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Burkina: nouvelles attributions du régiment de sécurité présidentielle d’ici à 3 mois (officiel)
Publié le vendredi 13 fevrier 2015  |  AIP
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Abidjan - Le président de la Transition au Burkina Faso, Michel Kafando, a annoncé mardi, des nouvelles attributions d’ici à trois mois, du Régiment de sécurité présidentielle, quelques jours après un second mouvement d’humeur de ce corps d’élite fondé par le président déchu Blaise Compaoré.

«Des instructions ont été données afin que d’ici à trois mois, un plan de réorientation de l’emploi du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) me soit transmis par la Commission que j’ai mise en place à cet effet dès le mercredi 4 février 2015 », a écrit le président de la Transition du Burkina Faso.

«La Transition est l’émanation de la volonté populaire et vouloir l’entraver par la coercition ou la violence, c’est s’attaquer en direct au peuple. C’est le sens des manifestations de réprobation généralisée du 7 février dernier », a prévenu Michel Kafando.

Le RSP a contraint à nouveau, le gouvernement de Transition à reporter le mercredi 4 février dernier, le conseil des ministres pour protester contre des redéploiements en son sein.

Des organisations de la société civile ont alors manifesté le 7 février pour exiger le ralliement de ce corps d’élite aux autres unités de l’Armée et l’ONU a indiqué que «la communauté internationale ne toléra aucune entrave» au processus de Transition.

«A quelque chose, malheur est bon. Cette crise nous aura révélé le refus du peuple de se laisser caporaliser, de se laisser imposer un diktat par une fraction de l’armée», s’est réjoui le chef de l’Etat.

Mardi, le RSP, dans une mémoire de défense, s’est démarqué des «basses besognes» commises sous le régime de son fondateur Blaise Compaoré, chassé par la rue en fin octobre, et a assuré de «la garantie de stabilité à l’intérieur du territoire ainsi qu’à nos frontières» de «son personnel de qualité» face au «péril islamique».

Afin de taire les revendications croissantes dont le gouvernement de Transition fait face depuis sa mise en place en mi-novembre, Michel Kafando a convié «tout le monde à l’apaisement afin de permettre au gouvernement de travailler dans la sérénité pour répondre aux aspirations et attentes légitimes des populations tel qu’exprimées à la suite de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014».

(AIB/AIP)
cmas
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