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La Côte d’Ivoire célèbre la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants
Publié le jeudi 19 novembre 2015  |  APA
Madame
© Ministères par DR
Madame le ministre de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, Anne-désirée Ouloto
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La Côte d’Ivoire célèbre jeudi et vendredi la 15è Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants dont l’objectif est de mettre en évidence le problème des abus, violences et exploitation à l’encontre des enfants, ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion de programmes de prévention.

Cette célébration sera marquée pendant ces deux jours par des activités de sensibilisation et de promotion de la protection des enfants sur l’ensemble du territoire national ivoirien en vue de les prévenir contre des abus dont ils sont souvent l’objet.

Dans le message du gouvernement à la faveur de cette journée, la Ministre de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, Anne-Désirée Ouloto relève que malgré les nombreux acquis réalisés au profit de l’enfance au cours de ces dernières années, les droits de l’enfant continuent de subir des atteintes dans de nombreux pays.

En Côte d’Ivoire, explique-t-elle dans la déclaration parvenue à APA, les données sur la situation de l’enfant montrent que « 9 enfants sur 10, soit 87% des enfants âgés de 2-14 ans (filles et garçons) sont victimes de violence émotionnelle tant en zone rurale qu’urbaine, touchant toutes les couches sociales (2006) ».

Dans le pays, « 1 enfant sur 5 enfants de 2-14 ans est victime de corrections physiques sévères et 25% des filles de 15-17 ans sont victimes de violences physiques avec une vulnérabilité accrue au Nord-Ouest (49%) », ainsi que « 7.6% des filles de 15-17 ans/4,7% des 15-19 ans sont victimes de violences sexuelles par leurs partenaires intimes (EDS 2012) ».

Les statistiques indiquent également que « plus du tiers des élèves (38%), filles comme garçons, sont victimes de harcèlement sexuel à l’école. 11,7% des élèves sont victimes d’attouchements forcés. 18%) des élèves sont victimes de viols. 14% des élèves ont fait l’objet de harcèlement sexuel de la part d’enseignants ».

Mme Ouloto souligne en outre que « 3.5% des élèves ont des relations sexuelles avec les enseignants et 46% des élèves sont frappés par leurs enseignants, en particulier dans le primaire, et 30% font l’objet de punitions humiliantes ».

« Les abus, l’exploitation et la violence faite aux enfants constituent un problème universel et alarmant », poursuit la ministre de la Ministre de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, relevant que «c’est un sujet qui gêne, qui dérange!».

Pour elle, il est donc temps qu´une « attention accrue », ainsi que des «mesures urgentes efficaces et soutenues de sensibilisation, de prévention et de protection soient prises, aux niveaux familial, local, national ou international ».

La Côte d’Ivoire, a adopté plusieurs textes légaux, juridiques et règlementaires afin de prévenir les différents abus, la maltraitance, la négligence, et d’assurer la sécurité et le développement des enfants et adolescents.

Des services sociaux, des associations et des organisations de la société civile sont depuis plusieurs années à pied d’œuvre pour soutenir les enfants victimes, les mettre à l’abri et leur offrir des prestations d’aide psychosociale, juridiques, d’adaptation et de réadaptation.

« Nous devons donc tous nous mobiliser: gouvernement et organisations de la société civile, familles et individus, afin de jouer un rôle plus actif dans la promotion et le respect des droits de l’enfant et nous insurger contre ces pratiques déshumanisantes », exhorte Anne-Désirée Ouloto.

Selon elle, l’augmentation des mesures préventives, l’amélioration des techniques de protection, la sensibilisation de l’opinion publique et l’encouragement des dénonciations « apparaissent clairement comme la manière la plus appropriée et efficace d’aborder le problème ».

L’engagement du Président de la République et la Première Dame, à placer la protection des enfants au cœur de leurs priorités, « exige de nous une prise de conscience collective et individuelle afin que les mentalités changent », a-t-elle ajouté.

La Journée Mondiale pour la prévention des abus envers les enfants a été lancée en 2000 par la Fondation Sommet Mondial des femmes (FSMF), en synergie avec la Journée des droits de l’enfant. L’objectif est de mettre en évidence le problème des abus, violences et exploitation à l’encontre des enfants, ainsi que la nécessité d’intervenir de toute urgence par la diffusion de programmes de prévention.



LS/APA
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