Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
Abidjan.net NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Développement : le Rapport annuel de la fédération des Ong de développement de Côte d’Ivoire (FEDOCI)
Publié le mercredi 7 janvier 2015  |  FEDOCI
Comment




La Fédération des ONG de Développement de Côte d’Ivoire (FEDOCI) présente son rapport sur le développement de la Côte d’Ivoire pour l’année 2014. La FEDOCI a installé sur toute l’étendue du territoire ivoirien quarante-deux (42) Coordonnateurs Régionaux. Les Coordonnateurs Régionaux sont les responsables des grandes Organisations de la Société Civile (OSC) dans chaque région administrative du pays. La FEDOCI est représentée dans les dix communes d’Abidjan par vingt Coordonnateurs Régionaux. Le rapport de la FEDOCI est rédigé sur la base de données vérifiées et transmises par les Coordonnateurs Régionaux. Le présent rapport prend en compte les actions de développement ou celles dont les populations ont exprimé le besoin à nos représentants depuis le mois de décembre 2013 jusqu’en décembre 2014.
Les sujets ont été classés par rubriques avant d’être affectés à des chapitres retenus en fonction de leur pertinence et de leur fréquence dans les rapports. Le rapport annuel 2014 de la Fédération des ONG de Développement de Côte d’Ivoire portera sur les chapitres suivants :
- La sécurité des biens et des personnes
- La santé
- Les infrastructures économiques de base
- L’accès des femmes aux financements
- La situation globale des personnes vivant avec un handicap
- L’emploi
- La paix sociale et la réconciliation nationale
Chapitre I : La sécurité des biens et des personnes
L’année 2014 a été marquée par une baisse remarquable des attaques répétées des groupes armés contre les populations. Rappelons que le phénomène des « coupeurs de routes », malfrats organisés en bande et attaquant continuellement les camions de marchandises ou les cars de voyageurs avaient, il n’y a pas longtemps, pignon sur rue en Côte d’Ivoire. Les principales voies du pays et principalement la voie reliant la ville d’Abidjan aux régions septentrionales du pays étaient les zones de prédilections des « coupeurs de routes ». L’année 2014 a toutefois connu quelques actions tristes des coupeurs de routes avec des pertes en vies humaines. Le 10 mars 2014, suite à une attaque des coupeurs de routes, le chauffeur d’un véhicule de transport en commun a perdu la vie sur l’axe Seguéla-Vavoua dans le Centre-Ouest du pays. Le 25 octobre 2014, les coupeurs de routes ont dépouillé des voyageurs sur l’axe Ferké-Kong dans la région Nord du pays.
Les patrouilles des forces régulières ivoiriennes pour endiguer le phénomène des coupeurs de routes sont visibles sur toute l’étendue du territoire national. Mais, la persistance de cette forme de banditisme est un obstacle réel à la liberté de circuler.
Un second phénomène, urbain celui-ci, a marqué négativement les Ivoiriens au cours de l’année 2014. Il s’agit des attaques des « microbes » dans plusieurs communes du pays. Organisés en gangs, des jeunes des quartiers populaires ont mené des agressions multiples dans le district d’Abidjan essentiellement. Agés pour la plupart de moins de 20 ans, ces jeunes gens, armés d’armes blanches ont dépouillé des citoyens de leurs biens et ont souvent provoqué des morts d’hommes. Le 05 août 2014, Dr Kouyaté Ibrahim, un jeune universitaire, a perdu la vie dans une attaque des « microbes » dans la commune d’Abobo. La fin de l’année 2014 a connue une réduction de cette criminalité urbaine suite à des actions d’envergure de la police nationale dans les fiefs de ces jeunes malfaiteurs.
La sécurité est connue pour être la mère de tout développement. En conséquence, la symbiose entre les forces régulières et les populations civiles devrait être renforcée pour la réussite des programmes de sécurité.
