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Côte d’Ivoire : ce que l’on sait de la mutinerie de la Maca qui a coûté la vie à « Yacou le Chinois »
Publié le mardi 23 fevrier 2016  |  Jeune Afrique
Mutinerie
© AFP par SIA KAMBOU
Mutinerie à la Maison d`arrêt et de correction d`Abidjan (Maca)
Mutinerie à la Maison d`arrêt et de correction d`Abidjan (Maca) Samdi 20 Février 2016. Abidjan (Yopougon)
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Comment a éclaté la mutinerie ?
La mutinerie a commencé samedi matin, quand des prisonniers ont attaqué des gardiens de la prison. Selon le procureur général Aly Yéo, les violents affrontements ont été provoqués par un « ex-détenu qui tentait d’introduire de la drogue dans l’établissement ». Plusieurs prisonniers auraient alors accouru pour lui venir en aide, notamment en raison des mesures prises contre le trafic quelques jours plus tôt.

Menés par Yacouba Coulibaly, les mutins ont tenu tête aux forces de l’ordre pendant plus de deux heures à l’aide d’armes d’assaut de type kalachnikov. Quelques heures plus tard, les autorités ivoiriennes annonçaient le retour au calme à la Maca.

Qui était Yacouba Coulibaly, dit « Yacou le Chinois » ?
Délinquant récidiviste, Yacouba Coulibaly a d’abord été condamné en 2010 à vingt ans de prison pour vol aggravé. Dit « Yacou le Chinois » en raison de ses yeux bridés, il s’évade peu de temps après son incarcération. En 2011, il réapparaît pendant la crise postélectorale du côté des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) loyales à Alassane Ouattara, et est promu au rang de colonel.

Après une nouvelle série de crimes, Yacouba Coulibaly revient à la Maca en 2012, suite à une deuxième condamnation à vingt ans de réclusion. Il deviendra rapidement le taulier de cette prison surpeuplée. Comme le racontait à Jeune Afrique un ancien détenu de la célèbre prison, « Yacou le Chinois » rackettait les nouveaux arrivants, organisant un business très lucratif au sein du plus grand centre de détention de la capitale économique.

Un détenu gênant, que les autorités avaient à plusieurs reprises souhaité transférer, sans succès. En 2013, une tentative de transfert avait entraîné une mutinerie et provoqué la mort de trois détenus. Yacouba Coulibaly faisait d’ailleurs savoir qu’il régnait sur la Maca : en 2015, il avait organisé en grande pompe son anniversaire dans la prison.

Comment de telles armes de guerre sont entrées à la Maca ?
... suite de l'article sur Jeune Afrique

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