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Charles Konan Banny, candidat aux élections présidentielles: «Je sens mon pays en danger»
Publié le jeudi 26 fevrier 2015  |  L’Inter
Politique/CDVR:
© Abidjan.net par Atapointe
Politique/CDVR: Charles Konan Banny face à la presse
Après avoir remis le rapport de sa mission à la tête de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation, Charles Konan Banny a animé ce mercredi 17 décembre 2014 une conférence de presse à sa résidence privée à la Riviéra.
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Le lundi 23 février dernier, après sa rencontre avec le comité de médiation commis par le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, le Premier ministre Charles Konan Banny s’est rendu dans son village, à Yamoussoukro, où il a reçu en audience privée une forte délégation des chefs traditionnels Baoulé du département de Sinfra, des secrétaires généraux, les chefs Baoulé et la jeunesse de Kononfla.

Ces populations se sont déplacées pour exprimer leur adhésion à la candidature déclarée aux élections présidentielles de 2015, de l'ex-président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr). «Nous voulons échanger avec vous sur l’actualité. Nous sommes venus vous demander d’être notre candidat à l’élection présidentielle de 2015. Oui, nous voulons que vous soyez le candidat du Pdci-Rda à cause de votre combat pour la préservation de notre parti tel que notre père Houphouët l’a créé. Nous comptons sur vous, et le peuple de Côte d’Ivoire a les regards tournés vers vous. Excellence, nous sommes venus vous écouter», a déclaré M. Loukou Kouakou Antoine, chef central des Baoulé de Sinfra.

Prenant la parole à la suite de ses hôtes, M. Charles Konan Banny s'est réjoui de la forte mobilisation des communautés venues le rencontrer. Pour lui, cette mobilisation symbolise l'attachement de ces populations aux idéaux du Pdci-Rda.C'est pourquoi il a tenu à partager avec eux et tous les Ivoiriens, les sentiments qui l'animent relativement à l'ambition qu'il nourrit. «Chers compatriotes, l’heure est grave. Ivoiriens et Ivoiriennes, militants et militantes du Pdci-Rda, je sens mon pays en danger. Depuis le combat contre l’exploitation des planteurs africains et le travail forcé, Félix Houphouët-Boigny n’a jamais aliéné le Pdci-Rda. Ce ne sont pas nous, disciples et héritiers, qui allons réussir cela. Le Pdci-Rda est l’héritage que notre père Houphouët nous a légué. Nous n’avons pas le droit de le brader au premier venu. Et il nous appartient à nous tous de combattre l’imposture».

Présentant le Pdci-Rda comme le fruit du sang des parents et des descendants ''intrépides'' qu'ils ont laissé, il exhorte les uns et les autres à répondre à son appel pour le défendre. C'est en ce sens qu'il explique sa candidature, à la suite de l'option qu'a prise le président du parti, Konan Bédié, depuis Daoukro, le 17 septembre 2014. «J’ai déclaré ma candidature pour préserver l’héritable de Félix Houphouët-Boigny et pour une Côte d’Ivoire réconciliée. Pour échanger sur l’actualité de notre pays, il faut être ensemble, parce que nous sommes du même pays. Vous êtes la force vive, l’avenir de ce pays. (…). Les Ivoiriens veulent se sentir bien chez eux en Côte d’Ivoire, et ça, c’est immatériel. Ils veulent se sentir ensemble dans leur différence et leur diversité ethnique, politique et régionale. La Côte d’Ivoire a une jeunesse qui a besoin d’être mise au travail. Les femmes sont très actives. Je suis candidat pour vous. Je ne veux pas que la Côte d’Ivoire tombe dans des mains inexpertes. Donnez-moi 5 ans pour que je vous prépare à prendre le relais».
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