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Hommage à Laurent Pokou : Le testament de l’homme d’Asmara
Publié le jeudi 23 fevrier 2017  |  Le Nouveau Réveil
Laurent
© Autre presse par DR
Laurent Pokou, ancienne gloire, vainqueur de la Coupe nationale de Côte d’Ivoire avec l’Asec Mimosas
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Il y a deux ans, à la veille de la participation des Eléphants à la Can 2015 où ils ont été sacrés champion d’Afrique, l’ex-gloire du football ivoirien lâche des propos qui sonnent comme un testament à la génération actuelle de footballeurs ivoiriens apprécions. Morceaux choisis.

« Tel un soldat, le footballeur doit pouvoir mourir pour son pays »

(…) Je dirai dans l’ensemble que, tout ivoirien qui se reconnaît en tant que tel, doit servir son pays. Il doit reconnaître que l’emblème du pays, celui-là même qui a permis d’avoir notre indépendance, nous ne devons pas l’oublier. C’est important. Je dirai que c’est comme un soldat, un militaire, un policier en fonction, qui peut mourir dans l’exercice de ses fonctions pour son pays en allant au front. Nous devons avoir ce symbole à cœur. Chacun de nous doit le porter. (…) C’est vrai que le football est un jeu, c’est une science inexacte, mais quand vous avez tout donné et que vous avez perdu, on dit ils ont tout fait mais ils n’ont pas gagné. Quand on a l’impression que vous ne mouillez pas le maillot, là, on ne peut pas s’empêcher de le dire.

L’une des choses qu’on reproche aux Eléphants, c’est la non combativité. Parce qu’une équipe qui se bat, c’est évident qu’elle arrive au résultat escompté. Notre jeu est un peu trop téléguidé à telle enseigne que l’adversaire, parfois, nous attend. (…)

(….) Le football est fait de tout, de l’instinct, de l’improvisation et de la valeur intrinsèque. En gros, ils doivent avoir à cœur de se battre. C’est tout. Disons qu’il faut quand même faire confiance, de toutes les façons, nous n’avons pas le choix, c’est notre équipe nationale, nous avons le devoir de la pousser et non de la déstabiliser, si je peux le dire ainsi. Evitons de trop la critiquer et de lui lancer des flèches. C’est vrai que la critique est constructive mais il faut des critiques objectives dans la réflexion et avec discernement. (…)

(…) Nous ne voulons que la paix dans ce pays. La paix qui est le préalable à tout développement. Personne n’a le droit de nuire à ce pays où il fait si bon vivre.

Propos recueillis par Serges Amani
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