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Allocution de la ministre Anne-désirée Ouloto à l’occasion de la Journée Mondiale de la Dignité des Victimes de la Traite des êtres humains
Publié le jeudi 30 juillet 2015  |  Ministères
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© Abidjan.net par Atapointe
Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains: La déclaration du gouvernement ivoirien
A l`occasion de la commemoration de la Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains, la ministre Anne Ouloto a livré le message du gouvernement
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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Chers (ères) compatriotes,

La côte d’Ivoire notre pays, à l’instar de la Communauté Internationale célèbre ce 30 juillet 2015, le 3ème anniversaire de la Journée Mondiale de la Dignité des Victimes de la Traite des êtres Humains.

Cette journée, instituée par la Résolution 68/192 de l’Assemblée Générale des Nations Unis, en 2013, revêt une importance capitale pour toute la communauté internationale, en ce qu’elle permet de faire connaître la situation des victimes de la traite humaine et favorise par la même occasion, la promotion et la protection de leurs droits.
Car la traite des êtres humains constitue l’une des pires formes de la criminalité organisée, à l’initiative de réseaux bien organisés, ainsi qu’une négation flagrante des droits de l’Homme et du respect de la dignité humaine.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Chers (ères) compatriotes,

Le phénomène de la Traite prend à travers le monde entier et spécifiquement dans la Sous Région Ouest africaine, des proportions alarmantes car tous les pays en sont victimes, dans un schéma de traite transfrontalière circulaire, soit en tant que pays d’origine, de transit ou de destination.

Faisant écho au plan mondial de la lutte contre la traite des personnes, adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2010 qui exhorte les Gouvernements à prendre des mesures concrètes et concertées pour contrer ce fléau, la Côte d’Ivoire a enregistré ces dernières années, des avancées significatives qui la mettent en conformité avec les standards internationaux.
La réponse gouvernementale s’est traduite notamment par l’adoption de plusieurs instruments juridiques, à savoir :
Un document de stratégie ;
Un plan d’actions quinquennal ;
Un plan de communication ;
Un plan de mobilisation des ressources.

Tout cet arsenal devra être consolidé par l’adoption très prochaine par l’Assemblée Nationale, d’un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes, lequel sera complété par la suite, par un autre projet de loi portant lutte contre le trafic illicite des migrants.
Tous ces résultats obtenus en si peu de temps, en termes d’engagements fermes et promesses concrètes ne l’auraient pas été, vous en conviendrez avec moi, sans une volonté politique clairement affirmée de dresser en Côte d’Ivoire, un rempart solide qui fait échec aux trafiquants d’êtres humains.

C’est pourquoi, je voudrais rendre un hommage tout particulier au Chef de l’Etat, le Président Alassane OUATTARA, dont l’engagement personnel a été un véritable catalyseur de la détermination du Gouvernement à éradiquer cette tragédie quotidienne des personnes vulnérables.

Je voudrais dans le même ordre d’idées, rendre un hommage totalement mérité à Madame Dominique OUATTARA, Première Dame de la République de Côte d’Ivoire dont le leadership fort remarquable, la met en première ligne de la lutte contre ce fléau dont la grande majorité des victimes sont principalement des jeunes filles et des enfants, naturellement vulnérables.

Je n’oublierai pas d’associer à ces hommages, nos partenaires principaux, l’Office des Nation Unies Contre la Drogue et le Crime (ONUDC), l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), le Centre International pour le Développement des Politiques Migratoires (ICMPD), l’union Européenne, le Département d’Etat Américain, l’Etat Japonais qui accompagnent la Côte d’Ivoire, dans ce combat de tous les jours.
Ivoiriennes, Ivoiriens, Chers (ères) compatriotes.

Cette lutte doit nous interpeler tous, parce que le drame de la traite des êtres humains se vit dans nos maisons, dans notre voisinage, hors de notre pays et avec nous-mêmes, en tant qu’acteurs, soit principaux, soit secondaires ou tout simplement victimes collatérales.

C’est donc pour moi l’occasion d’en appeler à l’esprit citoyen de chacune et de chacun, afin de vous exhorter pleinement à prendre une part active à cette lutte de tous les jours en contribuant notamment à la sensibilisation sur ce phénomène criminel, en dénonçant les trafiquants et les exploiteurs, et surtout en aidant à protéger et à préserver la vie des victimes et en lançant enfin avec Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l’ONU, ce cri du cœur :
« Ouvrons les yeux sur ce crime et nos cœurs aux victimes », car en effet, le moment est venu de dire non à la traite des êtres, sous toutes ses formes, pour le triomphe total des droits des personnes et de la dignité humaine.

Je vous remercie !
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