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Oumé/ Week-end sanglant à Diégonéfla: 02 morts, 01 blessé grave
Publié le mardi 17 mars 2015  |  L’Inter
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Le week-end a été très agité du côté de Diégonéfla, localité située dans le département d’Oumé. Le bilan fait état de 02 morts, d’un blessé grave du côté des manifestants, et de bureaux saccagés chez les gendarmes.
Comment en est-on arrivé à une telle situation malencontreuse qui a ébranlé cette cité paisible? Sur la question, les témoignages divergent et les positions sont toutes tranchées. Gendarmes et populations se rejettent les responsabilités. Selon la version des hommes du commandant de brigade de Diégonéfla, l’adjudant Dény Doudou Ferdinand, des patrouilles sont régulièrement menées sur les axes reliant ladite sous-préfecture à Oumé et Gagnoa, conformément aux recommandations du Commandant supérieur de la gendarmerie. L'objectif est de traquer les coupeurs de route qui sévissent quelquefois dans la région.
C’est dans l’exercice de cette mission régalienne que les gendarmes, de jour comme de nuit, sont postés à des endroits stratégiques des voies. La nuit du drame, ils étaient à la scierie Jacob, une bourgade située à 7 Km du chef-lieu de la sous-préfecture de Diégonéfla. Cet endroit est réputé pour être le nid des bandits de grand chemin. Cette nuit-là, c’est-à-dire du vendredi 13 mars au samedi 14 mars 2015, vers 23h, à en croire nos sources, 3 individus sur une moto sont interceptés par des gendarmes. A l’aide de leurs torches, les hommes en armes leur font signe de garer. Mais, les occupants de la moto, des Burkinabé, refusent d’obtempérer et décident de prendre la fuite. Croyant avoir à leur trousses les gendarmes en faction, ils percutent violemment, dans leur progression, un camion garé. Sur-le-champ, deux des occupants de la moto sont tués. Quant au troisième, il sera secouru in extremis par les gendarmes et transportés à l’hôpital général d’Oumé.
Le lendemain matin, samedi, une cohorte de ressortissants Burkinabés résidant à la Scierie Jacob, armés de gourdins et de machettes, effectue une descente musclée à la brigade de la gendarmerie de Diégonéfla. Sans trop se poser de question, les manifestants saccagent tout sur leur passage. Faits graves, ils mènent une chasse aux gendarmes jusqu'à leurs domiciles. Les hommes du commandant Dény Doudou, informés plus tôt de l’arrivée de cette foule en furia, ont eu le temps de fuir la ville. Cette version des faits est contestée par les «parents» des victimes, qui soutiennent mordicus que le racket est à l’origine du drame. L’un d’entre eux, que nous avons rencontrés à la Scierie Jacob, a raconté que l’action s’est passée entre 19 h et 20 h, et non à 23 h comme tentent de faire croire les agents des forces de l’ordre. Notre interlocuteur affirme que les gendarmes auraient stoppé plusieurs véhicules en même temps, dont l’un d'eux, après son stationnement, avait carrément éteint ses phares. Ainsi, les motocyclistes qui roulaient à vive allure en provenance de Diégonéfla, n’ont pu s’apercevoir du danger, lorsqu’il s’est agi de se ranger sur le coté suite au coup de sifflet des forces de l’ordre.

Le choc est fatal. Sur-le-champ, deux des trois sont tués. D’où la colère de la population, samedi, pour crier leur ras-le-bol contre les abus dont ils sont victimes à longueur de journée. «Il y avait trois motos qui se suivaient. Les deux autres sont passés, mais celle où se trouvait les trois personnes, voulant s’arrêter, a percuté un véhicule stationné. Nous sommes, à longueur de journée, victimes de rackets. Souvent, des voitures, des motos sont signalés en même temps, alors que la voie est restreinte. Cette route relie deux grandes villes (Gagnoa et Oumé). Par conséquent, elle est beaucoup fréquentée. Donc, quand on stationne des véhicules, il faut faire en sorte qu’il y ait la fluidité, surtout qu’il n’y a pas de lampadaire», a-t-il confié.
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