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Ouattara, comme catalyseur de la communication institutionnelle en Côte d’Ivoire
Publié le vendredi 9 octobre 2015  |  L’intelligent d’Abidjan
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© Présidence par DR
Visite du chef de l`Etat dans le district du Woroba / Etape du Worodougou: le Président Ouattara échange avec les populations de Kani
Samedi 25 Juillet 2015. Séguéla. Le chef de l`Etat SEM. Alasane Ouattara a animé un meeting dans le département de Kani dans le cadre de sa visite dans la région du Worodougou.
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S’il est un fait que les historiens ou autres hagiographes des médias et de la démocratie ont volontairement, sauf méprise, méconnu, c’est bien qu’il devrait être bienséant de reconnaître et de souligner que la Côte d’Ivoire doit à Alassane Ouattara, tout comme à Félix Houphouët-Boigny, à Henri Konan Bédié et à Laurent Gbagbo, d’avoir œuvré à l’évolution du Cadre juridique et institutionnel de la presse et des médias en Côte d’Ivoire.
Quelle apparence d’ingratitude que des femmes et des hommes, qui ne travaillent que pour la gloire, se puissent taire d’une sollicitude et d’une protection aussi glorieuse que celles dont le Président Alassane OUATTARAa toujours entouré le vaste secteur de la presse, des médias et de la Communication.
C’est en effet, c’est à Alassane Ouattara, à lui seul, -et on l’oublie assez souvent !- que l’on doit d’avoir suscité et incité à l’emploi de Chargé de Communication au sein de nos organismes institutionnels, publics ou privés, intergouvernementaux ou internationaux, présents en Côte d’Ivoire.
Par sa conception du management et sa vision globale de la gouvernance publique, Ouattara en a fait un instrument stratégique dans la gouvernance institutionnelle, publique ou privée, et ouvert par là même des débouchés pour les étudiants, journalistes et professionnels de la communication, désireux d’y envisager une opportunité de carrière réussie.
Il en prit la décision, lors d’une émission télévisée, en 1992, sur la situation structurelle des entreprises publiques, qu’il annonça : « (…) Au sortir de cette émission, je vais d’ailleurs rendre systématique l’emploi du chargé de communication dans nos institutions ». En allusion à la situation qu’a connue l’ex-compagnie aéronautique américaine PANAM, aujourd’hui disparue des écrans Radar, dont les dirigeants avaient usé de la communication pour mobiliser l’ensemble des partenaires sociaux sur les difficultés structurelles auxquelles l’entreprise fut confrontée. Ces propos sonnent encore à mes oreilles, comme si c’était d’hier.
La suite, anecdotique ! La Côte d’Ivoire a sous les yeux la kyrielle d’écoles ou instituts de formation aux métiers de la communication et du marketing qui ont essaimé partout dans le pays, ouvrant ainsi des perspectives de débouchés et d’emplois à nombre de jeunes diplômés ivoiriens. Ceux-ci y construisent bien leur rêve, tant dans des institutions, entreprises, agences onusiennes de développement ou ailleurs dans des ONG.
Tenons-le pour dit ! Jusqu’en 1992, seuls les journalistes de l’AIP jouissaient de ce privilège, en qualité d’attaché de presse, pour lequel certains d’entre eux ont animé ce rôle, à la Présidence, dans des cabinets ministériels, les entreprises publiques ou sociétés d’Etat, les chancelleries diplomatiques.
Le plus illustre de ces bienheureux est, sans conteste, son ancien Rédacteur en chef, Edmond Zégbéhi Bouazo, ancien ministre de l’Information, ambassadeur et tout-premier président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA), sous le Premier Ministre Alassane Ouattara. Or donc, il y a bien des lustres qu’Alassane Ouattara a engagé la Côte d’Ivoire dans le processus du réformisme et du modernisme.
A cet égard, la part dévolue au secteur des médias dans le Programme National de Développement est assez significative, et l’AIP, premier organe officiel de l’Etat de Côte d’Ivoire, créée au lendemain de l’accession à l’indépendante, par la loi N°61-200 du 2 juin 1961, a déjà bénéficié d’un plan d’investissement de 595 millions de francs pour la période 2012-2015, pour la modernisation de son réseau de collecte et de diffusion des Nouvelles, dont le projet est confié au BNETD, n’en est que plus évocateur.
