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Twitter, Facebook, Instagram: les réseaux se réforment
Publié le samedi 18 avril 2015  |  RFI
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© Autre presse par DR
Twitter, Facebook, Instagram: les réseaux se réforment
Samedi 18 avril 2015. Abidjan. Facebook fait la chasse aux faux «like»
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Twitter contre la violence, Facebook contre les faux « j’aime », Instagram plus dur contre le nu... Ces derniers temps, les réseaux sociaux semblent revoir leurs conditions d’utilisation. Tour d’horizon.

■ Twitter contre les messages de haine

C’est la dernière annonce en date du réseau de micro-blogging. Jeudi 17 avril, Twitter a fait savoir qu’il allait sévir contre les tweets incitant à la violence. Plus généralement, tous ceux qui franchissent les limites de la liberté d’expression pour propager des discours de haine sont visés.

Cette annonce a pris la forme d’une tribune publiée sur le site du Washington Post. Dans ces colonnes, Vijaya Gadde, directrice juridique de Twitter, s’insurge contre toutes sortes de violences verbales qui fleurissent sur le réseau. « Parfois, écrit-elle, cela prend la forme de discours de haine dirigés contre les femmes et les minorités ; parfois, la forme de menace d’intimidation contre ceux qui prennent position » sur telle ou telle question. Puis d’en conclure : « Nous devons mieux combattre les contenus injurieux en nous gardant toutefois de museler la liberté d’expression. »

Pour ce faire, le réseau indique qu’il a, ces derniers mois, « investi lourdement » dans des moyens consacrés à la détection de contenus injurieux. « Nous avons triplé la taille de son équipe chargée de protéger les utilisateurs […], ce qui nous a permis de répondre à cinq fois plus de plaintes » en un temps bien moindre qu’auparavant, argumente-t-elle.

Mais dans sa tribune, la juriste en chef du média n’a pas détaillé comment Twitter comptait techniquement s’y prendre - hormis les signalements des utilisateurs - pour stopper les inextinguibles vannes du racisme en 140 caractères. Au risque de ne rester qu’au stade du vœu pieu, ou de la goutte de bonne volonté.

Le mois dernier, Twitter avait modifié ses règles d’utilisation pour bannir la « pornographie de revanche » de son réseau, c’est-à-dire la diffusion de photos ou de vidéos pornographiques sans le consentement des personnes qui y apparaissent. Dans le cadre de sa nouvelle politique, Twitter va revoir le champ des contenus « interdits » qui englobera désormais les messages menaçants. Twitter met déjà à disposition plusieurs outils dont les utilisateurs peuvent se servir pour signaler un contenu inapproprié : un formulaire en ligne et une option de blocage d’un contenu problématique. Enfin, parfois, la communauté des twittos se fait justice elle-même.

Cette sortie s’inscrit dans le sillage de Facebook qui s’est également mobilisé le mois dernier lorsqu’il avait clarifié ses règles sur ce qu’il est convenable de poster. Selon les nouvelles directives mises en ligne, Facebook avait notamment indiqué qu’il n’autorisait plus la présence de groupes qui font l’apologie « d’activités terroristes, d’organisations criminelles ou qui promeuvent la haine ». En France, les attentats du mois de janvier avaient généré des vagues de réactions sur internet, les sites de médias, les forums ou les réseaux sociaux. Parmi elles, des propos racistes ou faisant l’apologie du terrorisme.

Coïncidence, cette prise de position est intervenue jeudi 17 avril, jour de la présentation par le gouvernement français d’un vaste plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. L’un des principaux piliers de cet arsenal de 40 mesures prendra effectivement la forme d’une « unité nationale de lutte contre la haine sur Internet ». Elle sera composée, précise Le Monde, d’officiers de police judiciaire, et sera chargée d’améliorer le signalement et le suivi des actes et des propos racistes et antisémites sur la Toile. « Ses objectifs seront clairs : obtenir le retrait de ces contenus, identifier les auteurs et les poursuivre », a déclaré Manuel Valls : « la passivité sur Internet, c’est fini. » Cette structure s’ajoutera à la plateforme Pharos, mise en place par le gouvernement en 2014 pour pointer les déviances sur internet.
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