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Congrès de la société africaine de santé mentale: Pr. Drissa Koné dénonce la faiblesse du budget
Publié le mercredi 8 mars 2017  |  Notre Voie
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La santé mentale serait-elle reléguée au second plan au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ? C’est ce qui apparait en creux dans le discours du Pr. Drissa Koné, président du comité d’organisation du 2ème congrès international de la société africaine de la santé mentale. C’était lundi dans un hôtel à Abidjan en présence d’Henriette Dagri Diabaté, Grande chancelière et de Dr. Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Selon Pr. Drissa Koné, par ailleurs, président de la société ivoirienne de la santé mentale, trois défis sont à relever en matière de psychiatrie en Côte d’Ivoire : la faiblesse du budget alloué à la psychiatrie, le transfert de toutes les actions de psychiatrie dans la société et la promotion de la santé mentale. Le tout avec pour objectif de « se développer et de s’humaniser ».

Dans le même sens, Pr. Arouna Ouédrago, président de la société africaine de la santé mentale a reconnu qu’en Afrique la question de la santé mentale « est relégué au second plan ». Pourtant, a-t-il affirmé, « il n’y a pas de santé sans santé mentale». C’est pourquoi, il a appelé à « une meilleure prise en charge de la santé mentale» qui est selon lui la cause d’importante perte de productivité économique dans le monde. Car, citant l’OMS, 80% des troubles mentaux n’ont pas de traitement en Afrique. Justifiant le thème « Femme, Développement et Psychopathologie en Afrique » retenu pour ce 2ème congrès, le président de la société africaine de santé mentale y voit une manière de rendre hommage à la femme africaine. Qui est confrontée à de nombreuses violences qui impactent sa santé mentale.

Pour Henriette Diabaté, si le thème du congrès « coule comme un fleuve tranquille, le tableau du programme détaillé de vos travaux est beaucoup moins calme. En effet, de violences faites aux femmes, des bébés sans mère, des troubles de l’accouchement, des victimes de la maltraitance, des dysfonctionnements de couples, de souffrances psychiques, d’anxiété et de dépression (…) d’addiction aux drogues ou aux produits éclaircissants, de la consommation d’alcool chez les femmes enceintes… », Tels sont les sous-thèmes qui seront abordés durant 4 jours.

De même, les causes de la maladie mentale ne sont pas assez explorées selon la ministre de la Santé ivoirienne.

Elle a par ailleurs révélé que seulement 25,3% des 83 districts sanitaires disposent d’un service offrant des soins de santé mentale notant une insuffisance de services et de spécialistes en santé mentale en Côte d’Ivoire. Dans le détail, cela donne, 57 établissements socio-sanitaires offrant des soins en santé mentale en Côte d’Ivoire dont 15% en zone urbaine et 63% dans la région d’Abidjan. Le pays ne que compte 32 médecins-psychiatres dont six psycho-psychiatres et 73 infirmiers et sages-femmes spécialisés, a-t-elle affirmé.

Coulibaly Zié Oumar
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