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Retrait du candidat Essy Amara de l’élection présidentielle: La réaction du président de la coordination nationale des planteurs
Publié le vendredi 16 octobre 2015  |  Abidjan.net
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© Abidjan.net par CK
Retrait du candidat Essy Amara de l’élection présidentielle: La réaction du président de la coordination nationale des planteurs
Vendredi 16 Octobre 2015. Abidjan. M. Bilé Bilé, président de la coordination nationale des Planteurs de Côte d`Ivoire a animé une conférence de presse à Abidjan. L`objet de cette conférence: expliquer aux planteurs de Côte d`Ivoire les raisons du retrait du candidat Essy Amara des élections présidentielles du 25 octobre prochain.
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Chers amis et collègues planteurs,
Je voudrais, dès l’entame de mon propos, vous réitérer les salutations de la coordination nationale des planteurs de Côte d’Ivoire pour la fidélité, l’engagement, la mobilisation et la détermination toujours sincère que vous ne cessez de lui manifester, chaque fois qu’elle vous sollicite. Je salue donc la promptitude avec laquelle vous répondez aujourd’hui encore à cette invitation, et ce malgré l’intensité de vos activités champêtres en ces temps-ci. Le faisant, vous démontrez une fois encore, combien l’intérêt de notre corporation, prime sur nos tâches personnelles. Soyez-en une fois de plus remercié.

Chers collègues,
Depuis la mise en place de la coordination nationale, nous avons fait du chemin ensemble et comme le dit bien un adage de chez nous, quand la marche n’est pas encore terminée, on ne cesse pas de balancer les bras. C’est pourquoi nous devons continuer notre marche, toujours dans l’optique de parvenir à un mieux être pour le monde paysan. Et dans cette vision, nous avons décidé de ne manquer aucun rendez-vous où notre avenir serait enjeu.
Chers collègues planteurs,

Il y a exactement 13 mois, soit à un an du scrutin présidentiel, vous me mettiez en mission avec un objectif clair ; trouver l’oiseau rare, après la disparition du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, pour que le monde paysan dont les fruits des durs labeurs ont bâti et continuent de bâtir notre pays divorce totalement d’avec la pauvreté à lui imposer comme épouse ces dernières décennies.

Chers collègues,
Il n’y avait donc pas meilleure occasion pour nous de rompre les amarres des habitudes statiques qui avilissent le paysan au moment où le pays doit choisir ses nouveaux dirigeants auxquels il revient de donner une orientation politiques des actions de développement, que de faire entendre sa voix. Dès lors, la coordination nationale des planteurs, tout comme bien d’autres organisations de notre société qui apporte leur soutien à des candidats déclarés dans la course présidentielle, a estimé, quant à elle, qu’il fallait faire la démarche inverse ; celle de s’offrir son propre candidat. Par cette démarche, la coordination voulait éviter le non respect des engagements pris qui a toujours été le péché mignon des politiques ; celui de l’oubli une fois élu.

Chers amis et collègues,
C’est donc en exécution de ce mandat d’aller trouver cette personnelle idéale que nous avons rencontré le président Essy dont le choix a fait l’unanimité des planteurs pour lui exposer le projet que nous voulons réaliser avec sa torche éclairée de diplomate mais surtout en tant que discipline des actions du premier des planteurs de Côte d’Ivoire ; le Président Houphouët-Boigny.

