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Onu et la sécurité en Afrique: on ne sait plus à quel saint se vouer
Publié le mercredi 8 novembre 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
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L’Onu n’est plus ce qu’elle était : ses conclusions diplomatiques, militaires n’inspirent plus confiance. L’Onu considérée comme solide médiatrice des conflits en Afrique à l’époque de Uthant, Kurt Wadheim, est aujourd’hui frappée par l’opprobre qui ombre ses actions. L’Onu et ses systèmes actuels de sécurité ou d’interposition agonissent de partout : le Mali, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, les interpositions Onusiennes, diplomatiques ou militaires ressemblent à une volonté de tromper ou de déformer la vérité militaire sur le théâtre des opérations, d’autant plus que le Mali, la Centrafrique, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo ne sont pas sorti de l’ornière. 3 ans en Centrafrique, 5 ans au Mali, 5 ans au Soudan du Sud, plus de 10 ans en République démocratique du Congo, la présence de l’Onu dans ces pays ne chiffre plus la réalité des besoins, mais un projet pour la travestir. Cette attitude de l’Onu s’explique en partie par un seul morceau de réalité généralisée : exploiter l’or, le diamant de la République démocratique du Congo, le pétrole du Soudan du Sud, le gaz du Mali, le diamant ou l’or de la République centrafricaine. L’Onu exploite aussi l’émotion politique instable des chefs d’Etat de ces pays, autant que les gestes diplomatiques et les faits malheureux contre les populations. Comment voulez-vous que l’Onu quitte la République démocratique du Congo, la République centrafricaine ou le Soudan du Sud ? L’Onu a, elle seule le secret des pillages des destins économiques de ces pays. Une façon paradoxale qui permet aux Nations Unies de s’enrichir, dans une forme intelligible qui réduit la réalité du concept de protection. C’est pourquoi au bilan, l’Onu n’est plus ce qu’elle était il y a 40 ans. Prenons le cas de la République démocratique du Congo : une situation radicalement décevante à l’Est de ce pays où tout le monde fait ce qu’il veut sous les yeux « admiratifs » de la Monusco. Pendant ce temps les congolais se tuent entre eux, les congolais sont tués par des hommes armés non identifiés. C'est-à-dire que le pays de Joseph Kabila connaît un effondrement de sa population… la République démocratique du Congo, prise dans sa globalité est à zéro : une note aimantée par la mauvaise gouvernance, la mal démocratie et l’insécurité. Cet écartement des congolais est bien connu de l’Onu. Mais qui ne dit rien. C’est la même attitude au Mali, à peine que l’Onu sent la division du pays. Alors que l’éducation, l’emploi, l’administration s’effondrent à Kidal, au Nord du Mali. C’est la même situation en Centrafrique où l’Onu joue la fée maligne : exploiter l’économie du sous-sol à partir de la situation chaotique que connait le pays. L’Onu ne peut plus établir un diagnostic ‘’sérieux’’ pour le Soudan du Sud… avec des populations dispersées. L’Onu ne peut plus donner une explication à leur long séjour en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, si le fossé se creuse entre l’Onu et son propre plan de sécurité en Afrique, c’est à cause de son manque de concentration sur sa mission, d’interposition en Afrique. Du coup l’Onu est déséquilibrée, elle vampirise les propres capacités d’aide, et se transforme en une machine de sympathie avec les populations… et glisse vers de longs séjours d’impuissance. Hors-jeu pour combattre les djihadistes au Mali, les hommes armés non identifiés en République démocratique du Congo et les rebelles du Sud Soudan… ou ramener la paix en République centrafricaine.

Ben Ismaël
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