Les autorités de Côte d’Ivoire devraient davantage impliquer les populations civiles dans le processus de sécurisation du pays. Des rencontres sont menées dans ce sens en vue de la Reforme du Secteur de la Sécurité. Mais, œuvrer à l’émergence d’une réelle confiance entre les forces régulières et les populations faciliterait la conduite des actions de sécurité. Les populations et les forces régulières ont connu ces derniers mois de 2014 des moments de face-à-face qui confirment que la confiance tarde à s’installer véritablement.
Les émeutes dans la commune d’Odienné au nord-Ouest du pays en novembre 2014, suite à une interpellation d’un chauffeur de mototaxi illustre la fébrilité des relations entre les forces régulières et les populations.
Au-delà, la sécurité globale des populations et des biens a connu une nette amélioration conduisant la communauté internationale à placer l’indice de sécurité de la Côte d’Ivoire et principalement celui de la ville d’Abidjan au standard des grandes villes des pays modernes.
Chapitre II : La Santé
L’année 2014 a été incontestablement marquée par la menace de la fièvre à virus Ebola dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest. La FEDOCI s’est félicitée de la pro-activité des autorités ivoiriennes qui ont, dès les premières heures, enclenché les mesures de vigilance nationale.
La campagne intensive dans les médias et sur le terrain a permis de préserver la Côte d’Ivoire de l’intrusion du virus. Les mesures prises sont plus ou moins respectées dans les grandes villes. Il reste que des villages reculés ou ayant un déficit d’accès aux médias traditionnels, sont moins impliqués dans les actions de préventions de la fièvre à virus Ebola.
En ce qui concerne le quotidien de la gestion de la santé en Côte d’Ivoire, les difficultés d’accueil et la qualité des services dans les hôpitaux ivoiriens sont restées sans réponses réelles en 2014. Des chantiers ont démarré pour répondre à la problématique. Il est urgent que le gouvernement ivoirien vole au secours des urgences des hôpitaux en Côte d’Ivoire.
La question du taux de mortalité fœto-maternelle reste toujours préoccupante. De nombreuses femmes de Côte d’Ivoire continuent malheureusement de perdre la vie en donnant la vie. Les travaux de l’hôpital mère-enfant de Bingerville à l’Est d’Abidjan sont salués par la Fédération des ONG de Développement de Côte d’Ivoire qui y voit un réel espoir pour les femmes de Côte d’Ivoire.
Le paludisme, quant à lui, continue de provoquer de nombreux décès en Côte d’Ivoire, principalement chez les jeunes enfants. La distribution des moustiquaires imprégnées devrait aider, de l’avis des responsables du ministère en charge de la santé, à lutter contre le phénomène. Mais, les populations qui connaissent mal les modes de transmission de cette maladie (une majorité des populations continue de croire que le paludisme est dû à la consommation d’huile ou à l’exposition au soleil) rechignent à utiliser les moustiquaires imprégnées.
La volonté affichée du Chef de l’Etat de doter chaque gros village de centre de santé pourra donner un souffle nouveau à l’amélioration de la santé en Côte d’Ivoire.
Chapitre III : Les infrastructures économiques
La FEDOCI salue les actions du gouvernement ivoirien en faveur de l’amélioration des infrastructures économiques et de la voirie singulièrement. Suite à la réalisation du tronçon de l’autoroute Singrobo-Yamoussoukro et à la réhabilitation du tronçon Singrobo-Abidjan, la FEDOCI s’est félicitée d’une remarquable évolution des activités liées aux transports sur l’autoroute.
Les infrastructures routières ont connu une nette amélioration sur toute l’étendue du territoire ivoirien. La construction de ponts essentiels tels que ceux de Bassawa sur la Comoé, de Bouaflé, de Kounahiri ont donné à l’économie de la Côte d’Ivoire un souffle réel.
Le summum des travaux d’infrastructures routières pour l’année 2014 a été sans nul doute, la fin des travaux et la livraison du pont Henri Konan Bédié et de l’échangeur du boulevard Giscard d’Estaing à Abidjan. La FEDOCI a salué aussi des grands travaux de routes dans les communes de provinces.
