du service de communication de l’Addr, Jean-Jacques Konadjé, appelle les ex-combattants à faire preuve de patience. «Ils doivent comprendre que l’Addr ne les abandonnera pas», a fait remarquer M. Konadjé, avant d’expliquer que le projet pour lequel ces deux cent ex-combattants ont été formés, est toujours d’actualité. «C’est juste qu’ils ne sont pas patients, sinon le projet est en bonne voie», tente-t-il de rassurer. Un discours que les ex-combattants disent avoir déjà entendu à plusieurs reprises.


DL (stagiaire)
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