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Art et Culture

Musique/Magic System : Un groupe qui monte, monte, monte
Publié le jeudi 11 septembre 2014  |  Le Democrate
Musique
© Abidjan.net par Serge T
Musique : Magic system offre un concert au 43e BIMA
Le groupe Magic System a offert un concert le Dimanche 17 Août 2014 au 43e bataillon d`infanterie de marine de Port Bouët ( Abidjan).
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En 1997, lorsque le groupe Magic System faisait son apparition sur la scène musicale ivoirienne, aucun puriste du show-biz ne vendait cher la peau de ces quatre (4) jeunes garçons. A cette époque, les « Salopards », les « Surchocs », les « Poussins chocs » et autres « Djigbô » tenaient le haut du pavé dans la lutte très acharnée pour le leadership de l’univers “zougloutique” en Côte d’Ivoire. Mais dix-sept (17) ans après leur arrivée dans cette arène musicale à l’époque très disputée, Asalfo, Goudé, Manadja et Tino connaissent aujourd’hui une carrière musicale des plus brillantes.

Le temps passe et rien ne semble l’arrêter. Il enchaîne les tubes et son succès a largement dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire, le pays qui a enfanté et forgé sa musique: Le Zouglou. Magic System, c’est de lui qu’il s’agit, fait aujourd’hui partie des groupes artistiques les plus populaires au monde. De ce petit quartier de la commune de Marcory (Anoumabo) où Asalfo, Goudé, Manadja et Tino démarrent leur carrière musicale dans l’animation de funérailles, mariages, baptêmes et matchs de foot, les « Magiciens » parcourent aujourd’hui la planète et font valoir leur talent à travers les plus grandes et prestigieuses salles de spectacles: Zenith, Olympia, Paulo sinter à New York. Comment expliquer ce succès médiatique et commercial alors qu’au départ de cette aventure rien vraisemblablement ne le présageait? La question n’est pas oiseuse, surtout que leur premier album « Papitou » sorti en 1997 fut un échec cuisant. Il faut aller chercher la réponse à cette question dans la musique des Gaou Magiciens.

Du wôyô à la World Music
Si Magic System doit son arrivée sur la scène internationale au célébrissime titre « Premier Gaou », morceau arrangé par David Tayorault en 1999 dans un zouglou avec des sonorités et arrangements assez simples, il faut admettre que ce groupe doit sa longévité sur la scène internationale au brassage qu’il a su effectuer entre sonorités africaines et musiques électroniques. Ce savant mélange de sonorités africaines et européennes supplantées de paroles simples produisent une musique dansante qui plonge les admirateurs de ce groupe dans l’euphorie à chacun de ses spectacles a propulsé ce groupe sur les chemins de la gloire en facilitant son introduction dans les circuits musicaux de l’Occident. En témoignent des morceaux comme « Bouger Bouger », « Zouglou Dance » (Joie de vivre), «Ambiance à l'africaine », « Même pas fatigué !!! », « Chérie coco » et tout dernièrement « Magic in the air », des titres à succès qui valent aujourd’hui à ce groupe 14 disques d’or et 3 disques de platine. Outre ce melting pot musical, l’on peut également citer les nombreux featurings avec Khaled, Soprano, etc dont ont bénéficié les garçons d’Anoumabo et qui ont aussi contribué à la percée du groupe.

Asalfo, un leadership au service du groupe

A la différence de nombreux groupes qui ont volé en éclats aux premières heures de gloire, Magic System a su rester soudé. Même si Traoré Salif alias Asalfo apparaît comme le leader incontesté de ce quatuor, cela n’est pas de nature à créer des problèmes de leadership au sein de cette formation. Au contraire, mettant son leadership au service de ses camarades, Asalfo a toujours considéré qu’au sein de Magic System chacun apporte sa pierre à l’évolution du groupe. Toute chose qui ne semble pas déplaire à Goudé, Manadja et Tino. Eux, qui ne tarissent pas d’éloges à l’égard de celui qui, dans son rôle d’ambassadeur de bonne volonté à l’Unesco depuis le 06 septembre 2012, ne ménage aucun effort pour mettre son charisme au service de cette institution. Ce n’est donc pas étonnant que le groupe Magic System bénéficie de l’estime dans les hauts lieux. On se souvient qu’en Décembre 2002, les quatre (4) chanteurs avaient été reçus par Jacques Chirac, président de la République Française, à l’époque. Mieux, pour sa visite officielle en Côte d’Ivoire les 17 et 18 Juillet en Côte d’Ivoire, l’actuel Président de la République française, François Hollande a tenu à ce qu’Asalfo fasse partie de sa délégation.
Ce que le leader du groupe de Zouglou le plus populaire au monde n’a pas refusé, lui qui s’est dit très honoré d’accompagner le président français au cours de cette visite. Pour sûr, ce leadership gagnant d’Asalfo bénéficie également aux autres qui ne peuvent que s’en réjouir.

