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Afrique/développement : plaidoyer pour une urbanisation qui participe au développement de l’Afrique
Publié le vendredi 30 septembre 2016  |  Xinhua
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© Abidjan.net par Edem Gadegbeku & Parfait
3e réunion du Comité d’orientation stratégique Union européenne-Afrique au Togo
Jeudi 23 juin 2016. Lomé. Siège de l`UE au Togo. 3e réunion du Comité d’orientation stratégique Union européenne-Afrique consacrée à une revue du Programme indicatif régional (PIR 10e FED) et à l’identification des projets du PIR-11e FED. Ce Programme signé en juillet 2015 pour un montant de 1,15 milliard d’euros au titre du 11e Fonds européen de développement couvre tous les pays de la CEDEAO, en plus de la Mauritanie. Cette 3e réunion de Lomé a été ouverte par le Premier ministre Komi Selom Klassou, et connaît la participation des Présidents de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, et de la Commission de l’UEMOA, Cheikh Hadjibou Soumaré.
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Politiques, chercheurs et experts en développement urbain ont plaidé jeudi à Paris pour la création de villes durables en Afrique et la réduction des bidonvilles afin de maximiser les impacts positifs de l'urbanisation sur la transformation structurelle du continent.

Sept citadins sur dix (72%) en Afrique subsaharienne vivent dans des bidonvilles, a souligné René Kouassi, directeur de la commission des Affaires économiques de l'Union africaine (UA). Un chiffre révélateur de l'immensité des défis à relever.

A l'occasion du 16e Forum économique international sur l'Afrique, organisé par le Centre de développement de l'OCDE, M. Kouassi a jugé qu'il était temps de sortir les villes africaines de la "ghettoïsation et de l'extrême pauvreté". Le forum permettra, selon lui, d'identifier les contours d'un nouvel écosystème pour bâtir en Afrique des "villes durables et réduire des bidonvilles".

La question des villes durables est synonyme de bien-être dans les villes, a estimé pour sa part Angel Gurria, le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour qui l'urbanisation en Afrique va se poursuivre, incontestablement.

M. Gurria a invité les décideurs africains et leurs partenaires à abandonner le schéma classique rural/urbain dans l'élaboration des politiques et à adopter des approches régionales globales. Car les villes ont un rôle à jouer dans l'intégration des zones rurales au sein de l'économie de marché, a-t-il expliqué.

D'après lui, l'urbanisation doit permettre de décentraliser davantage les services publics. Et pour y arriver, les Etats centraux doivent structurer les autorités locales, leur donnant "des moyens et surtout davantage d'autonomie mais aussi de responsabilités", a indiqué M. Gurria tout en invitant les partenaires de l'Afrique à faire de la décentralisation le point focal du développement.

Les intervenants ont également invité les décideurs africains à accorder plus d'attention aux services de base, notamment le secteur informel qui touche plus de 60% de la population urbaine. Pour eux, l'amélioration des services de base constitue un facteur-clé pour réduire la pauvreté.

Selon Angel Gurria, les deux tiers des infrastructures urbaines nécessaires en Afrique d'ici 2050 n'existent pas encore. Mais "l'OCDE est prête à concevoir, élaborer des villes africaines plus sûres, plus influentes et plus pérennes", a-t-il indiqué. Il a précisé toutefois que les solutions spécifiques doivent être construites par les Africains et pour les Africains.
L'urbanisation croissante de l'Afrique est le corollaire de l'augmentation de l'extrême pauvreté en milieu rural. Les migrants sont des jeunes sans qualification qui s'adonnent en ville à des activités informelles et souvent dangereuses pour l'environnement et leur santé, a expliqué Marcel Alain de Souza, président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

L'urbanisation dans les villes africaines s'accompagne aussi de problèmes de logement liés à l'inadéquation entre le rythme de l'augmentation de la population et les revenus. Et M. De Souza de noter aussi "des installations inappropriées sous terre sans une viabilisation préalable de la disponibilité d'infrastructures (voierie, fourniture d'électricité, eau, assainissement)".

Selon les participants, l'Afrique doit choisir une trajectoire durable du développement qui est un levier fort de création d'emplois. Car l'urbanisation ne pourra pas participer au développement du continent sans des changements "audacieux de politiques".
Il s'agit entre autres d'une définition claire des droits fonciers, de la création et de l'amélioration de la fourniture d'infrastructures et de services ou encore la gestion de la croissance des villes.
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