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Côte d’Ivoire : le gouvernement dénonce un "projet de déstabilisation" du pays
Publié le vendredi 8 septembre 2017  |  Xinhua
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Un "projet de déstabilisation" du régime en place à Abidjan par des partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo sous-tend les évasions de prisonniers et les attaques récurrentes contre des postes de police et de gendarmerie ces derniers mois en Côte d'Ivoire, affirme jeudi le gouvernement ivoirien dans une déclaration officielle.

La déclaration du gouvernement a été lue par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité, au sortir d'une réunion sur la situation sécuritaire nationale au palais présidentiel d'Abidjan.

Depuis le début de l'année, plusieurs attaques armées ont ciblé des postes de police et de gendarmerie dans le district d'Abidjan (Bingerville, Songon, Ndotré, Cocody) mais également à l'intérieur du pays (Azaguié, Fresco, Adzopé) sans compter des évasions de prisonniers dans les maisons d'arrêt et de correction de Gagnoa, Aboisso et Katiola ainsi qu'au Palais de Justice d'Abidjan.

"Les informations recueillies au cours des enquêtes et des auditions montrent clairement que ces attaques s'inscrivent dans un projet de déstabilisation", affirme le gouvernement qui accuse "des responsables politiques aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, plus particulièrement au Ghana".

Des dizaines de milliers de partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo ont fui le pays au plus fort de la crise post-électorale de 2010 et bon nombre se sont réfugiés au Ghana voisin.
Le gouvernement présente nommément l'ex-président de la jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo), Damana Pickas, en exil au Ghana, et Stéphane Kipré (gendre de Laurent Gbagbo) comme les "instigateurs de ce projet de déstabilisation".
"Ces personnes instrumentalisent et arment certains démobilisés et militaires déloyaux", soutient le gouvernement dans sa déclaration.

Selon la déclaration, les enquêtes ont conduit à l'arrestation de 35 personnes dont des "militaires" et des "miliciens" pro-Gbagbo mais également des ex-combattants démobilisés de l'ex-rébellion des Forces nouvelles qui réclament une prime à l'Etat ivoirien.

A en croire le gouvernement, la plupart de ces "militaires" et "miliciens" pro-Gbagbo avaient déjà été impliquées dans des attaques similaires au cours de la période 2012-2014. Arrêtés et incarcérés, ils avaient été libérés dans le cadre du dialogue politique et du processus de réconciliation nationale.

"Les Forces de défense et de sécurité ont reçu des instructions pour agir avec la plus grande fermeté dans la traque des auteurs et des instigateurs de ces attaques afin de les traduire devant la justice", conclut la déclaration du gouvernement. F
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