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Conflit foncier dans la commune de Port-Bouët: Les femmes de Petit-Bassam se soulèvent contre l’ex-chef notable
Publié le samedi 1 avril 2017  |  Le Quotidien d’Abidjan
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Les femmes du village de Petit-Bassam, dans la commune de Port-Bouët, à Abidjan, ne sont pas contentes de Nandjui Aké William, ex-chef notable, d’Aka Etienne, ex-président de la commission foncière et financière du village, et Djirabou Joseph.

Ces femmes accusent ces mis en cause de les empêcher de jouir de leur patrimoine foncier et pour cela elles ont battu le pavé mardi et mercredi derniers, pour exprimer leur mécontentement, après avoir déguerpi de force tous les occupants clandestins. Pour dame Beugré Badjo Monique, porte-parole de ces centaines de manifestantes, appuyée dans ses dires par la doyenne des manifestants, dame Tanoh Akébié Jeanne de la génération ‘’Gnandôh Djéhou’’, ‘’c’est au temps du défunt chef Nimba Aka Etienne que ce site a été attribué aux femmes afin d’y construire un marché. Mais, c’est à l’avènement de l’actuel chef, l’honorable Gnagne Nimba Richard, que nous avons eu les documents officiels. Il a signé une convention avec un opérateur immobilier qui a pris l’engagement de construire des magasins modernes sur le site, et améliorer ainsi le cadre de l’entrée du village, où, d’ailleurs il compte bâtir un arc de triomphe. Mais, au moment où cet opérateur faisait la fondation, Aké William, Aka Etienne et Djirabou Joseph sont allés le rencontrer pour lui demander d’arrêter ses travaux, au risque de voir le sang coulé. Pris de peur, l’opérateur n’a pu continuer ses travaux. A notre grande surprise, ces trois individus et leur groupe y ont installé des commerçants qui leur versent de l’argent, dont nous n’avons jamais vu la couleur. Nous manifestons, donc, pour que l’opérateur immobilier vienne continuer et achever les travaux de construction des magasins’’, a-t-elle expliqué.
Interrogé sur la question, Aké William ne nie pas les faits. Il indique cependant qu’il n’a jamais dit que ‘’le sang allait couler’’. ‘’J’ai dit au Libanais que le signataire de l’accord dont il se prévaut n’étant plus le chef, qu’il arrête les travaux. Sinon, il serait responsable du conflit que la poursuite des travaux pourrait engendrer. Et puis, dans quel village a-t-on vu des femmes propriétaires terriens ? J’ai dit d’attendre que la situation du nouveau chef soit régularisée afin de signer une nouvelle convention avec lui, et poursuivre les travaux’’, s’est-il défendu.

Le site litigieux, d’une superficie de 13 367 m2, est situé à l’entrée du village de Petit-Bassam. L’actuel chef du village ayant trouvé un intérêt à ce projet qui, non seulement renflouerait la caisse des femmes du village et aiderait aussi quelquefois la trésorerie de la notabilité, a fait signer ‘’un bail à construction’’ par le président de la commission foncière d’alors, Koutouan Lazare, avec l’opérateur immobilier Haïdar Moustapha le 11 octobre 2013. Ce dernier devra construire près d’une centaine de magasins dans un immeuble de R+3, à exploiter pendant quelques années avant leur cession au village, principalement aux femmes. Pendant la période d’exploitation, l’opérateur versera une somme annuelle de 7 200 000 F (sept millions deux cent mille francs), soit 600 000 F mensuellement aux femmes, à la notabilité villageoise.

Monsieur Haïdar Moustapha que nous avons tenté de joindre afin d'avoir sa version des faits est resté introuvable depuis plus de 72 heures.

Georges Liépo
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