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Économie Publié le jeudi 26 juin 2014 | AIP

Macroéconomie et gouvernance : le Sénégal bien noté par la Banque mondiale

Abidjan – Le Sénégal poursuit ses "progrès" en matière de politique macroéconomique, d’"inclusion sociale" et de gouvernance, selon une nouvelle étude de la Banque mondiale (BM) dans laquelle il est noté 3,8 sur 6.

De concert avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES), la BM a présenté jeudi à la presse sénégalaise, le rapport 2013 de son "Evaluation de la politique et des institutions nationales".

Dans cette étude réalisée par l’Association internationale de développement (IDA), une institution membre du groupe de la Banque mondiale, le Sénégal obtient la même note qu’il avait en 2012 : 3,8/6.

Cela signifie que la politique macroéconomique, comme la politique d’"inclusion sociale" et la gouvernance sont "assez stables" et que le pays a fait "beaucoup de progrès", selon Philip English, économiste chargé du Sénégal à la Banque mondiale.

Au plan budgétaire par exemple – le budget étant l’un des critères d’évaluation des pays -, cette note traduit le fait que l’Etat du Sénégal peut "s’endetter un peu plus que d’autres pays", a expliqué M. English lors de la présentation de l’étude.

L’économie sénégalaise était notée 3,65 en 2009, puis 3,68 en 2010, ensuite 3,78 en 2011, et 3,83 en 2012. Les notes varient de 1 à 16. L’Erythrée et le Soudan du Sud ont "les plus mauvaises notes" en 2013.

Avec sa note de 2013, le Sénégal se range dans la catégorie des pays dont les politiques macroéconomique, sociale et de gouvernance sont jugées "moyennes" par la BM, par opposition à d’autres, qui sont qualifiées de "faibles" ou "fortes".

Le Cap-Vert et le Rwanda sont les champions de ce classement, avec la note de 3,9 sur 6. Le Sénégal, qui obtient la même note que le Burkina Faso et la Tanzanie, a donc mieux fait que 19 pays africains notés 3,2. Au total, 39 pays sont classés.

Il s’agit de ceux pays bénéficiant des dons et crédits sans intérêt de l’IDA, c’est-à-dire ceux dont le produit intérieur brut (PIB) par habitant est inférieur à 1.200 dollars US (par an).

Le classement est établi sur la base de 16 critères, dont le développement humain, le commerce transfrontalier, l’administration publique, la dette, le secteur financier, la politique monétaire et l’accès du citoyen à l’information budgétaire.

Pour ce dernier critère, "le Sénégal est mal coté", a remarqué Philip English. "Mais il y a des initiatives allant dans le sens de l’amélioration" de ce critère au Sénégal, a-t-il signalé.

En ce qui concerne la protection sociale, "le chiffre du Sénégal est plus bas que la moyenne" des pays concernés par le classement en Afrique, a constaté M. English. Il a cependant loué les performances du Sénégal en matière de commerce transfrontalier par exemple.

La BM se satisfait de la manière dont le Sénégal gère sa dette extérieure, en le notant 4/6, pour ce critère. "Nous ne manquerons pas de tirer les conclusions de l’étude, pour améliorer" les performances du Sénégal, a dit Abdoulaye Samb, un conseiller technique du ministre sénégalais de l’Economie et des Finances.

En matière de politique sociale, il estime que les bourses familiales qu’octroie le gouvernement depuis 2013 à des couches sociales faibles devraient permettre d’améliorer les performances du pays dans les prochains classements.

(APS/AIP)
cmas
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