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Alepé  / Les populations bloquent la route pour non respect du prix du transport
Publié le mardi 4 octobre 2016  |  Notre Voie
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La tension est vive dans les localités traversées par la route menant à Alépé depuis hier matin, selon des habitants joints sur place. « Les populations se sont réveillées ce matin à 4h (Hier, Ndlr) et ont posé des barricades sur la route nationale menant au chef-lieu de département. Elles entendent contraindre les transporteurs qui assurent la ligne Abidjan-Alépé à réduire le tarif à 500F en lieu et place des 1000F qu’ils continuent d’appliquer malgré la réduction officielle des tarifs sur le plan national. En tout cas, la circulation est bloquée à l’exception des voitures personnelles, des motos et des vélos», a indiqué A.A, un habitant de région. Ainsi, à en croire nos informateurs, des troncs d’arbre ont été posés à la lisière du village d’Ahoutoué, porte d’entrée de la région d’Alépé. Non sans compter des sentinelles, armées de gourdins, pour veiller au grain et refouler tous les véhicules de transport en commun en provenance d’Abidjan. De même dans la ville d’Alépé, aucun car ou mini-car n’est autorisé à sortir. Des jeunes gens font des rondes pour surveiller les transporteurs comme du lait sur le feu. «Ces chauffeurs ont accepté, lors d’une récente réunion avec les représentants des populations locales, de réduire le tarif Abidjan-Alépé de 1000 F.cfa à 800 F.cfa. Mais, quelle ne fut notre surprise de constater que rien n’est fait depuis lors pour faire appliquer cette décision prise de commun accord. Face à cette situation, les populations locales ont donc décidé de fermer la route nationale à la circulation à tous les cars et mini-cars jusqu’à ce que le tarif soit désormais réduit à 500F car la pauvreté a gagné tous nos foyers. Ce blocus va durer jusqu’à ce que les transporteurs acceptent le tarif de 500F », a relevé Anon Gustave, natif de Grand-Alépé qui appelle les transporteurs à la raison pour que la situation revienne à la normale. Quant aux éléments de la brigade de gendarmerie d’Alépé, ils font des patrouilles pour ne pas que la situation dégénère en affrontements.

Didier Kéi
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