Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Santé
Article
Santé

Cataracte: 500 malades bénéficient d’interventions chirurgicales gratuites à Abidjan
Publié le mercredi 22 novembre 2017  |  APA
Comment


Des interventions chirurgicales gratuites visant 500 personnes souffrant de la cataracte se tiennent depuis lundi dans la commune d’Adjamé (Centre d’Abidjan), a constaté mercredi un journaliste de APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Cette campagne médicale, la 5è édition du genre est à l’initiative de la Banque islamique de développement (BID) en partenariat avec l'Agence internationale d'aide de la République d'Azerbaidjan (AIDA), le ministère de la santé et de l'hygiène publique de Côte d'Ivoire, l’Ong tunisienne Nadi Bassar et la Fondation Appui pour le développement de Mankono (ADDEM).

Agé de 11 ans Abou Bakayoko, malade depuis sa naissance retrouve la vue Tout heureux, il ne cesse d’afficher le sourire après l’opération, lui qui découvre pour la première fois le visage de son père Soualiho Bakayoko, avec qui, il partage son quotidien.

« Je suis très content, je remercie le Tout-Puissant et tous mes bienfaiteurs », lâche très ému, le père d’Abou, venu de Dianra, localité située dans le Nord-Ouest ivoirien pour permettre à son enfant de « retrouver la vue ».

Cet handicap «sauté», l’heureux père confie à APA, qu’il va scolariser, Abou pour lui donner la chance de s’instruire à l’instar des autres enfants. Comme Abou, plusieurs personnes retrouveront la vue, au terme de cette 5ème campagne qui se déroule dans l’enceinte de l’hôpital général d’Adjamé, un quartier populaire d’Abidjan.

Sur place, ce sont de nombreux malades que l’on retrouve sous les bâches, impatients et parfois inquiets de ne pourvoir passer à la «loupe» de ces spécialistes des yeux au regard de l’affluence.

« C’est une maladie cécitante qui rend aveugle. Le porteur de cataracte devient une charge pour ses proches, c’est un fardeau lourd pour la société », a expliqué Dr Omar Trabelsi de l’Ong Nadi Al Bassara venu de la Tunisie en compagnie « de 8 bénévoles dont 6 médecins et 2 techniciens ».

Poursuivant, M Trabelsi a soutenu qu’après «une intervention de 15 minutes, le patient peut reprendre ses activités ». « Ce sont des sensations extraordinaires », s’est-il félicité.

«La cataracte, ce n’est pas une fatalité, elle se soigne avec peu de moyens », insiste le spécialiste tunisien qui présente son organisation mise en place en 1980 comme la première qui lutte contre la cécité en Afrique.

Dr Karim Kouyaté, député ivoirien par ailleurs président de la Fondation Appui pour le développement durable et économique de Mankono (ADDEM) a précisé, qu’il s’agit « d’une opération entièrement gratuite».

A l’en croire, en Côte d’Ivoire, l’on débourse près de 300 000 FCFA pour un œil atteint de cataracte.

Sur la sélection des malades, il fait remarquer que « nous passons par des points focaux dans les différentes régions qui font des listings à la suite des consultations des patients chez des ophtalmologues. Chaque région a un timing de passage ».

La Fondation ADDEM a été créée en 2004 et compte à son actif depuis cette date, plus de 4000 cas d'opération de la hernie et 2000 cas de cataracte pris entièrement en charge.

SY/ls/APA
Commentaires


Comment