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Fête de la musique 2014 : Didier Awadi “fusille’’ les hommes politiques
Publié le mardi 24 juin 2014  |  Nord-Sud
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A l’instar de plus de 700 villes dans le monde, Abidjan a célébré la fête de la musique samedi. Une grande fête qui a vu la participation des voix montantes de la musique africaine.

La 21e édition de la fête de la musique à Abidjan ce 21 juin, avait une affiche exceptionnelle : Didier Awadi (Sénégal), Kajeem ; Nash (Côte d’Ivoire), Smarty ; Smockey (Burkina Faso). Dénommée le concert des grandes voix, il a mis fin à 72 heures de réflexions universitaires sur le thème : « Politique de la rue, citoyenneté, engagement et prise de parole dans les espaces publics d’Afrique de l’Ouest ». Il est 00h 04, ce samedi, à l’Espace Canal aux bois de Treichville. L’ex-membre de Positiv Black Soul s’approprie la scène pour son concert live. Awadi gratifie le public des airs bien connus tels ‘’Ma révolution’’, ‘’Alhamdoulillah’’, ‘’Just Smile’’. Il fait un break, et annonce la fin de la première partie du concert. La seconde partie débute par un hommage au capitaine Noël Isidore Thomas Sankara, ancien président de la République du Burkina Faso. Après ce titre, il lance un appel à tous les révolutionnaires. Le poing levé, il lâche : «On devrait juger Truman pour crime contre l’humanité. Comment peut-on accepter de telles atrocités, Hiroshima, Nagasaki ? J’accuse Bush d’être un véritable boucher. Je ne juge pas. Mais, je n’accepte pas d’être formaté modèle Cnn, Abc, France 24, Tv5, Bfm ; c’est malsain ». Etonnée, mais aussi émerveillée par un discours si franc, la foule salue par des applaudissements. « J’accuse la France d’irresponsabilité devant l’histoire. Trop de coups d’Etat sont commandités par la France dans le noir. Au Comores, au Dahomey, au Congo, au Rwanda et même ici en Côte d’Ivoire. Je trouve que la France est très ingrate, quand elle parle de visa. Quand mon grand-père allait se battre pour la France, y avait-il des visas ? », assène-t-il. Le public lance des hourras. C’est à cet instant que le rappeur s’adresse à eux : «J’accuse les jeunes Africains, vous et moi y compris, d’être tous là à dormir ou à rêver de sortir du pays. On laisse la place aux coopérants ou aux colons qui nous pillent ». Didier Awadi accuse les chefs d’Etat africains d’être des collabos de l’Occident. Il pense que les pays mem­bres du conseil de sécurité de l’Onu sont des ‘’pyromanes qui jouent aux pompiers, après avoir mis le feu’’. Avant Awadi, Smockey, le verbe aussi acerbe avait décidé d’écrire l’histoire de l’Afrique avec le sang de toutes les victimes des crises et guerres absurdes que connaît le continent. Attaquant vertement des Présidents africains d’être des assassins. Les séquences les moins engagées du concert ont été magistralement tenues par Nash, Smarty, Prix révélation Rfi 2013 et Kajeem. Entre deux prestations en live, de nombreux artistes ont fait des passages remarqués. La musique a été célébrée, certes, mais c’était plus une musique qui parle à la cons­cience. Le concert a été organisé par le district d’Abidjan à travers la Coordination de la fête de la musique de Côte d’Ivoire (Cfmci) et Joint african studies program.

Sanou A.
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