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Conférence des Premières Dames de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel à Abidjan: Fatoumata Ndiaye plaide pour l’investissement dans la protection des enfants
Publié le jeudi 19 octobre 2017  |  Notre Voie
Fatoumata
© Autre presse par UNICEF
Fatoumata N`Diaye, Directrice Exécutive adjointe de l`Unicef salue l`engagement des Premières Dames
Mardi 17 octobre 2017. Palais des Congrès du Sofitel Hôtel Ivoire. Les premières dames d’Afrique de l’Ouest réunies à Abidjan afin de lutter contre une démographie galopante qui, mal maîtrisée, génère la pauvreté dans cette région qui compte 330 millions d’habitants. Photo: Madame Fatoumata N`Diaye, Directrice Exécutive Adjointe d`UNICEF.
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«Les deux jours de réflexion et de partage qui susciteront toute notre attention seront l’opportunité de fournir à chaque enfant dans la région ouest africaine et du Sahel un cadre normatif propice à le protéger contre les violences, abus et exploitations auxquels il est souvent exposé. Protéger l’enfant est une nécessité pour l’avenir de l’Afrique et son développement», a fait savoir Mme Fatoumata Ndiaye, directrice exécutive adjointe de l’Unicef, mardi dernier, à Sofitel Hôtel Ivoire sis à Abidjan-Cocody, au cours de la cérémonie d’ouverture de la Conférence des Premières Dames de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel sur les violences, la traite et le travail des enfants. A l’en croire, les enfants sont une partie importante de la société et leur voix n’est souvent pas entendue, quelquefois ignorée alors qu’ils continuent d’être exposés aux violences, abus et exploitations. «Un sondage soumis à plus de 30,000 jeunes Ivoiriens, à travers la plateforme U-Report, a permis à l’Unicef de demander aux jeunes s’ils croyaient que leur opinion était prise en compte. Plus de 60% d’entre eux ont répondu par la négative. Au regard des évidences du U-report, il me semble que nous, les adultes, décideurs, parents, grand parents, tantes, oncles… n’écoutons pas ce que les enfants nous disent. Nous pouvons et nous devons faire mieux», a-t-elle souhaité. Et d’indiquer : «Nous devons investir davantage dans la protection des enfants dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Parce qu’encore aujourd’hui dans la région, 9 enfants sur 10 ont subi une forme ou une autre de discipline violente. 4 jeunes femmes sur 10 ont été mariées alors qu’elles étaient toujours des enfants. Les mutilations génitales féminines, une pratique douloureuse, dangereuse et humiliante, sont encore pratiquées dans 16 pays de la région. 1 enfant âgé de 5 à 17 ans sur 4 travaille dans des conditions dangereuses ou difficiles. Moins de 50% des enfants dans la région ont un certificat de naissance – ce qui est leur premier droit – à un nom, une identité légale et à une nationalité. Mais au-delà des statistiques, un enfant qui souffre de l’une ou l’autre de ces situations, est un enfant de trop. La souffrance d’un enfant met non seulement son avenir en péril mais aussi toute une nation, tout un peuple, toute une région, tout un continent…, toute l’humanité».

La directrice exécutive adjointe a souligné que l’Unicef se réjouit de cet engagement solennel des Première Dames et espère que cela permettra la mise en œuvre des programmes nationaux pour accélérer l’atteinte des objectifs du développement durable que nous nous sommes fixés globalement. «Le défi est de traduire ces engagements internationaux en action concrète pour les enfants», a-t-elle estimé.

La Conférence des Premiers Dames de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel Abidjan, à l’initiative de Dominique Ouattara, l’épouse du chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, s’est tenu du 17 au 18 octobre et a vu la participation de 17 Premières Dames d’Afrique.

Au cours de son séjour du 16 au 20 octobre en Côte d’Ivoire, Mme Ndiaye visite les programmes de l’Unicef en Côte d’Ivoire et rencontre les autorités ivoiriennes.

Marcellin BOGUY
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