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La « guerre » Erdogan-Fetulah Gûlen se déporte en Côte d’Ivoire: Une ex-école turque menacée de fermeture, les parents d’élèves sur le pied de guerre
Publié le mercredi 20 septembre 2017  |  Notre Voie
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200 élèves du groupe international Le Méridien, ex-groupe Safak international qui appartenait au mouvement Hizmet (servir en turc) de l’opposant turc Fetulah Gûlen, actuellement exilé aux Etats-Unis d’Amérique (USA), risquent de ne plus aller à l’école. 75 employés dont de nombreux enseignants risquent également de se retrouver sur le carreau. En effet, la responsable de la direction de l’Encadrement des établissements privés (Deep), Mme Toungara Mamenet, était hier matin dans les locaux de cet établissement pour leur annoncer une mauvaise nouvelle, en pleine rentrée scolaire 2017-2018. La fermeture imminente de l’école. Ces propos ont semé la désolation et la consternation générale et un sentiment de frustration et de révolte. Les parents d’élèves et les responsables de l’administration, choqués et confus, ont dit ne pas comprendre l’acharnement du gouvernement, à vaille que vaille, se plier aux injonctions du régime turc qui, selon eux, veut affaiblir Fetulah Gûlen en fermant tous les établissements qu’il a créés dans le monde. M. Allechi, un des fondateurs dudit groupe, a expliqué à la presse, que le groupe international Safak n’existe plus bel et bien, et qu’il a été désormais racheté par des Ivoiriens qui ont mis sur pied le groupe international Le Méridien. Même si, dit-il, les Turcs qui étaient des employeurs ne sont désormais que des employés. «Pourquoi cet acharnement alors que le groupe international Safak, a-t-il poursuivi, n’appartient plus au mouvement Hizmet ?», s’est-il interrogé. Pour les parents d’élèves de l’école, c’est un scandale. «En quoi cette école gêne t-elle la coopération ivoiro-turque. Qu’est-ce que Ergogan a-t-il mis dans la balance ? Pour des problèmes internes à la Turquie, c’est l’avenir des élèves de cette école qu’on veut compromettre ! Cette école n’est plus une école turque. Nous sommes des Africains et nous avons mal au cœur qu’un pays européen fasse injonction à notre gouvernement de fermer une école sous prétexte qu’elle appartient à un opposant politique. Les élèves ne connaissent pas même pas Fetulah. Toutes ses écoles qui prônent l’éducation et la cohésion entre les religions, n’enseignent pas la religion musulmane, encore moins le terrorisme», ont-ils lancé, furieux.

Depuis le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016 en Turquie, qui a failli emporter Erdogan, celui-ci a accusé ouvertement Fetulah Gûlen d’en être l’instigateur, et décidé de fermer toutes les écoles qu’il a créées dans le monde (19 universités l’ont été en Turquie). L’Afrique n’a pas été épargnée. La Guinée et le Mali où 3000 élèves ont été mis à la rue, en ont fait les frais. Selon des sources dignes de foi les pays anglophones à l’instar de l’Afrique du Sud, du Ghana, du Nigéria et du Libéria, ont refusé le diktat du président turc.
Mme Toungara que nous avons fini par joindre en début de soirée, a reconnu être passée dans cet établissement mais n’a pas voulu dire un seul mot sur le message dont elle était porteur.


Charles Bédé
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