Chers collègues,
Ces différentes démarches, comme vous le savez, ont rencontré l’adhésion du Président Essy qui a donné son accord du principe. Des engagements de part et d’autres ont été alors pris pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat. Depuis que l’information de ce que les paysans ont copté un candidat et non des moindres à la présidentielle a été rendue publique, comme une sorte de ballet, le cabinet provisoire mis en place n’a cesse de recevoir du monde. Et jusqu’à la veille du l’ouverture de la campagne tout allait bien même si, à un moment du parcours, des impostures ont tenté de faire surface, je dis bien tenté parce que très vite nous avait pu contenir les quelques velléités manifestées contre notre action.
Mais hélas ! Chers collègues,
Notre rêve bien d’être brisé sans que nous ayons senti ce vent venir. Notre joker vient de jeter l’éponge et c’est par voie de presse que nous l’avons appris comme tous. Alors que le risque était grand notre engagement aux côtés du Président Essy contre le détenteur du pouvoir, lui aussi candidat à sa propre succession, nous étions assurés d’une victoire certaine et prêts à aller jusqu’au bout sans rien en attendre en retour, en dehors de l’intérêt du monde paysan. Mais hélas, cela s’est fait sans que l’on ait songé à l’avenir de toute une corporation qui croyait pourtant avoir fait le bon choix.
Chers collègues,
Quand on vit sur la planète des hommes, il faut s’attendre à toute sorte de scénario même le plus spectaculaire. Et ce qui vient de se produire à la limite ne nous aurait pas affectés si la manière y avait été mise. Le Président Essy n’est plus candidat ! Est-ce que cela doit-il atténuer notre détermination, notre engagement ? Si oui, c’est que nous n’aurions pas fait œuvre utile pour la postérité. Car nous aurions choisi de miser sur les hommes que de nous laisser guider par notre conception et conviction des choses.

Chers amis et collègues,
Nous pensons que cette défection ne devrait pas arrêter notre marche. Elle ne doit surtout pas atténuer notre détermination à la lutte pour des meilleures conditions de vie du monde paysan. Peut-être nous nous sommes trompés de chemin mais pas de combat. Car chercher à améliorer son existence ne saurait être considéré comme une folie. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de maintenir la cohésion au sein de notre corporation, c’est de tirer toutes les leçons de notre choix et d’éviter à l’avenir de nous égarer puisque le challenge demeure.

Chers collègues,
Une fois de plus, la classe politique de notre pays vient de nous démontrer que les engagements politiques ne durent que pour celui qui y accorde un intérêt particulier. Elle vient de nous rappeler qu’en politique, on ne peut que compter sur soi-même. Il est donc question pour nous d’en tirer aujourd’hui toutes les leçons de notre engagement politique.
Chers collègues,
Aujourd’hui, et cela n’est pas discutable, notre corporation enregistre pas mal de compétences capables de briguer la magistrature suprême. Et nous pensons qu’il faut désormais explorer cette voie et s’y préparer. Il suffit seulement de se mettre au travail dès maintenant si nous y croyons. Si nous le souhaitons et le voulons, nous y parviendrons et même vite, nous en sommes persuadé. Mettons ces moments à profit dans nos plantations en restant à l’écoute de vos responsables.
Au pouvoir, la coordination nationale des planteurs recommande :
1) Un dialogue immédiat avant le scrutin entre tous les candidats sous la supervision de l’Onuci et l’Union Européenne afin de parvenir à un minimum de consensus sur la composition de la CEI
2) A défaut un décalage du calendrier électoral s’impose
Cher collègues planteurs,
En attendant que nous nous retrouvions pour parler de notre avenir, nous vous invitons, au moment où s’ouvre la campagne café-cacao, à retourner dans nos bases et à nous consacrer à notre terre d’où nous tirons nos principales sources de revenues. La Côte d’Ivoire a trop souffert des crises à répétitions ces dernières années et les paysans qui paient toujours le lourd tribut de ces dérapages des hommes politiques ne veulent plus revivre les expériences amers du passé. Elle a besoin plutôt d’un environnement paisible pour son développement et nous entendons y travailler à cela. Le moment venu, si la coordination juge nécessaire, elle vous donnera des consignes.
Cher amis et collègues,
Je voudrais, pour terminer, nous inviter, chacun à garder sa dignité qui, en aucune occasion, ne saurait faire l’objet de marchandage.
Merci pour votre mobilisation , restez à l’écoute et à très bientôt

Pour la coordination nationale des planteurs
Le président Bilé Bilé
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