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Contribution : La nouvelle écriture de la Constitution doit être l’occasion d’achever le processus de décentralisation
Publié le lundi 20 juin 2016  |  L’intelligent d’Abidjan
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I-OBSERVATIONS
La nouvelle écriture de la Constitution ivoirienne est une opportunité pour nous Ivoiriens d’émettre des avis et observations afin d’enrichir le débat et démontrer le caractère démocratique de la “res publica“.
Les consultations menées par le Président de la République est une démarche inclusive en ce sens qu’elles recueillent les observations des uns et autres qui pourront apporter des contributions qui seront le reflet de la diversité politique et sociale de la Côte-d’Ivoire ; c’est une action de rassemblement des Ivoiriens autour de la cause commune bénéfique pour la contractualisation de la paix.
Cette nouvelle Constitution qui devra donner naissance à la création de nouvelles institutions mérite qu’on s’intéresse à l’opportunité de leur création.
Au regard des crises vécues en Côte-d’Ivoire, les alliances politiques ont été un moyen de sortie de crise et de gestion apaisée. Les leaders de l’alliance RHDP ont su manier en bonne intelligence le levier politique qui a crée un climat apaisé aux cours de différentes échéances et sans nul doute cette tactique politique reste un moyen efficace pour la pacification de la Côte-d’Ivoire.
La gestion du pays avec la participation de deux personnalités fortes et qui rassemblent tous les ivoiriens est une trouvaille politique, solution pour une gouvernance inclusive.
La solution de création d’un poste de Vice-présidence participera d’une part à l’équilibre géopolitique au regard des réalités sociologiques et contribuera d’autre part à diluer les sentiments de frustrations de l’allié politique. Ce qui pourra augurer d’une Côte-d’Ivoire apaisée au sortir des élections de 2020.
Cependant, reste-elle le seul moyen de juguler les crises et capable d’apporter le développement au Peuple?

II-PROPOSITIONS
Après avoir entendu les positions et contributions; le constat est que aucune proposition ne mentionne les aspirations du Peuple.
En effet, l’Etat providence constaté au cours des visites d’Etat ne doit par être la seule voie pour le Peuple de réclamer un peu de routes, écoles, hôpitaux, etc.…
Pour ce faire, la nouvelle écriture de la Constitution doit être l’occasion en vue d’achever le processus de Décentralisation. La décentralisation de par le découpage du pays en Régions et Communes impacte sur le bien-être des populations urbaines comme rurales.
Ce nouveau texte devra par conséquent apporter les solutions au mal développement de nos cités par un statut constitutionnel clair de nos Conseils régionaux et communaux. La réflexion doit être poussée afin de produire un schéma de développement et cela tire sa source dans la Constitution.
Ces structures décentralisées ont à la pratique apporté des solutions à nos populations par la construction d’infrastructures de base réduisant un tant soit peu certaines disparités.
Les Conseils régionaux et communaux doivent être des institutions autonomes assimilés à l’instar des Hautes Autorités de Développement, dotés de moyens matériels et financiers ; assortis d’attributions bien définis. Cette nouvelle disposition minimisera les batailles pour la quête d’un poste ministériel. Mieux, elle suscitera une conscience régionale certaine chez les cadres qui chercheront à investir de plus en plus dans leurs régions ce qui pourra insuffler l’émergence de nos cités. Aussi, elle mettra en concurrence les compétences régionales pour l’administration de ces structures, en prime les populations pourront disposer des moyens légaux pour interpeller les dirigeants qui auront failli à leurs engagements.
La gestion de l’administration décentralisée par nos populations repose sur l’expression des besoins propres. A cet effet, l’Etat devrait accompagner ces initiatives par l’octroi de moyens institutionnels et financiers conséquents tout en mettant en place un mécanisme de suivi de cette gestion au biais d’un Gouvernement réduit.
Enfin, cette réforme territoriale est une avancée démocratique parce qu’elle favorise la distribution juste et équitable des richesses nationales à travers les 31 régions de la Côte-d’Ivoire.

KAMBOU D. VICTOR
Professeur d’espagnol à Korhogo
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