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Bilan de la qualification des Eléphants et perspectives pour Gabon 2017 (papier d’éclairage)
Publié le dimanche 4 septembre 2016  |  AIP
Football/Eliminatoires
© Abidjan.net par Atapointe
Football/Eliminatoires CAN 2017: Côte d`Ivoire - Sierra Leone à Bouaké
Samedi 3 Septembre 2016. Le Stade de Bouaké a abrité le dernier match des qualifications pour la CAN 2017. La Côte d`Ivoire affronte la Sierra Leone.
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Bouaké-Après le match nul (1-1) contre la Sierra-Leone qualifiant la Côte d’Ivoire pour la Coupe d’Afrique des Nations de football 2017, l’entraineur des éléphants, son capitaine et des observateurs ont dressé, samedi, à Bouaké, un bilan relativement satisfaisant de la rencontre et dégagé des perspectives pour défendre leur titre de champion d’Afrique au Gabon. (Analyse)

«L’on peut être satisfait parce que l’objectif est atteint»

A la fin du match, l’entraîneur de l’équipe ivoirienne, Michel Dussuyer, a animé une conférence de presse avec le capitaine Yao Kouassi Gervais. Lors des échanges, M. Dussuyer a déclaré que «l’on peut être satisfait parce que l’objectif est atteint». Cependant, il a affirmé ne pas être «fier du travail» fourni par son équipe ce soir. S’expliquant, il a déploré notamment, les actions dangereuses sauvées très souvent de justesse par des coups de pieds heureux de ses joueurs, les occasions de but non concrétisées pour assurer les arrières et le manque de rigueur surtout en deuxième mi-temps, parce qu’il estime qu’il faut aussi que son équipe «soit consciente de ces réalités-là».

«Cette équipe de Sierra-Leone, il fallait bien la respecter parce que c’est une équipe qui est difficile. C’est une équipe qui est accrocheuse, qui lutte jusqu’au bout», a souligné par ailleurs le sélectionneur ivoirien qui dit vouloir «prendre du recul par rapport à ce match, le revoir et l’analyser.»

Après ce match nul contre la Sierra-Leone, la Côte d’Ivoire a terminé première de sa poule avec 10 points et a rejoint le Gabon, pays organisateur qualifié d’office. Son adversaire du jour occupe la deuxième place de la poule avec 8 points.

«Si j’avais perdu, je pense que ce serait une déception pour moi. Même si on fait une mauvaise deuxième mi-temps, je pense que le plus important, c’est la qualification», a fait savoir Yao Kouassi Gervais, se réjouissant de l’atteinte de l’objectif qui était, selon lui, de se qualifier devant le public de Bouaké et aller défendre le titre de champion d’Afrique au Gabon.

«Le public de Bouaké a été fantastique»

«On adore jouer à Bouaké. C’est un public fantastique. On avait déjà eu une bonne impression au niveau du match contre le Gabon et on revoit ça ici encore», a laissé entendre le capitaine des Eléphants, qui salué la participation des populations locales. Il leur avait lancé l’invitation, jeudi, à venir massivement au stade pour les soutenir.

Pour certaines personnes comme le président de la ligue régionale de football, Me Koné Yaya, qui avait aussi lancé l’appel à la discipline, la population de Bouaké a relevé une fois encore le défi.

L’on note que le stade de 25.000 places était relativement plein et un comité d’animation et de soutien local des éléphants était au rendez-vous. Les joueurs ont bénéficié de l’encouragement des supporteurs durant la première mi-temps tout comme en deuxième mi-temps.

Une deuxième mi-temps à l’avantage de l’adversaire

La deuxième mi-temps du match a tourné à l’avantage des Sierra-Léonais si bien qu’à la 21e minute, ils ont égalisé le seul but marqué par les éléphants depuis la 36e minute de la première période sur un retourné acrobatique de l’attaquant ivoirien Kodja Jonathan Adjo. L’attaquant Sierra-léonaise Kéi Kamara libre de tout marquage avait récupéré une balle à l’entrée de la surface de réparation ivoirienne et ajusté son tir pour battre le portier Gbohouo Sylvain. Le capitaine de l’équipe Sierra Léonaise Yeami Dunia et ses camarades ont manqué de peu le but de la victoire pour leur qualification dans les dernières secondes avant le coup de sifflet final. La balle avait été sauvée de justesse sur la ligne par un jouer ivoirien.

«Je pense qu’on a reculé un peu, on a voulu attendre l’équipe adverse et jouer en contre. En première mi-temps on fait un pressing haut mais en deuxième mi-temps c’était le contraire. On a laissé l’adversaire jouer. On a subi», a reconnu en substance, le capitaine Yao Kouassi Gervais (dit Gervinio).

Pour l’entraîneur, ses joueurs n’ont pas observé «le principe de rigueur» en seconde mi-temps. Par conséquent, pour souligner le fait que leurs adversaires ont loupé le but de la victoire dans les dernières secondes du match, il déclaré: «à la dernière minute le ciel a failli nous tomber sur la tête».

Les observations de l’analyste Aimé Brière confirment les auto-critiques de Gervinio et son entraîneur. «Il y a eu de grosses carences sur le niveau du placement défensif, sur le niveau de la relance défensive et on a constaté que certains cadres de l’équipe n’ont pas été à la hauteur de l’événement», a-t-il expliqué. Tout comme d’autres observateurs, il affirme que «l’essentiel est fait.» Il faut maintenant se préparer pour l’avenir.

«Se remettre en cause et avancer avec un état d’esprit plus conquérant sur le terrain»

«Chaque match à ses vérités», a dit l’entraîneur de l’équipe nationale ivoirienne qui promet de travailler davantage avec ses joueurs pour mieux affronter la phase finale de la CAN qui aura lieu en janvier en terre Gabonaise. M. Dussuyer pense que toute l’équipe doit «se remettre en cause et avancer avec un état d’esprit plus conquérant sur le terrain.»

«Au niveau de la préparation, on va bosser», a promis, pour sa part, le capitaine des Eléphants, Yao Kouassi Gervais, qui se dit être conscient que la Côte d’Ivoire est attendue à cette grand'messe du football pour défendre son titre de champion d'Afrique.

L’analyste Aimé Brière salue les efforts fournis par M. Dussuyer pour maintenir l’équipe ivoirienne après son sacre de 2015. A sa décharge, il fait remarquer que «depuis sa prise de fonction, il n’a jamais disposé de 50% de l’équipe championne d’Afrique pour des blessures, des forfaits et des méformes.» Il note, par ailleurs, que l’entraîneur «souffre d’un état d’esprit» insufflé par des jeunes qui méritent qu’on leur donne leur chance le plus souvent possible», félicitant néanmoins les performances réalisées par les nouveaux venus dans l’équipe nationale.

Tout comme cet observateur du football qui a été plusieurs fois consultant sur les plateaux de la télévision ivoirienne, beaucoup de personnes se disent convaincues que l’entraîneur de l’équipe nationale de football sénior saura profiter des trois mois qui lui restent pour préparer sa troupe pour une brillante participation à la CAN 2017.


nbf/ask
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