Chapitre IV : L’accès des femmes aux financements
La Côte d’Ivoire n’échappe pas à la règle commune à toutes les banques qui est que l’on ne prête qu’à ceux qui ont l’argent. Malheureusement, les femmes de Côte d’Ivoire se trouvent de l’autre côté de la barrière, pour la grande majorité. Elles sont donc confrontées à l’absence de financements de leurs micro-activités. Le FAFCI dont l’objectif avoué est de pallier cette insuffisance de financements est en cours avec des fortunes diverses.
Le dernier recensement des populations a montré que près de la moitié de la population ivoirienne est composée de femmes. Les montants du FAFCI et son mode de gestion devront prendre en compte cette donnée.
Chapitre V : La situation globale des personnes vivant avec un handicap
La FEDOCI a, au cours de l’année 2014, échangé avec soixante-sept organisations d’Ivoiriens vivant avec un handicap. Elle a ensuite adressé un memo au Chef de l’Etat qui a promptement réagi en imputant les dossiers aux ministères techniques concernés par les points de revendications mentionnés dans le memo.
Les personnes handicapées déplorent constamment l’inadaptation des locaux administratifs ivoiriens ; Ils sont soit incapables d’accéder aux lieux de travail – quand ils sont à la fonction publique- soit priés de rester chez eux par des chefs de services qui manifestent peu d’entrain à avoir des collaborateurs vivant avec un handicap.
Chapitre VI : L’emploi
L’agriculture a de tout temps été présentée comme la cause du succès de la Côte d’Ivoire. Elle est connue pour fournir de l’emploi (temporaire) à la main d’œuvre non qualifiée. Les jeunes Ivoiriens sortis des universités et des grandes écoles ne trouveront certainement leur compte dans les métiers de l’agriculture que si le secteur commence sa modernisation et son industrialisation.
Le secteur informel du fait de ses difficultés reste, lui aussi, une zone de transit entre le chômage et l’obtention d’un emploi « mieux organisé ». Deux des chambres consulaires de Côte d’Ivoire sont chargées des secteurs de l’agriculture et de l’artisanat. Mais, la création d’emplois attrayants pour les jeunes diplômés dans ces deux secteurs attend un engagement plus soutenu de l’Etat. Les populations ivoiriennes, surtout les jeunes, continuent d’espérer trouver, pour la plupart, un emploi.
Chapitre VII : La paix sociale et la réconciliation en Côte d’Ivoire
L’année 2014 a été marquée par les appels à la paix et à la cohésion sociale par de nombreux leaders d’opinion. La paix est le préalable au développement. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui a traversé une crise aigüe, la démarche vers la paix est essentielle et mérite d’être constamment soutenue. La FEDOCI a regretté le bilan présenté par l’institution chargée de conduire la politique de réconciliation. L’on a juste assisté à la présentation d’un répertoire des griefs des populations les unes contre les autres. Toute chose qui est si bien connue de tous les Ivoiriens que c’est justement la recherche de remède à ces griefs qui est, à l’origine, la raison de la création d’une institution chargée du dialogue et de la réconciliation. La FEDOCI suggère, avec insistance, la restructuration de la structure chargée de coordonner les actions en faveur de la paix et de la réconciliation. Les crises de confiance entre les Ivoiriens et les directions de leurs partis politiques, la tension à fleur de peau entre les dirigeants de même partis etc. sont des signes que la Côte d’Ivoire a continué de couver sa crise ou ses effets psychologiques toute l’année 2014. Le processus de réconciliation mérite d’être poursuivi avec une institution dédiée et véritablement engagée dans le projet de rapprochement effectif des Ivoiriens. La paix est la mère de tout développement !
Abidjan le 02 janvier 2015
Pour la Fédération des ONG de Développement de Côte d’Ivoire (FEDOCI)
Le Président National
Satigui KONE
13 BP 1941 Abidjan 13. Tél : (+225) 24002276/ LD : (+225) 24002314. Mobiles : (+225) 09242453/ (+225) 02968888. Site internet : www.fedoci.ci/ email : satigui@fedoci.ci / konesatigui@yahoo.fr
Commentaires


Comment