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Sortie de livre/ Blé Goudé évoque sa prison avec Dibopieu et Jean-Noël Abéhi
Publié le vendredi 1 avril 2016  |  L’Inter
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© Autre presse par DR
Début du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI
Jeudi 28 Janvier 2016. Pays-Bas (Haye). Le procès de l`ancien président Laurent Gbagbo ouvert cinq ans après la crise post-électorale. Photo: Charles Blé Goudé
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« De l’enfer, je reviendrai ». Le livre de Charles Blé Goudé, fraîchement publié chez les « Editions du moment », mêle témoignage personnel, inventaire et réflexions sur la vie.
L’ouvrage de 173 pages est écrit à la première personne du singulier. Mais, pour des raisons probablement liées à la situation de détenu de Charles Blé Goudé, il prend la forme d’une série d’entretiens réalisés par l’avocat ivoiro-belge, Zokou Séri. L’ex-leader des jeunes patriotes embarque le lecteur pour un long périple d’Accra à La Haye via Abidjan. Le bouquin grouille d’anecdotes impliquant des personnalités connues, telles Jean-Noël Abéhi et Jean Yve Dibopieu, ou non, à l’instar d’un certain Mohamed Abu Mustapha. Charles Blé Goudé relate sa rencontre, à la Direction de la surveillance du territoire (Dst), avec l’ancien patron de l’escadron blindé d’Agban, Abéhi et l’ex-leader estudiantin, Dibopieu. « Il est vrai qu’on m’avait discrètement soufflé que Dibopieu et le commandant Abéhi avaient été arrêtés au Ghana, mais je les croyais à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) pour Dibopieu et à la maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama) pour le commandant Abéhi. Je leur apprends que je suis désormais leur nouveau voisin. Etant surveillés, nous ne pouvons rien nous dire de sérieux. Nous attendons la nuit pour communiquer à travers le petit trou en bas de nos portes blindées (…) Après quelques jours, nous pouvons échanger. Nous ne boudons pas notre plaisir ! », consigne Blé Goudé. Aux pages 144 et 145, l’ex- bras droit de Laurent Gbagbo, évoque, avec une pointe de soulagement, le « couloir du bonheur », celui qui lui permettait d’engager des « analyses politiques » avec quelques co-détenus. Charles Blé Goudé raconte, perçoit, admet ce qu’il a pu sous-estimer, philosophe même : « Quand notre moral était au sous-sol, ce qui veut dire dans le jargon propre aux prisonniers que le moral était très bas, on s’encourageait avec des phrases inspirées de la pensée de Jean-Jacques Rousseau du genre : chacun gagne l’équivalent de tout ce qu’il perd. Pour  dire qu’il nous fallait accepter de souffrir maintenant pour mieux savourer notre bonheur de demain. Nous prisions grandement ces moments, tant ils nous donnaient le sentiment d’exister encore un peu ». Entre deux lignes, l’enfant de Kpogrobré (Guibéroua) apprend qu’à la Dst, il arrivait que le commandant Jean-Noël Abéhi donne des cours bibliques. « L’approche spirituelle est une arme qui permet de supporter l’insupportable », se résout à croire le patron du Cojep (P. 146). Jean-Noël Abéhi est encore celui qui a accolé à Jean-Yve Dibopieu, titulaire d’une maîtrise de philosophie, le sobriquet de Jean Jacques Rousseau. De Dibopieu, Charles Blé Goudé dit qu’il lui parlait souvent de certains grands penseurs comme Emmanuel Kant, Platon et…bien évidemment Rousseau. 
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