Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
Abidjan.net NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Journée des droits de l’enfant: la ministre Anne Ouloto présente les actions du gouvernement
Publié le vendredi 21 novembre 2014  |  Ministères
Solidarité:
© Abidjan.net par Atapointe
Solidarité: Le gouvernement octroie 20 millions de Fcfa aux rapatriés de Centrafrique
Jeudi 25 Septembre 2014. Abidjan. Hotel du district. Le gouvernement par l`entremise de la ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant Anne Ouloto a fait don de 20 millions de Fcfa aux rapatriés de Centrafrique
Comment




La ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Anne-Désiré Ouloto, a présenté au nom du Gouvernement Ivoirien, les actions menées dans le cadre de la protection des enfants. Ceci dans le cadre du 25ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE) le 20 novembre 2014, qui a pour thème « Protection des Enfants contre les violences, bilan et perspectives, 25 après l’adoption de la CDE ». Lire ci-après sa déclaration officielle :

« Ivoiriens,
Ivoiriennes,
Chers (ères) compatriotes,

La Côte d’Ivoire à l’instar de la Communauté internationale célèbre le 25ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’Enfant (CDE) le 20 novembre 2014.

Cette Convention, adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies est un instrument de droit international visant à assurer à tous les enfants, en tant qu’êtres humains particulièrement vulnérables, la reconnaissance de droits sociaux, économiques, civiles et politiques.

Cette année, le thème retenu « Protection des Enfants contre les violences, bilan et perspectives, 25 après l’adoption de la CDE », nous offre l’opportunité encore une fois de faire l’état de la situation de l’enfant dans notre pays, dans la logique de la ratification de la CDE par la Côte d’Ivoire le 4 février 1991.

A ce titre, il convient d’indiquer que des succès notables ont été observés au cours de ces dernières années, en vue de garantir les droits de nos enfants.

Au titre du renforcement du cadre juridique de protection de l’enfant, on peut citer l’adoption de la loi sur les Pupilles de la Nation et les projets en cours tels que la loi sur les Pupilles de l’Etat, la ratification de la Convention de la Haye sur la protection et la coopération en matière d’adoption internationale.

A Côté de ces mesures d’ordre législatif, le Gouvernement vient d’adopter la Politique nationale de Protection de l’Enfant (PNPE) qui vise à lutter contre les violences, abus et exploitation à l’encontre des enfants, la création d’un Comité National de lutte contre la traite des personnes, en particulier contre les enfants et les femmes.

Il sera mis très prochainement en place un Comité Interministériel de mise en œuvre et de suivi de la PNPE et ses Comités Départementaux.

Par ailleurs, le Gouvernement a mené des actions concrètes de protection des enfants ayant trait à :
- La lutte contre la pauvreté ;
- La protection sanitaire des femmes et des enfants ;
- L’accès à l’éducation pour tous en particulier des filles ;
- La lutte contre le VIH/SIDA ;
- L’élimination de la traite et les pires formes de travail des enfants.
- La mise en place d’une ligne d’assistance téléphonique aux enfants « Allo 116 Enfant en détresse »
- L’institutionnalisation du Parlement des Enfants de Côte d’Ivoire.

Toutes ces actions ont pu être menées grâce à la volonté politique affichée de Son Excellence Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire qui fait de la protection de l’Enfant une priorité. Avec lui, Madame Dominique Ouattara, la Première Dame ne ménage aucun effort pour le bien-être des enfants de Côte d’Ivoire.

Malgré tous ces efforts, beaucoup reste encore à faire. Pour de nombreuses familles, l’enregistrement des naissances à l’état civil, l’accès à l’eau potable, ainsi qu’aux soins de santé primaires, aux jeux et aux loisirs demeurent des privilèges dont elles ne peuvent bénéficier.

En outre, de nombreux enfants sont confrontés à des situations difficiles ou d’exclusion, comme le fait de vivre dans un ménage pauvre, de ne pas aller à l’école, d’être privés d’encadrement parental ( enfants de/dans la rue, adolescents à comportements déviants, orphelins, enfants en institution…), de ne pas bénéficier de dispositions spéciales en matière de justice pour mineurs et d’être affectés par un handicap.

Par ailleurs, on constate une recrudescence des adoptions illégales soutendue par des réseaux parallèles, voire le recrutement, le vol, la vente d’enfants et la gestation par autrui rémunérée.

Au demeurant, l’éducation des enfants comporte à certains égards des modes répressifs impliquant des châtiments corporels. Certaines normes socio-culturelles traditionnelles tolèrent des pratiques qui constituent en réalité des formes de violence touchant particulièrement les filles.

La violence sexuelle est particulièrement répandue dans les foyers, dans les écoles et dans la communauté. Elle touche majoritairement les filles à partir d’un très jeune âge tout comme les garçons.
La traite et l’exploitation des enfants dans les pires formes de travail constituent un phénomène préoccupant, contre lequel le pays a engagé une lutte depuis une décennie.

Force est de constater que l’exposition des enfants à la maltraitance, l’abus et l’exposition est d’abord imputable au faible statut de l’enfant dans les relations sociales.

Bien que considéré comme une richesse pour la famille et la communauté, à l’enfant sont souvent assignés des rôles de dépendance et de soumission, de contribution au revenu familial à partir d’un âge qui peut être très précoce, sans qu’on ne lui reconnaisse véritablement l’ensemble des droits garantis par la CDE.

La violence impacte non seulement dramatiquement sur les individus victimes, mais elle a aussi un coût pour la société, en particulier en matière de santé.

La violence se transmet de génération en génération, les enfants abusés ou maltraités ont plus de chances d’être des parents abuseurs ou maltraitants, et les garçons victimes de violences ont plus de chances de commettre des actes de violence contre leur partenaire intime.

Ivoiriennes, Ivoiriens
Mesdames et Messieurs

Matérialiser notre foi en une existence heureuse pour l’enfance, transformerait la vie de milliers d’enfants en Côte d’Ivoire qui seraient ainsi protégés d’une mort prématurée, de la pauvreté et de la maltraitance.

Nous disposons des connaissances, des ressources et des impératifs juridiques qui devraient permettre à chaque enfant de commencer sa vie dans les meilleures conditions, dans un environnement familial offrant l’amour, les soins et le soutien dont il a besoin pour grandir, apprendre et s’épanouir pleinement.

Bien que des obstacles majeurs existent en la matière, nous avons la conviction de pouvoir atteindre ces objectifs.

Pour y parvenir, il nous faudra accorder une priorité beaucoup plus importante aux enfants privés de services essentiels, de protection et de possibilité de participation.
Mais cela ne sera possible que dans un environnement propice à la paix.
Agissons donc de sorte à mieux défendre les droits des enfants et à mieux assurer leur protection. Il y va de la survie de notre société.

Vivent les droits des enfants

Je vous remercie »
Commentaires


Comment