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Eradication de la torture - L’OMCT et le MIDH demandent le soutien de la société civile
Publié le samedi 28 janvier 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
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Le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) sis à Cocody II Plateaux, et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) ont tenu une conférence de presse le jeudi 26 janvier 2017, au siège du MIDH. Cela, dans le but d’inciter le gouvernement ivoirien à se conformer aux normes de la convention contre la torture.
Lors de cette rencontre avec la presse, le vice-président de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Mokhtar Trifi, a précisé l’idée selon laquelle la Côte d’Ivoire, à travers la loi no2015-134 du 9 mars 2015 modifiant et complétant la loi no 81 du 31 juillet 1981 instituant le code pénal ne définit explicitement pas la torture ni ne la criminalise. Ainsi, faute d’incrimination, les auteurs de ces actes, même identifiés, ne sont encore nullement poursuivis pour faits de torture, favorisant ainsi l’impunité. Les victimes, dans ce cas, n’ont pas encore obtenu justice ni un début de réparation, conformément à l’article 14 de la convention contre la torture. Poursuivant, Mokhtar Trifi a relevé que la Côte d’Ivoire n’a pas fait la déclaration reconnaissant la compétence du Comité Contre la Torture (CAT), pour examiner les plaintes de particulier comme le recommande l’article 22 de la convention. Les victimes de torture se trouvent donc, selon lui, sans recours. Fort de cela, l’OMCT et le MIDH, demandent un soutien ‘’fort’’ de la société civile afin d’éradiquer la torture. A l’Etat de Côte d’Ivoire, ils lui recommandent de prendre des dispositions qui sont entre autres, la révision du code pénal et celui de la procédure pénale dans le but de définir, de criminaliser et de prohiber la torture et les autres peines. La poursuite de toutes les personnes coupables d’actes de torture et autres peines. Il demande également à l’Etat de faire la déclaration au titre de l’article 22 de la convention afin de permettre aux Ivoiriens de présenter une plainte individuelle sous forme de communication devant le Comité contre la torture. L’Etat doit aussi présenter son premier rapport sur l’application de cette convention et ratifier le protocole facultatif contre la torture. Cela permettra selon le vice-président de l’Organisation Mondiale Contre la Torture, d’assurer les droits humains tout en maintenant la cohésion sociale. Car, il ne peut y avoir de cohésion sans justice.

OD avec AS
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L’intelligent d’Abidjan N° 3848 du 27/1/2017

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