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Côte d’Ivoire-BAD/Un nouveau programme pour libérer le potentiel économique des femmes
Publié le vendredi 27 mai 2016  |  AIP
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Abidjan - Un nouveau programme lancé par le Bureau de l’envoyée spéciale pour le genre de la Banque africaine de développement (BAD) pour libérer le potentiel économique des femmes en Afrique.

Dénommé « Discrimination positive en matière de financement pour les femmes en Afrique » (AFAWA, ‘Affirmative Finance Action For Women in Africa’en anglais), ce programme, d’un coût de quelque trois milliards de dollars EU dont 150 millions de dollars à apporter par la BAD, a prou objectif d’appuyer les systèmes financiers, à travers une approche axée sur le partenariat, pour aider les femmes à accéder à un financement en Afrique.

Au cinquième jour des Assemblées annuelles 2016 de la BAD qui se tiennent à Lusaka, une dizaine de ministres des Finances africains, membres de la Communauté de pratique régionale sur l’égalité des sexes, ont convenu à huis clos d’instaurer une discrimination positive pour les femmes, en créant des fonds de garantie des crédits et des fonds de développement social spécialisés en microfinance.

Face à la faible proportion de femmes en Afrique, 16 à 20%, à avoir accès à un financement à long terme auprès des établissements financiers contre 44 % chez les hommes, la Communauté de pratique régionale sur l’égalité des sexes a jugé nécessaire de prendre des dispositions pour que soient accordées aux femmes des facilités auprès des banques commerciales, à travers l’ouverture des lignes de crédits dédiées au financement des PME d’entrepreneures, de budgétiser une composante genre dans les lois de finance respectives des pays membres régionaux.

Il a été aussi question d’octroyer des titres fonciers aux femmes rurales, de renforcer l’accès aux services de développement des affaires, comme les incubateurs d’entreprises, etc.

Les échanges qui étaient modérés par le président de la BAD, Akinwumi Adesina, ont enregistré la participation de l’envoyée spéciale de la BAD pour les questions de genre, Géraldine Fraser-Moleketi.

Elle a d’ailleurs appelé cette Communauté de pratique africaine sur l’égalité des sexes sur les pays membres régionaux de la Banque à se réunir plus souvent, afin de partager les expériences et d’évaluer les actions menées.

« Procéder régulièrement à des évaluations ferait avancer la cause des femmes dans le milieu des affaires et renforcerait le soutien des ministères des Finances des pays africains et de la BAD », a-t-elle fait remarquer, soulignant que les banques commerciales se montrent trop frileuses, refusant bien souvent d’octroyer des crédits aux femmes entrepreneures, qu’elles jugent comme des clients à risque, voire à haut risque.

Le déficit de financement pour les femmes entrepreneures s’élèverait à 42 milliards de dollars EU, selon les estimations de la Banque mondiale et de sa Société financière internationale, IFC.

(AIP)

kp

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