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Rackets et tracasseries routières: une ONG dit « NON » et vient en aide aux opérateurs économiques
Publié le jeudi 9 juillet 2015  |  L’intelligent d’Abidjan
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Dans le cadre de la lutte contre les fléaux qui entravent l’activité économique ivoirienne, l’ONG Stop à la fraude fiscale et la contrefaçon sans frontière en Côte d’Ivoire (SFFCSF-CI) a organisé le mercredi 8 juillet 2015 une conférence de presse à l’auditorium de la Bibliothèque nationale de Côte d’Ivoire (BNCI) situé au Plateau. Cette conférence avait pour thème : «La problématique de l’émergence à l’horizon 2020. Quelles solutions pour les opérateurs économiques face à la fraude, aux rackets et les tracasseries routières ».

Me Gbé Gonssan Henri, commissaire général de SFFCSF-CI après avoir présenté aux participants la vocation de l’organisation qui est la moralisation de la vie publique et la lutte contre les fléaux qui minent l’économie ivoirienne, a mis en exergue l’impact négatif des rackets et des tracasseries routières sur la vie quotidienne de la population ivoirienne. « Les rackets et les tracasseries routières sont à la base de l’inflation des prix de nos denrées alimentaires », a-t-il fait savoir. Aussi, ajoute-t-il: « Selon le rapport 2011 de la Banque Mondiale, notre pays, la Côte d’Ivoire est classé au 121ème rang des pays corrompus au monde. C’est pourquoi, nous SFFCSF-CI avons décidé d’endiguer ce fléau en mettant nos agents‘’USER’’ à proximité des opérateurs économiques». Gbé Gonsan Henri a précisé que ses agents ont pour mission de surveiller et d’apporter assistance aux opérateurs économiques et non d’entraver les missions des forces publiques (douane, la police etc).

Pour cela, il a invité les opérateurs économiques à être sérieux et honnêtes tout en respectant scrupuleusement les règles prescrites par la loi. Dans la même veine, le Colonel Assémian Victor, chef de l’unité spéciale de lutte contre le racket en douane, s’est adressé aux douaniers en leur disant qu’ils doivent attirer les investisseurs économiques et non faire le contraire. Il a illustré son propos en évoquant que selon le code pénal, le racket est un acte illicite. « Le racket est sanctionné par le code pénal d’une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 1 an », a-t-il déclaré. Aux agents ‘’USER’’ de l’ONG SFFCSF-CI, le colonel leur a recommandé d’être sérieux et vigilants dans l’exercice de leurs missions. Car dit-il : « Si un agent apporte assistance à un opérateur économique non en règle, il sera tenu responsable de la fraude et sera puni par une peine d’emprisonnement comme stipulé par le code pénal ». Quant à l’observatoire de la fluidité des transports (OFT), il a par le biais de son chef de service communication M. Octave Gondo témoigné à l’assistance que dans le cadre de cette lutte, plusieurs barrages illégaux ont été démantelés afin d’accroître l’activité économique nationale. Aussi, il a souligné que l’OFT lors de son bilan d’activité du premier semestre de l’année 2015, a indiqué que les rackets et les tracasseries font perdre plus de 100 milliards FCFA à l’économie ivoirienne.

S.A.G
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