Après la réinstauration du multipartisme, le 30 avril 1990, et estimant le rôle primordial des médias dans l’approfondissement de la démocratie, le Premier ministre Alassane Ouattara, à la tête du gouvernement, a travaillé à doter l’environnement de la presse et des médias d’un Cadre juridique et institutionnel propre et, avant-gardiste. Bien que celui-ci puisse être encore amélioré et renforcé.
Auparavant, le fonctionnement des médias et la diffusion des Nouvelles fut longtemps, jusqu’à 1991, régie par la loi française du 29 juillet 1881, la même qui continue, à ce jour, de réguler le secteur de la presse en France. Que de chemin parcouru !
Ainsi, les lois jumelles de décembre 1991 portant Régime Juridique de la presse et Régime de la communication audiovisuelle, et les instances de régulation que sont la Conseil national de la presse(CNP), alors une commission, et la Haute autorité de la communication audiovisuelle(HACA), précédemment Conseil, mises en place, et grâce à un fin connaisseur du secteur, le Ministre Auguste Sévérin Miremont, qui en conduit le projet et son adoption, en portent-elles la signature.
L’Observatoire pour la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie(OLPED), qui vit le jour, en mai 1992, à Yamoussoukro, dans le cadre enchanteur de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux publics(ENSTP), intégrée à l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny(INPHB), quoique son initiative émane des professionnels du secteur eux-mêmes, peut également être considéré comme son œuvre, puisque l’ayant soutenu de tous moyens, financier et logistique.
Que dire de l’appui constant à la presse et aux entreprises de communication audiovisuelle et de la loi N°2013-867 portant accès à l’information publique et aux documents administratifs?
Comme quoi, sans prétendre être un démiurge, l’homme, qu’on l’aime ou pas, fait construire des carrières professionnelles et des rêves. Mais des rêves réalisables, ceux d’une jeunesse studieuse, ambitieuse et industrieuse, par-delà les clivages idéologiques, d’ailleurs aujourd’hui en très grand péril.
L’exemple du gouvernement socialiste français dont les choix de politique macro-économique ne parviennent pas encore à relancer durablement la croissance en infléchissant la courbe exponentielle du chômage,et rassurer, illustrent bien les tendancesà l’heure actuelle.
Pour s’en convaincre, il n’est que de relire l’interview accordée par l’ancien Directeur Général du Fonds monétaire international(FMI), le Français Michel Camdessus, lors d’un colloque sur les marchés émergents à Abidjan, en 2013, et de se renseigner sur le rôle que joua Ouattara dans la résolution de la crise boursière qui affecta, en 1997, les Dragons du sud-est asiatique, alors Directeur Général adjoint, et Numéro 2 du triumvirat dirigeant le FMI.
Les peuples de cette partie de la planète lui doivent d’être encore une destination qui compte dans le concert des pays émergents. Tant son expertise fut déterminante, ajoutée à leur discipline. Nul n’est prophète en son pays, dit le dicton !
Tout le monde n’a pas la chance de disposer d’Alassane Ouattara. Mais, vous, Jeunes, filles et garçons de Côte d’Ivoire, qui exultez déjà de la perspective que vous offre la libéralisation de l’espace télévisuel en cours-puisque le volet Radiophonique l’étant, depuis 1991, par le Gouvernement, sachez saisir votre chance avec lui pour son dernier mandat.
C’est pourquoi, pour avoir ainsi fortement et, avec détermination, marqué, de façon significative et décisive, l’évolution des médias et de la Communication en Côte d’Ivoire, le Président Ouattara doit désormais figurer au panthéon d’illustres personnages qui ont eu une influence notable sur le développement des intelligences, des métiers et de l’activité d’information et de communication en Côte d’Ivoire. Et ce sera avec raison !
Car, comme Mirabeau, cet homme d’Etat français, le Président Alassane OUATTARA a eu tort d’avoir appliqué aux choses cet excès d’audace et de clairvoyance qui interdit, le plus souvent, de gagner les batailles du moment, mais garantit de remporter celles de l’avenir.
FOUSSENI N’GUESSAN
Journaliste
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