Le Femua, entre show-buisness et charité
Magic System a des fans dans tout le monde entier. Mais, ce groupe n’a pas oublié Anoumabo, le quartier qui l’a accueilli dans ses moments de galère. C’est justement pour témoigner leur reconnaissance à ce quartier qu’ Asalfo et ses amis ont initié depuis 2008, le festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un évènement musical qui réunit chaque année sur un même plateau plusieurs sommités de la musique. En cette année 2014, la 7ème édition de ce festival qui s’est tenue du 1er au 06 Avril a vu la participation de grands noms de la musique d’ici et d’ailleurs: Amadou et Mariam (Mali), Youssoupha (France), Ferre Gola (RD Congo), Lady Ponce (Cameroun), Maxy Sedumedi (Botswana), Sana Bob (Burkina Faso) Geydu Blay Ambolley (Ghana), Fodé Baro (Guinée), Alpha Blondy ont apporté de la joie aux mélomanes sur les sites (Anoumabo, Yopougon, Le Femua qui se définit comme un des plus grands festivals de l’Afrique subsaharienne, se tient tous les ans dans une ville cosmopolite. Sa programmation artistique symbolise l’intégration. Outre le fait que ce festival soit le témoignage d’une reconnaissance au quartier qui a vu naître les membres du groupe Magic System, il est également un moyen pour ce groupe de poser des actions sociales au profit des populations ivoiriennes et africaines. Facteur de développement par ses actions sociales, le Femua a à son actif la réhabilitation et l’équipement d’hôpitaux, d’orphelinats, de pouponnières, des dons aux réfugiés ainsi que la construction d’une école primaire offerte à l’Etat de Côte d’Ivoire.
Francis K.




Hommage
Henriette Dagri Diabaté, le leadership féminin au service de la culture
Elle est présentée comme un bel exemple de l’affirmation du leadership féminin en Côte d’Ivoire. Première femme ministre d’Etat, première femme secrétaire général d’un parti significatif et Première femme présidente d’Institution, Henriette Dagri Diabaté est une femme d’expérience. Universitaire chevronnée bénéficiant d’une aura des plus favorables auprès des populations, celle que beaucoup se plaisent à appeler la « tantie » a toujours été à la hauteur de la tâche à elle confiée. Et justement si au plan politique, l’ex-secrétaire Général du Rassemblement des Républicains (Rdr) a su se distinguer, il faut admettre que son action dans le domaine des Arts et de la Culture n’est pas passée inaperçue.

Ministre de la culture dans le gouvernement Alassane Ouattara, alors premier ministre de Félix-Houphouët Boigny, premier Président de la République de la Côte d’Ivoire moderne, Henriette Diabaté y a passé 4 bonnes années. Et justement hormis les 10 ans pendant lesquels elle a été Secrétaire Générale du RDR, un parti alors de l’opposition, l’expérience la plus longue de sa carrière de femme ministre aura été celle qu’elle a passée à gérer la politique culturelle de l’Etat de Côte d’Ivoire jusqu’à la mort du Président Félix Houphouët-Boigny en décembre 1993. Une période au cours de laquelle celle qui précéda Bernard Zadi Zaourou au ministère de la culture a initié de nombreux programmes novateurs qui ont considérablement marqué les esprits. Née d’un père photographe, Henriette Diabaté est une historienne de haut rang. Elle a été une très grande ministre de la culture.

Des réalisations qui parlent
C’est en tant que ministre de la culture et de la francophonie que Henriette Dagri Diabaté a initié le Marché des arts et du spectacle africain (Masa), les Grapholies, le Palais de la Culture, construit la clôture du Musée des civilisations. C’est également sous la houlette de Dagri Diabaté que l’INA (Institut National des Arts) est devenu un établissement d’enseignement supérieur du nom de INSAAC (Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle) et qui apparaît comme une restructuration de l’enseignement culturel et artistique en Côte d’Ivoire. Dagri Diabaté a eu en outre a repenser le Bureau des Droits d’Auteur afin de permettre aux créateurs des œuvres de l’esprit de mieux bénéficier des fruits de leurs efforts. Il n’est donc pas étonnant qu’au regard des résultats satisfaisants qu’elle a obtenue de 1990 à 1993, elle ait été désignée pour encore diriger le ministère de la culture sous la transition militaire du Général Robert Guéi (1999-2000). Même si cette deuxième expérience n’aura duré que cinq mois pour cause de démission, il faut admettre que celle qui est aujourd’hui la grande chancelière de Côte d’Ivoire a beaucoup apporté aux arts et à la culture en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs à juste titre que Maurice Kouakou Bandama, ministre ivoirien actuel de la culture et de la francophonie a initié du 13 au 15 mai 2013, un colloque international sur le thème : « Henriette Dagri Diabaté : la question du leadership féminin : histoire et actualité » pour célébrer les qualités de cette femme. Un colloque à l’issue duquel, le ministre Bandama a envisagé l’institution d’un prix "Henriette Dagri Diabaté de l’éducation et de la culture", en vue de célébrer la qualité et récompenser les chercheurs de tous genres.

Bah Francis K.
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Le Democrate N° 1049 du 10/9/2014

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