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Statut des Rois et Chefs traditionnels : Amoa Urbain craint de "graves problèmes" dans l’application de la loi
Publié le jeudi 21 aout 2014  |  AIP
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L’application de la loi portant statut des Rois et Chefs traditionnels pourrait aboutir à "une fracture sociale" et causer de "graves problèmes" si la désignation des membres de la Chambre nationale n’obéit pas à une "approche pyramidale", prévient le Pr Amoa Urbain.

L’initiateur du Festival de la route des Rois et Reines (Festi-Rois), dont les résultats des réflexions scientifiques lors des différentes éditions ont largement contribué à l’adoption de la loi, a fait cette déclaration mercredi, lors d’un entretien avec l’AIP consacré au bilan de la 10ème et dernière édition de ce festival.

Adoptée en juillet, la loi organise les Rois et Chefs traditionnels en une Chambre unique à vocation nationale. L’Etat ne versera pas de salaire aux membres de la chambre mais plutôt une subvention annuelle qui sera mise à leur disposition.

"La loi dit que la Chambre est composée de représentants des Rois et Chefs. Mais elle ne dit pas comment ils sont désignés. Si des mesures transitoires sont prises et qu’elles disent que ce sont ceux qui sont en place qui doivent gérer la chambre et qu’ils sont désignés à partir d’Abidjan, je crains fort que cela ne débouche sur de graves problèmes et ne cause une fracture sociale", avertit-il.

A son avis, cette chambre doit prendre en compte les spécificités régionales, en fonction du type d’organisation sociale en place.

"La désignation de ses membres doit obéir à une approche pyramidale. Sous l’autorité du préfet, les membres doivent être désignés d’abord au niveau de la commune, puis de la préfecture. Ensuite, au niveau de la région, les deux représentants à la chambre nationale sont désignés et ce sont ces derniers qui désignent le bureau exécutif. De la chambre nationale, on arrive à la chambre africaine qui devrait être l’émanation des chambres nationales pour être un organe consultatif auprès de l’Union africaine", a-t-il préconisé.

Il estime que cette chambre doit être uniquement gérée par les Rois. Toutefois, elle pourrait être coiffée par une instance de régulation ou une haute autorité rattachée au ministère de l’Intérieur ou de la Culture.

M. Amoa a annoncé, mercredi, qu’il arrêtait l’organisation du festival pour se consacrer à l’édition d’une encyclopédie des royaumes et civilisations africaines et à l’élaboration d’une chair africaine pour l’application de la Convention de l’UNICEF sur la protection de la petite enfance.

Lancé en 2004, le Festi-Rois a permis aux autorités traditionnelles de contribuer à la sortie de crise par la médiation entre les acteurs politiques et la sensibilisation de leurs sujets.

aaa/kkp/kam
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