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Les Samedis de Biton: Comment encaisser pour les partis, les associations et autres…
Publié le samedi 11 novembre 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
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Pour faire marcher les affaires il faut tout simplement une bonne épargne qui permet d’investir encore et gagner plus. On a suffisamment parlé du cas des bamiléké au Cameroun.

Des livres ont été écrits sur leur expérience de la tontine, de l’épargne. En Europe, des équipes de football ou d’autres clubs sportifs ont des matelas d’argent et réalisent de grandes choses. Les églises, en Allemagne, ont les moyens de leur politique. Ici, pour construire une église, il faut des années et des années de prières, de cotisations, ainsi que de sollicitations d’hommes prétendus riches, d’hommes politiques, des hommes ou femmes prétendus milliardaires. La besace ne sera toujours pas pleine. Des grands partis politiques, dans tous les pays africains, ont le même problème. Les militants ne paient pas ou trainent les pas. Tant qu’ils ne sont pas nommés à des postes lucratifs, inutile de compter sur eux pour espérer faire gagner de l’argent aux partis politiques. Même une campagne politique ne mobilisera pas les militants. Il y a une compréhension et il en aura toujours entre le haut du parti et le milieu. Ne parlons pas de la base. Les plus nombreux. Chacun veut gagner une place avant d’ouvrir son portefeuille, mangé comme pour reprendre leur expression. On peut rallier cela au domaine de la profession. Presque tous sont engagés dans une profession dont ils n’ont aucun amour. Le travail a été choisi pour gagner de l’argent à la fin du mois.

Evidemment, il ne faut pas s’attendre à des propositions d’un employé pour améliorer le rendement de l’entreprise. Bien au contraire. Ils seront les premiers à « égorger » l’entreprise à travers les critiques malveillantes, le manque d’ardeur, les heures perdues dans le bavardage et surtout les demandes régulières d’augmentation de salaire et de primes que l’employeur ne peut pas payer au risque de fermer la porte. Tout cela à cause du fait de travailler dans un endroit qu’on n’aime pas et qui ne motive pas. Réalisons don cela aux partis politiques. Le manque suffisant de cotisations est dû tout simplement au manque de vrai militantisme. En fait, on n’aime pas le parti, on n’aime que soi-même. Ils sont si nombreux ceux qui se disent supporters d’un club de football. Sur cent s’en déclarent combien ont des cartes et des reçus de cotisation payée chaque année depuis deux ou trois ans. Il suffit de voir les gradins vides aux heures de grands matchs inter clubs pour comprendre qu’à leur niveau tout se passe dans la bouche. Dans les associations de villages, dans les fan-clubs, dans toutes les organisations et groupement familial on retrouve le même constat. Les caisses sont vides. Les adhérents sont aux abonnés absents. Les plus critiques des autres, les bavards en thèmes, les spécialistes de la désinformation ne donnent jamais rien. Quand on ne s’intéresse pas à quelque chose on ne saurait savoir s’y engager avec ardeur encore moins cotisé une petite somme. L’esprit répandu est que les autres vont se servir de cet argent. Alors, que faire ? Une question que s’est posée Lénine ? La solution incontournable est de faire de chaque militant, de chaque adhérent, des actionnaires. Le parti, les clubs, les associations doivent absolument créer des affaires réservées uniquement à ceux qui paient les cotisations. Les bénéfices gagnés seront répartis au prorata de ce que chacun aura donné. Ainsi, il existera un engouement pour le parti. On sait qu’un individu se donne en pensant à des intérêts égoïstes. Quand il est persuadé de ne rien gagner il ne faut pas compter sur lui pour s’engager avec ardeur, détermination et surtout financièrement. Je gagne combien si je m’engage à payer ma cotisation ? Est la question de militants majeurs ou subalternes. Chacun ne pouvant pas, en politique, avoir des postes, il serait utile que les partis politiques créent des affaires compatibles avec les règles du parti. Un parti politique, avec les fonds de ces militants, peut et doit créer des caisses d’épargne. Moi, j’ai été longtemps, un membre engagé de l’Opus Dei, une congrégation religieuse qui possède de nombreuses affaires. Pourquoi un parti politique ne fera pas des sociétés immobilières où la priorité sera donnée aux militants qui sont en règle dans leur cotisation depuis un certain nombre d’années. Il y a trop de possibilités pour conduire les uns et les autres à cotiser. Il ne faut jamais oublier que seuls les intérêts égoïstes peuvent motiver les adhérents. Au niveau de mon fan-club, nous sommes à la recherche d’un tout petit local qui ne vendra que mes livres que je pendrai avec les éditeurs qui selon le contrat me feront une remise libraire. Les livres seront achetés par les fonds mis par les fans volontaires et à jour de leur cotisation. Si les ventes marchent comme on l’espère on ne fera pas de discours ou de communiqués pour leur demander de payer des cotisations. Le projet pourrait même devenir à la longe une grande librairie et même une maison d’édition. Ainsi va l’Afrique.

A la semaine prochaine.
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