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Exclusif ! Jeux africains 2015 : Des Eléphants refusent la modique prime de 25.000F
Publié le mercredi 26 aout 2015  |  Le Sursaut
11èmes
© Autre presse par DR
11èmes jeux Africains à Brazzaville du 4 au 19 septembre 2015
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Plusieurs sélections nationales de Côte d’Ivoire risquent de se présenter à Brazzaville au Congo, sans leurs meilleurs éléments, pour les prochains Jeux africains. Explications.

La capitale congolaise, Brazzaville accueille du 4 au 19 septembre 2015, les XIe Jeux africains. La Côte d’Ivoire sera présente à ce rendez-vous avec neuf disciplines dont la natation qui a son dossier à l’étude depuis une semaine. Mais à quelques semaines du départ des différentes nationales, c’est le flou total. Si les sélections nationales comme le football féminin, le basket-ball, le handball, l’athlétisme, etc. essaient de se préparer à la hâte pour ce rendez-vous, il y a bien une question qui fâche les athlètes: la question des primes. Elle a été soulevée par la sélection nationale de handball dames qui a même mis un terme aux séances d’entraînement. Selon des joueuses rencontrées, tout serait parti de la délivrance des passeports des athlètes retenues pour le rendez-vous congolais. «Le ministère a fait savoir qu’il ne pouvait pas gérer le problème de confection de passeport qui figure en bonne place sur le document présenté par la fédération de handball. Au niveau de la fédé également, nos dirigeants font savoir qu’ils n’ont pas les moyens pour ce chapitre. Aussi, certains athlètes ont jugé très petite la prime d’entraînement en sélection fixée à 1500 F cfa par jour, alors qu’en club, des joueuses ont au minimum 2000 Fcfa par jour. Les gens nous demandent de faire nous-mêmes nos passeports, c’est mal engagé pour ces Jeux africains.», précise une joueuse de l’Africa Sport d’Abidjan retenue pour ces jeux. Mieux, elle fait savoir que les professionnelles qui devaient venir les rejoindre, refusent que la prime olympique fixée à 25.000 F cfa par jour et surtout ne veulent pas entendre parler de prime d’entraînement et de préparation à 1500F cfa. «Au handball, les professionnelles n’ont jamais eu le même traitement que les locaux. Nous savons qu’elles sont mieux traitées en Europe et cela ne nous posent aucun souci. C’est aux organisateurs de régler ce problème.», ajoute-t-elle. C’est demain que les joueuses et leurs encadreurs, selon une source proche de la Fédération ivoirienne de handball, seront en stage bloqué. «Nous attendons les toutes les joueuses et nous espérons que tout rentrera dans l’ordre.», espère-t-il.

Et le handball n’est pas seul dans ce cas. Au basket-ball, les primes d’entraînement et de préparation sont taxées de ‘’miettes’’. C’est d’ailleurs ce qui a conduit certains professionnels à mettre une croix sur l’Afrobasket 2015 en Tunisie. Outre ces primes, les basketteurs ivoiriens ont souhaité avoir une couverture assurance une fois en sélection de Côte d’Ivoire. «Fréjus Zerbo et les autres professionnels pour rien au monde, n’accepteront une prime de 25.000 F cfa. Il faut revoir la donne parce qu’au football, la Fif a fixé les primes à 5.000.000 F cfa et cela motive les pros. Il faut que l’Etat fasse un tel effort pour les autres sélections qui ont également des pros. L’Afrobasket 2015 est une Coupe d’Afrique et les jeux africains sont un grand rendez-vous continental.», soutient un ex-conseiller technique au ministère des Sports et Loisirs. Autre fait qui fâche les athlètes, ce sont les cadres du ministère et autres invités aux compétitions qui touchent de grosses primes. «Pour un déplacement en Afrique, un agent du ministère des Sports et Loisirs touche au minimum 70.000 F cfa par jour, alors que l’athlète qu’il accompagne n’a que 25.000 F cfa. Est-ce normal ? Est-ce que Murielle Ahouré peut accepter d’aller aux Jeux africains pour 25.000 F cfa? Ce sont des questions légitimes et non une affaire de patriotisme.», martèle un athlète handicapé de la Fédération ivoirienne des sports paralympiques. Qu’en dit le ministère des Sports et Loisirs? Silence et boule de gomme. Personne ne communique sur ces jeux. «Je suis à une séance de travail. Rappelez-moi plus tard. », a répondu hier au téléphone, Mme Fêtai Hortense Kinimo, pourtant Directrice des sports de haut niveau. Quand aurait-elle souhaité s’exprimer sur le sujet? «Je ne sais pas», a-t-elle coupé court. Une chose est sûre, ceux qui avaient à sa charge l’organisation de ces jeux sur le plan local, n’ont pas fait véritablement leur travail. Et à ce niveau, le ministre François Amichia qui n’a pris fonction que le 15 mai dernier, devra couper des têtes pour que le bricolage prenne fin à l’immeuble Soghefia, au Plateau.

Annoncia SEHOUE



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