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Art et Culture

L’Hommage de Charles Konan Banny à Souleymane Koly…
Publié le jeudi 7 aout 2014  |  Ivoire-Presse
Le
© AFP par ISSOUF SANOGO
Le chorégraphe, metteur en scène et producteur guinéo-ivoirien Souleymane Koly
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« L’évocation mémorielle de Souleymane Koly me renvoie à deux époques, l’une distante de l’autre de 30 ans !
Ma première rencontre avec Souleymane Koly date de l’an 1974. A cette époque, j’étais Secrétaire Général de L’Organisation Inter-Africaine du café (OIAC) à Paris. Au cours d’un voyage au pays, je rendis visite à mon grand frère, Maître Jean Konan Banny, avocat inscrit au barreau d’Abidjan par ailleurs ancien Ministre, qui venait de sortir de prison politique (…).
A son domicile, je fis la connaissance de Souleymane Koly… Ce dernier était venu présenter son projet de création culturelle, recueillir l’avis et surtout solliciter les soutiens de mon aîné avant le lancement de son groupe artistique « KOTEBA », item bambara qui signifie littéralement en français, « L’histoire qui ne finit pas ou encore l’histoire continue ».
Ce jour-là, Souleymane Koly était accompagné de Siaka Coulibaly, dont on se rappelle qu’il était ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès de la Communauté Economique Européenne (CEE) à Bruxelles (Belgique)…
Et aujourd’hui où il nous quitte, les gens de ma génération mais également les plus jeunes peuvent juger de son immense contribution à l’édification ainsi qu’à la promotion de la culture ivoirienne…
Ma deuxième rencontre avec Koly se situe en 2004, soit 30 ans après la première. En tant que Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), je présidais toute l’organisation dédiée à la commémoration du 40ème anniversaire de l’Institution bancaire sous-régionale. Cette grande célébration était placée sous le joug de l’intégration en regard de la récente création de l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (Uemoa).
J’avais alors instruit mes collaborateurs qui travaillaient sans relâche sur les festivités marquant cet anniversaire, de prendre attache avec Souleymane Koly pour son expertise, pour son parcours et pour ce qu’il a apporté à la Cote d’Ivoire puis à l’intégration culturelle. Ce fut fait et bien fait !
De cette collaboration est née une grande œuvre baptisée « Cour commune », création rendue sous la forme d’opéra comme Koly seul en avait le secret…
Alors, au moment où nos gorges de spectateurs se nouent devant la tragique disparition du père d’ « Adama Champion », je m’interroge à haute voix :
- KO BANA ? (L’histoire s’achève-t-elle ?) ;
- A FOH Souley, KO BANA WA? (Dis-moi Souley, l’histoire est-elle achevée, finie ?) ;
A l’instar de milliers d’ivoiriens et au-delà, je n’attendrai pas la réponse. Je n’attendrai pas que Souleymane Koly me réponde. Car, je sais qu’il sait que nous savons tous :
- « KO MAN BA ! » (L’histoire n’est pas finie). Tout simplement parce qu’elle n’a pas de fin.
- Oui, KO TE BA !
Salut l’Artiste ! »

Charles KONAN BANNY
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