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Etablissements publics nationaux : 1300 ex-déflatés réclament plus de 3 milliards FCFA à l’Etat
Publié le mercredi 15 mars 2017  |  Notre Voie
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Le feu couve dans les Etablissements Publics Nationaux (Epn) des différents ministères. Ils sont plus de 1200 ex-déflatés de la Fonction publique, dont 967 (le plus gros contingent) au ministère de la Santé qui réclament 3,225 milliards fcfa à l’Etat ivoirien. Mis à la disposition de sociétés prestataires de service, ils sont depuis plusieurs mois, sans salaire. Sans ressource, ils tirent le diable par la queue et ont perdu toute dignité. Lundi dernier, lors d’une conférence de presse, Mme Georgette Koffi, secrétaire général chargé des revendications au Syndicat National des Agents ex-déflatés (Synades), indignée et révoltée, a interpelé le chef de l’Etat et le chef du gouvernement sur la souffrance qu’ils endurent. Agent ex-déflatée au ministère de la Santé, elle a expliqué à la presse que les fonds mis à la disposition du ministère de la Santé, par le ministère auprès du premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, pour payer les salaires des 967 ex-déflatés, ont été utilisés à d’autres fins.
Elle a brandi un courrier du ministre auprès du premier ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Cissé Abdourahmane, au ministre de la Santé qui indique clairement que Cissé Abdourahmane, marque son accord pour le déverrouillage de la ligne budgétaire 621 4501 01 6231 « rémunération de prestations extérieures », d’un montant de trois milliards deux cent vingt cinq millions neuf cent vingt neuf mille (3.225.929.000) francs Cfa. Pour la prise en charge uniquement des salaires des agents ex-déflatés de la Fonction publique.
Ce document qui date du 3 mai 2016 précise en outre, que « cette opération permettra d’une part le paiement des salaires des agents des structures ayant en charge les ex-déflatés de la Fonction publique et d’autre part, le paiement des salaires du premier trimestre de l’année 2016 des agents contractuels confiés à de nouvelles structures que sont Azinc Ivoir, Tcp, Timoos, Ivodine et Prestige Service ».
Pour Mme Georgette Koffi, cela ne fait l’ombre d’aucun doute, les fonds débloqués dans le secteur de la santé, ne sont pas parvenus aux bénéficiaires, 967 ex-déflatés du secteur de la Santé. Elle s’est interrogée sur la bonne foi de ces sociétés prestataires de service et de la direction financière du ministère de la Santé. « Nous ne savons pas où est parti notre argent »,accuse-t-elle. Elle a fait également état d’un autre scandale. L’opacité sur l’effectif réel des ex-déflatés. « Nous sommes en principe 2601 agents (effectif général dans toutes les Epn) après la déflation de 1998. Mais aujourd’hui, au ministère de la Santé seulement, nous sommes 3000 agents. Ce qui complique le paiement des salaires des 2601 agents. Les 3.225.929.000 Fcfa ont été justement débloqués pour payer le salaire de ces 2601 agents. Vu ce nouvel effectif gonflé à dessein, l’Etat, du coup, a des difficultés financières pour nous payer. Nous interpelons le chef de l’Etat parce qu’il y a du faux quelque part. Le nombre des ex-déflatés ne fait que s’accroitre alors que la dotation budgétaire est prévue pour un effectif précis que l’Etat reconnaît», a-t-elle précisé.
Elle a donné deux semaines au gouvernement pour régulariser la situation. A défaut, a-t-elle averti, tous les ex-déflatés descendront dans la rue pour réclamer leurs arriérés de salaires. « Nous interpelons Cissé Abdourahmane pour qu’il ait un droit de regard sur la gestion des 3.225.929. 000 Fcfa. Ce fonds devrait couvrir toutes les charges salariales de l’année. De 1500, l’effectif des ex-agents déflatés est passé à 3000 dans le secteur de la santé ! Nous ne comprenons plus rien. La ministre de la Santé est impuissante face à la mafia. Son entourage est pourri. Nous lançons encore une fois un ultimatum d’une semaine au gouvernement, pour que nous ayons nos arriérés. A défaut, nous entrerons en grève et paralyserons tous les établissements sanitaires », a-t-elle averti.

Charles Bédé
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